Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Albert Ebossé : Une contre autopsie du joueur camerounais conclut à un assassinat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Russie: il ne faut pas pas vendre la peau de l'ours

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Retour à la terre, avec le paysan-philosophe Pierre Rabhi

En savoir plus

POLITIQUE

France : "La principale opposition au gouvernement, c’est le groupe socialiste !"

En savoir plus

POLITIQUE

France : "On est dans une séquence du quinquennat très difficile"

En savoir plus

FOCUS

Journée internationale des migrants : l'Italie confrontée à de plus en plus d'enfants

En savoir plus

FACE À FACE

Discours sur l'immigration : François Hollande à la reconquête de la gauche ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'œuvre lumineuse d'Olafur Eliasson éclaire la Fondation Louis Vuitton

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile indienne affiche sa solidarité avec le Pakistan

En savoir plus

Economie

Le premier site internet de l’histoire renaît de ses cendres

© CERN

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 30/04/2013

L'Organisation européenne pour la Recherche nucléaire(CERN) a décidé de remettre en ligne le tout premier site de l’histoire du Web. Une manière de marquer les 20 ans de la saga du "world wide web" né au sein de cet institut de recherche.

Il n’y a pas de belles images, ni d’animations flash ou autres efforts graphiques... Sur cette page, (re)mise en ligne mardi 30 avril, il y a simplement un titre en trois mots - "world wide web" -, un petit texte explicatif et une liste de liens afin d’en savoir plus sur les équipes et les détails techniques du projet “www”.

Cette page est, en fait, le tout premier site internet de l’histoire que le CERN (Organisation européenne pour la Recherche nucléaire), plus connu pour sa traque du fameux boson de Higgs, vient de remettre en ligne, pour les 20 ans des 3W, à l’adresse info.cern.ch/hypertext/WWW/TheProject.html. C’est, en effet, au sein de cet institut de recherche que le physicien britannique Tim Berners-Lee et son équipe ont donné naissance au web moderne un certain 30 avril 1993 en décidant que le protocole informatique www qu’ils avaient mis au point pouvait être utilisé par tous sans avoir à payer de royalties au CERN.

Pour les promoteurs du projet, ce voyage permet de mesurer le chemin parcouru entre info.cern.ch et les sites modernes. Surtout, le CERN veut montrer qu'à l'époque, le web était conçu pour être accessible depuis n’importe quel ordinateur, même le moins performant, rappelle à la BBC Nicola Pellow, un ancien du projet www au sein du CERN. “L’idée du www était de créer une interface suffisamment simple et flexible pour permettre un accès universel à l’information”, souligne Dan Noyle à la BBC.

La remise en ligne du premier site est, ainsi, une sorte de piqûre de rappel à tous ceux qui construisent des sites complexes incompatibles avec des ordinateurs bas de gamme et des lentes connexions. Pour le CERN, ils pervertissent en quelque sorte l’idéal de départ du projet www.

Voyage dans le temps numérique

Pour faire renaître ce premier site, les équipes de l'institut européen de recherche ont dû se transformer en archéologues du Net afin de mettre la main sur les fichiers qui ont permis à l'époque sa création.

La page actuellement consultable est, ainsi, constituée des éléments (liens, images, documents textes) utilisés pour une version-test du site qui remonte à 1992.

Le CERN n'a pas simplement voulu restaurer le site à son adresse d'origine - info.cern.ch - mais également utiliser le même matériel informatique qui a servi pour l’héberger et le créer. “Nous allons maintenant chercher les serveurs du CERN qui ont permis de mettre le site en ligne et voir quels éléments (fichiers, bases de données, NDLR) sont récupérables”, explique Dan Noyle.

Cette "première page internet a dû se sentir bien seule”, s’amuse Dan Noyle, responsable de la communication du CERN dans un billet de blog du 29 avril qui explique ce projet de restauration. Sans ce site, il n’y aurait probablement jamais eu de gifs animés, de Google, Wikipedia et tous ces réseaux sociaux qui font partie intégrante de la vie de l’”homo numericus” du XXIe siècle.

Première publication : 30/04/2013

  • ROYAUME-UNI

    Ces fermiers britanniques qui prennent leur Internet en main

    En savoir plus

  • ENTRETIEN

    Printemps arabe : "Le rôle des réseaux sociaux a été très exagéré"

    En savoir plus

  • SCIENCES

    "Si c'est bien le boson de Higgs, c'est la fin d'une histoire"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)