Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Faut-il s'inquiéter de la chute du prix du baril ?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

En Israël, les ventes d'armes à feu en forte hausse

En savoir plus

FOCUS

Ukraine : que reste-t-il de la révolution du Maïdan?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"The Search", Bérénice Bejo sur le champ de bataille

En savoir plus

FOCUS

Violences conjugales : la France s'attaque à la source du fléau

En savoir plus

SUR LE NET

Ferguson : le web réagit à l'annonce du grand jury

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Burkina Faso : le ministre de la Culture contraint à la démission

En savoir plus

DÉBAT

L’affaire Ferguson, triste miroir de la société américaine?

En savoir plus

DÉBAT

Nucléaire iranien : l'impossible accord ?

En savoir plus

FRANCE

La mère d'un otage français au Sahel crie sa colère

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/05/2013

Lors d'une manifestation de soutien à Nantes, la mère de l'otage français Pierre Legrand a poussé, samedi, un cri de détresse envers les autorités pour réclamer la libération de son fils enlevé au Niger par Al-Qaïda au Maghreb islamique en 2010.

La mère de Pierre Legrand, l'un des quatre otages français retenu prisonnier au Sahel depuis le 16 septembre 2010, a exprimé samedi sa colère et son impatience de revoir son fils et les autres otages, lors d'une manifestation de soutien à Nantes.

"Ce que j'ai envie c'est de crier: +c'est maintenant!+ Comme Joëlle l'avait demandé pour Jean-Paul (Kauffman, journaliste retenu en otage au Liban de mai 1985 à mai 1988, ndlr). Elle avait crié haut et fort: +c'est maintenant que je veux qu'il rentre!+", a dit, des sanglots dans la voix, Pascale Robert, la mère de Pierre Legrand, lors de la manifestation mensuelle de soutien organisée par sa famille chaque premier samedi du mois à Nantes depuis l'automne 2012.

Elle a ensuite demandé aux quelque 150 personnes présentes de frapper longuement dans leurs mains, pour "que ce bruit empêche les autorités de dormir tranquilles, tant que les otages ne seront pas rentrés".

"Je peux plus attendre! Et c'est ce que je dis: mais je vais aller le chercher quoi! J'ai qu'une envie, si c'était possible, ce serait de faire ça", a-t-elle ajouté.

"Je peux pas laisser faire comme ça que mon fils soit en souffrance quelque part sans rien faire, à attendre", a-t-elle ajouté.

"Surtout que c'est possible, on voit bien qu'il y a des libérations qui se sont faites, alors pourquoi pas nous?", a-t-elle demandé, faisant référence aux libérations en avril de deux otages en Afghanistan et de la famille enlevée au Cameroun.

"Avec tout ce qu'on a vu (dans certains articles de presse, ndlr), les ratés, les batailles de filières, c'est inacceptable: je suis très en colère et je ne sais même pas contre qui je peux être en colère parce qu'en plus, je connais même pas les dessous, des responsabilités, des gens qui ont empêché les quelques libérations, les fenêtres qui se sont ouvertes et qui ont été refermées...", a-t-elle dit.

"Quand les comités de soutiens commencent à parler d'organiser les 1.000 jours, pour moi c'est même pas pensable, ce que je veux c'est qu'ils rentrent, je peux pas me projeter... Je veux qu'ils soient rentrés avant!", a-t-elle ajouté.

Son fils, ainsi que Thierry Dol, Daniel Larribe et Marc Féret, enlevés au Niger par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), sont prisonniers depuis 960 jours et atteindront les 1.000 jours de détention à la mi-juin s'ils ne sont pas libérés avant.

Un message de soutien d'Ingrid Betancourt, retenue en otage en Colombie de 2002 à 2008, "à leur calvaire inhumain", a également été lu devant les personnes présentes.

AFP

Première publication : 04/05/2013

  • FRANCE

    Otages français au Sahel : rassemblements en France au 900e jour de captivité

    En savoir plus

  • SAHEL

    Les familles des otages français d’Aqmi luttent contre l'oubli

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)