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FRANCE

La défense de Claude Guéant mise à mal

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/05/2013

Selon "Le Canard enchaîné", 500 000 euros ont été découverts sur un compte de Claude Guéant dans le cadre de l'enquête sur un financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Une somme issue de la vente de tableaux, assure l'intéressé.

L'ancien ministre UMP et proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, était dans tous les médias, mardi. Son objectif : se défendre des accusations du "Canard enchaîné", selon lesquelles l'ancien premier flic de France aurait  blanchi de l'argent, après la découverte d'une somme de 500 000 euros sur son compte principal, provenant, selon lui, de la vente de tableaux.

"Je n'ai jamais rien blanchi, je ne sais pas comment on fait ça", a affirmé Claude

Louis-Marie Horeau, rédacteur en chef du Canard enchaîné

Guéant mardi sur Canal+. "Ces informations qui sont diffusées me portent préjudice, portent atteinte à mon honneur, me peinent, c'est déloyal", a-t-il ajouté, déplorant que le secret de l'instruction soit "de plus en plus souvent bafoué".

Ce virement d'un demi-million a été découvert lors d'une perquisition au domicile de l'ancien secrétaire général de l'Élysée, en février dernier, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Selon "Le Canard enchaîné", les enquêteurs ont également retrouvé des factures payées en liquide.

Sur ces 500 000 euros, provenant d'un compte à l'étranger, l'ancien ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il s'agissait d'une "transaction privée". "J'avais fait l'acquisition il y a une vingtaine d'années de deux tableaux hollandais qui représentaient des bateaux dans la tempête et je les ai vendus en 2008". Il a, en outre, précisé à l'AFP avoir vendu ces deux tableaux d'un peintre flamand du XVIIe siècle, Andries van Eertvelt, à "un confrère" avocat "malaisien".

"Je n'ai pas [...] eu de compte à l'étranger"

Il a également indiqué que les 500 000 euros figuraient sur son "compte principal". "J'ai deux comptes. Je n'ai pas et n'ai jamais eu de compte à l'étranger. Mes comptes ont fait l'objet de vérifications par les services compétents de Bercy lorsque je suis devenu ministre", a également indiqué l'intéressé, rappelant que les œuvres d'art étaient soumises à "un régime fiscal spécifique".

Selon la société Artprice, le prix record aux enchères d'une des toiles de ce peintre flamand, hors frais, se monte à 140 000 euros. Toutefois, selon Le Monde daté du 2 mai, en 2005, un autre tableau du peintre a été estimé entre 300 000 et 500 000 euros. Mais le lot n'a pas été vendu. Claude Guéant assure avoir en sa possession les pièces justificatives à la vente de ces deux tableaux, qu'il "réserve à la justice".

Autre découverte à son domicile : des factures payées en liquide. "Il y avait moins de dix factures, pour une somme de 20 000 à 25 000 euros", selon Claude Guéant, qui affirme avoir réglé de cette manière des "achats de la vie courante" comme "de l'électroménager". Ces sommes en liquide proviennent de "primes de cabinet, réglées en espèce" dont il aurait bénficié dès son arrivée au ministère de l'Intérieur "en 1977".

"Soit c'est un menteur, soit c'est un voleur"

Invité au journal de 20 heures de France 2, il a précisé qu'au-delà de la suppression des fonds secrets des ministères en 2002, avait subsisté "jusqu'à 2006" un régime spécifique de paiement de primes en liquide "à plusieurs milliers de fonctionnaires du ministère de l'Intérieur". Avec Nicolas Sarkozy, locataire de la place Beauvau dont il était alors le directeur de cabinet, on a "mis un terme à ce dispositif", a-t-il assuré.

Rappelant la suppression en 2002 des fonds secrets servant à payer les primes de cabinet en espèces, l'ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot, interrogée à la mi-journée, avait commenté ainsi la ligne de défense de son ancien collègue : "soit c'est un menteur, soit c'est un voleur".

Sur France 2, Claude Guéant a ironisé sur "la délicatesse" de Mme Bachelot "qui sans doute peine un peu pour remonter l'émission à laquelle elle participe", une allusion à son nouveau statut d'animatrice télé sur la chaîne D8. Elle "se trompe complètement", a-t-il dit aussi.

Une affaire d'État ?

L'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, Daniel Vaillant, n'a pas non plus été convaincu par les explications de Claude Guéant. Daniel Vaillant reconnaît volontiers que ce système de primes a perduré après 2002, contrairement au "primes de cabinet", mais il assure, en revanche, qu'elles n'avaient pas pour but d'atterrir dans les poches des collaborateurs travaillant à l'Intérieur. "Les frais de police ont continué mais leur vocation n'était pas du tout d'aller au cabinet du ministre", a-t-il expliqué mardi sur France Info.

Depuis les perquisitions au domicile de Claude Guéant, et à la suite des déclarations de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine affirmant détenir des preuves d'un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye, une information judiciaire a été ouverte. Claude Guéant a redit son intention de porter plainte contre Ziad Takieddine.

Le PS pour sa part a estimé que si l'enquête "vient confirmer la nature frauduleuse et la provenance douteuse de ces sommes d'argent, nous serons alors en présence d'une véritable affaire d'État".

Avec dépêches

Première publication : 01/05/2013

  • FRANCE

    Les 500 000 euros ne proviennent pas de Libye, selon Claude Guéant

    En savoir plus

  • FRANCE

    Mediapart publie une note sur le financement libyen de la campagne 2007 de Sarkozy

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