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EUROPE

"L'Italie se meurt par la faute de l'austérité" selon Enrico Letta

© AFP | Enrico Letta

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/04/2013

Enrico Letta, le nouveau président du Conseil italien a plaidé, ce lundi à la Chambre des députés, pour une politique de relance lors de son discours de politique générale, estimant que "L'Italie se meurt par la faute de la seule austérité".

"L'Italie se meurt par la faute de la seule austérité, les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre", a lancé, lundi à la Chambre des députés, le nouveau président du Conseil, Enrico Letta.

Rome va faire pression auprès de ses partenaires européens pour obtenir une politique des Ving-Sept orientée vers plus de croissance, a-t-il dit lors de son discours

de politique générale, qui était très attendu. "L'Europe est en crise de légitimité et au moment où les citoyens en ont le plus besoin elle doit redevenir un moteur de croissance durable", a déclaré M. Letta à la Chambre des députés.

Il a cependant affirmé que l'Italie "respectera les engagements" pris envers l'Union européenne, mais qu'elle espère grâce à ce respect "avoir une marge de manœuvre" supérieure dans ses négociations avec la Commission européenne pour pouvoir financer des politiques de relance économique.

Enrico Letta, qui a formé ce week-end un "gouvernement de service" associant la gauche, le centre et la droite, a annoncé qu'il se rendrait cette semaine à Bruxelles, Paris et Berlin pour faire la preuve que son gouvernement est européen et "européiste".

Réduire la pression fiscale

Sur le plan interne, le nouveau chef du gouvernement italien a annoncé que la première mesure de son équipe, "pour donner l'exemple", serait la suppression des salaires des ministres qui sont également parlementaires et perçoivent déjà une indemnité en tant qu'élus.

"La réduction de la pression fiscale sans endettement sera un objectif permanent de ce gouvernement dans tous les domaines", a-t-il affirmé, annonçant "une réforme complète" du système des impôts.

En outre, Letta réformera, d'ici le prochain scrutin national, la loi électorale tant décriée dans la Péninsule.

Enrico Letta a enfin déclaré qu'en cas d'absence de succès de ses réformes dans les 18 prochains mois, il en tirerait les conséquences. "La seule issue possible est le succès. Dans 18 mois, je vérifierai si les réformes arrivent à bon port. Si en revanche tout s'enlise, j'en tirerai les conséquences", a-t-il assuré à la Chambre des députés.

Avec dépêches

Première publication : 29/04/2013

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