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EUROPE

La première femme ministre noire d'Italie fait face aux insultes racistes

© AP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/05/2013

"Guenon congolaise", "la Zouloue"... Depuis sa nomination au ministère de l'Intégration, Cécile Kyengé est la cible d'injures racistes. Elle y répond en se disant "fière d'être noire" et estime que l'Italie n'est pas un pays raciste.

Cécile Kyengé, première femme noire ministre en Italie, a répliqué aux insultes sexistes et racistes en se disant fière d'être noire et en estimant que l'Italie n'était pas un pays raciste.

Nommée ministre de l'Intégration dans le gouvernement d'Enrico Letta formé le week-end dernier, Cécile Kyengé, ophtalmologiste originaire de la République démocratique du Congo (RDC) a obtenu la citoyenneté italienne par son mariage. Mais depuis sa nomination, elle est la cible de mouvements d'extrême-droite qui se déchaînent sur la blogosphère, où elle est traitée de "guenon congolaise" ou appelée "la Zouloue" ou "la Noire anti-italienne".

Des insultes ont également été proférées par un député européen, Mario Borghezio, élu de la Ligue du Nord. Le gouvernement Letta, a-t-il dit, est un "gouvernement bonga
bonga" - une allusion aux soirées "bunga bunga" de Silvio Berlusconi. Quant à Cécile Kyengé, a-t-il ajouté, elle est sans doute "une bonne femme au foyer, mais pas une ministre".

Le gouvernement a ordonné l'ouverture d'une enquête sur ces insultes, demandée par la ministre de l'Egalité des droits, Josefa Idem, une Allemande naturalisée italienne par son mariage. La présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini, a dénoncé elle des "vulgarités racistes".

Cécile Kyengé a indiqué elle qu'elle défendrait un projet de réforme de la citoyenneté, qui l'accorderait automatiquement aux enfants nés en Italie de parents immigrés sans attendre leurs dix-huit ans pour déposer une demande de naturalisation.

"Je suis arrivée seule en Italie à l'âge de 18 ans et je ne crois pas qu'on doive céder devant les obstacles", a dit la ministre.

Elle demande également qu'on cesse de dire qu'elle est une femme "de couleur", ainsi que le font des médias italiens. "Je ne suis pas une femme de couleur, je suis noire et je le dis avec fierté."

Derrière le racisme, le sexisme

De sa propre expérience, elle observe que son pays d'adoption n'est pas un pays raciste - "l'Italie a une tradition d'accueil et d'hospitalité. Il nous faut reconnaître ces   traditions et les mettre quotidiennement en application."

Cécile Kyengé n'est cependant pas la première personnalité publique noire à être confrontée au racisme.

Né de parents ghanéens en Sicile et adopté par une famille italienne, le footballeur Mario Balotelli, star du Milan AC et de la sélection nationale, a lui aussi essuyé des insultes et des cris de singe dans des stades, en Italie ou ailleurs. "Il n'existe pas d'Italiens noirs", ont scandé des supporters d'un club rival lors d'un match.

Avant lui, le basketteur Carlton Myers, né d'un père originaire des Antilles britanniques et d'une mère italienne, champion d'Europe en 1999 et porte-drapeau de la délégation
italienne aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, avait également eu maille à partir dans des salles.

Dans un communiqué diffusé sur le site du Milan AC, Mario Balotelli a salué dans la nomination de Cécile Kyengé "un grand pas de plus vers une société italienne plus civile, plus responsables et consciente de la nécessité d'une meilleure intégration".

Laura Boldrini estime elle que les insultes visant Cécile Kyengé, une des sept femmes ministres du gouvernement Letta, un record, procèdent également du fait qu'elle est précisément une femme.

"Lorsqu'une femme assume une responsabilité publique, elle est la cible d'agressions sexistes qui usent toujours du même lexique, celui de l'humiliation et de la soumission", a dit vendredi dans les colonnes de La Repubblica la présidente de la Chambre des députés, qui dit avoir reçu elle-même des menaces de mort.

"Nous ne devons pas avoir peur de le dire: c'est une culture souterraine, partagée d'une certaine manière. A mon sens, c'est une urgence en Italie", a-t-elle ajouté, évoquant les nombreux cas de maltraitance dont les femmes sont victimes, souvent de la part de leur mari ou de leur père.

Reuters
 

Première publication : 04/05/2013

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