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FRANCE

Le Livre blanc de la Défense prévoit la suppression de 24 000 postes en quatre ans

© Photo AFP

Vidéo par France 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/04/2013

Le Livre blanc de la Défense, remis ce lundi à François Hollande, prévoit la suppression de 24 000 postes dans l'armée française entre 2016 et 2019. Le budget du secteur devrait, lui, être maintenu à près de 180 milliards d'euros.

Le Livre blanc de la Sécurité et de la Défense, qui a été remis ce lundi au président de la République, prévoit la suppression de 24 000 postes dans l’armée française, au rythme de 5 000 en moyenne par an entre 2016 et 2019.

Le budget de la Défense sur cette même période restera à 179,2 milliards d’euros. Un montant conforme à la promesse faite en mars par François Hollande de geler les crédits militaires à leur niveau de 2013.

Mais cette enveloppe "cache en fait une baisse réelle des crédits budgétaires puisqu'elle va incorporer au moins 4,5 milliards [d'euros] de recettes exceptionnelles", selon "Les Échos". Les dépenses de défense doivent, dans un premier temps, être stabilisées en valeur (sans tenir compte du montant de l'inflation) autour de 31,4 milliards d'euros par an, avant de remonter progressivement. Sur la période 2014 – 2025, la France consacrera 364 milliards d’euros de crédits à sa défense.

La France devrait ainsi conserver le deuxième budget militaire de l'Union européenne, derrière celui de la Grande-Bretagne.

Des suppressions commencées sous Sarkozy

Ce quatrième Livre blanc depuis 1972, qui fixe les grands axes de la politique française de Défense, est l'aboutissement de neuf mois de discussions souvent difficiles. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’exprimera cet après-midi pour présenter les grandes orientations du rapport aux responsables de l’armée.

En 2008, Nicolas Sarkozy avait programmé la suppression de 54 000 postes dans l'armée sur la période 2008-2015. Le Livre blanc 2013 prévoit donc la poursuite de ces baisses d'effectifs prévues jusqu'en 2015 (soit 10 000 postes) auxquelles viendra s’ajouter une nouvelle suppression de plus de 24 000 postes dans les quatre années qui suivent. Un dispositif d'accompagnement social sera mis en place parallèlement aux réductions d'effectifs.

La répartition des suppressions entre les différentes armées et services sera décidée à l’automne, lors de la discussion au Parlement de la loi de programmation militaire (LPM, 2014-2019). C'est l'armée de Terre, la plus nombreuse avec environ 130 000 militaires et civils, qui devrait être la plus touchée avec la disparition de régiments et de bases militaires. L'armée de l'Air devrait également être affectée.

La Défense compte actuellement quelque 280 000 personnes, militaires et civils, dont quelque 130 000 pour l'armée de Terre, 40 000 pour la Marine et 55 000 pour l'armée de l'Air.

Pas de changement stratégique

En revanche, côté stratégique, il n'y a pas de bouleversement majeur à prévoir. François Hollande a, en effet, affirmé son attachement à la dissuasion nucléaire et n'entend pas revenir sur l'intégration de la France dans le commandement intégré de l'Otan.

Le Livre blanc réaffirme "l'impératif industriel" de la Défense. Le président de la République a rendu les derniers arbitrages pour préserver l'ensemble des secteurs industriels de défense qui participent à l'autonomie stratégique et à la souveraineté de la France.

 

Un effort continu doit être maintenu durant toute la période du Livre blanc, soit sur une quinzaine d'années, en faveur des dépenses de recherche, de développement de matériels et d'équipement des forces. La modernisation des armées se poursuivra, selon le document, à un rythme inférieur à ce qui était prévu par l'actuelle Loi de programmation militaire (LPM), mais de manière à ce qu'aucun secteur stratégique ne soit sacrifié de façon irréversible

Drones et renseignement, axes prioritaires

L'opération Serval au Mali, qui a montré l'efficacité des Forces spéciales et l'intérêt de disposer de troupes prépositionnées en Afrique, n'est plus contestée. Elle a aussi mis en évidence les carences des armées, notamment en matière de drones et de renseignement, un des axes prioritaires de ce Livre blanc.

Gérard Longuet : "On ne sera plus à la hauteur"

L'importance de l'Afrique, grande oubliée du Livre blanc de 2008, doit être réaffirmée, ainsi que les enjeux maritimes et la nécessité de lutter contre la cybercriminalité. Autre priorité de la France : l'Europe de la défense, absente lors de l'opération au Mali.

Le contrat opérationnel des armées sera par ailleurs révisé à la baisse. En 2008, le nombre de soldats en mesure d'intervenir  sur les théâtres d'opérations extérieures avait été réduit de 50 000 à 30 000 hommes. Ils vont être ramenés de 30 000 à 15 000 ou 20 000 hommes, selon le type d'opération, d'après le nouveau Livre blanc.

L'opposition réagit

L'opposition a réagi, par la voix de Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense sous Nicolas Sarkozy. "Notre pays fait partie des cinq nations membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (...) Nous avons une charge particulière", a indiqué l'ex-ministre sur le plateau de Canal +, ce lundi. D'après lui, l'armée française ne "sera plus à la hauteur". 

"C'est une vraie folie", a pour sa part réagi sur France 2 Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la République. "On a d'autant plus besoin d'un outil de défense que les autres pays européens n'en ont pas", a-t-il regretté.

Nicolas Dupont-Aignan : "C'est une vraie folie"

Avec dépêches

Première publication : 29/04/2013

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