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EUROPE

Willem-Alexander remplace la reine Beatrix sur le trône des Pays-Bas

Vidéo par Stéphanie MAUPAS

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/04/2013

Après 33 ans de règne, la reine Beatrix a abdiqué, laissant le trône à son fils, le prince Willem-Alexander. Celui qui devient, à 46 ans, le plus jeune souverain d'Europe entend être un "monarque du XXIe siècle".

La reine abdique, vive le roi ! Après 33 ans de règne, la reine Beatrix cède son trône à son fils aîné, le prince Willem-Alexandre. Elle a signé, ce mardi, l'acte d'abdication lors d'une cérémonie retransmise sur des écrans géants. Des millions de Néerlandais, qui ont revêtu chapeaux, perruques et t-shirts orange, sont descendus pour l'occasion dans les rues du pays.

La famille royale devrait apparaître plus tard sur le balcon du palais, afin de saluer les quelque 20 000 personnes présentes sur le Dam, dans le centre-ville d'Amsterdam. La cérémonie d'investiture se tiendra dans la "Nieuwe Kerk", une ancienne église située en face du palais. Des concerts et des fêtes de rue sont ensuite prévus, dont une performance en plein-air du célèbre DJ Armin van Buuren.

Le plus jeune roi d'Europe

Avant un dernier dîner de gala lundi soir, la reine Beatrix a prononcé un bref discours d'adieu, retransmis à la télévision. "Sans votre soutien et vos encouragements, mes fonctions auraient été très lourdes, a-t-elle déclaré, visiblement émue. Je tiens à vous dire que votre affection m'a donné la force nécessaire. À l'avenir aussi, votre proximité restera d'un grand soutien."

Portrait du nouveau roi des Pays-Bas

Le nouveau roi doit lui prêter serment devant les deux chambres du Parlement, réunies en session extraordinaire, avant d'être intronisé. À 46 ans, Willem-Alexandre devient ainsi le quatrième roi de la dynastie d'Orange-Nassau et le premier homme à monter sur le trône depuis 1890, après trois reines et une régente. Il devient aussi le plus jeune souverain d'Europe.

Longtemps jugé immature, Willem-Alexandre a d'abord été réputé pour les fêtes de ses années estudiantines. "Il était surnommé le prince Pils, en référence à la célèbre bière, raconte Stéphanie Maupas, correspondante à La Haye. Il était considéré comme un joyeux luron. C'est surtout son épouse qui lui a permis de conquérir le cœur des Néerlandais."

En 2002, Willem-Alexandre a épousé l'Argentine Maxima Zorregueita. Originaire de Buenos Aires, cette ancienne employée de banque a séduit le royaume malgré le rôle controversé de son père lors de la dictature argentine. Elle est aujourd'hui l'une des personnalités les plus populaires des Pays-Bas.

"Un monarque du XXIe siècle"

"Je pense que Willem-Alexandre est très sociable, peut-être un peu plus informel que sa mère et c'est un homme qui s'intéresse à l'autre. Des qualités qui, je pense, l'aideront à devenir un bon roi", estime Arnout van Cruyningen, historien spécialiste de la famille royale.

Dans une interview diffusée par la télévision publique deux semaines avant son intronisation, Willem-Alexandre a déjà assuré vouloir être un "monarque de XXIe siècle", conciliant tradition et modernité. Il a aussi affirmé ne pas être un "fétichiste du protocole". Ses sujets ne seront d'ailleurs pas tenus de l'appeler majesté.

Portrait de beatrix, reine pendant 33 ans

Depuis l'instauration du royaume des Pays-Bas en 1815, les prérogatives du monarque se sont lentement érodées. Le souverain, par exemple, n'a plus son mot à dire quant à la formation du gouvernement.

Pour les Néerlandais, dont 80 % sont favorables à la monarchie selon un sondage récent, cette intronisation est avant tout l'occasion de faire la fête. Pour Dorine Hermans, spécialiste de la monarchie, cette dernière est bien plus qu'un folklore. "Si la Hollande est si unie, c'est aussi grâce à la monarchie", indique-t-elle.

"Plus que sur la monarchie, c'est sur la dynastie des Orange que les Néerlandais ont porté leur dévolu, précise Stéphanie Maupas. L'historiographie du pays compte assez peu de héros, mais ce sont les princes d'Orange qui ont d'abord bouté les Espagnols puis les Français hors du pays. Et surtout, ils incarnent la tolérance religieuse et la liberté de conscience, toujours considérées comme des valeurs phares."

Un hymne royal kitsch qui déchaîne les critiques

À l'approche de l'abdication de la reine, les quelque 10 % de Néerlandais républicains ont toutefois donné de la voix. Ils ont notamment proposé une pétition visant à réduire le salaire du roi, en le ramenant de 850 000 à 150 000 euros par an, soit l'équivalent du salaire du roi d'Espagne.

"Selon un sondage, 45 % des Néerlandais souhaiteraient que la famille royale réduise son train de vie, constate Stéphanie Maupas. Le pays a la monarchie la plus coûteuse d'Europe. Mais la révolution républicaine aux Pays-Bas n'est absolument pas pour demain."

En fin de journée, les 17 millions de Néerlandais seront invités à entonner en chœur le "Koningslied", ou chanson du roi. Un morceau spécialement créé pour l'occasion, mais qui a déjà suscité de nombreuses critiques. Mélange improbable de dessins animés, de musique populaire et de rap, le tout soutenu par des paroles simplistes dans lesquelles le roi promet de veiller sur le sommeil du peuple et de le sauver des eaux qui menacent le pays...

Les Néerlandais se sont mobilisés, notamment sur les réseaux sociaux, pour critiquer cet hymne royal particulièrement kitsch. "Ils ont notamment signé une pétition disant qu'ils rendraient leur passeport si cette chanson devait rester au palmarès royal", raconte Stéphanie Maupas.

La "chanson du roi" qui fait polémique

Avec dépêches

 

Première publication : 30/04/2013

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