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Amériques

Attentat de Boston : l’énigme Katherine Russell, veuve de Tamerlan Tsarnaev

© Capture Foxnews

Texte par Assiya HAMZA

Dernière modification : 06/05/2013

Élevée dans une famille chrétienne de l'est des États-Unis, cette jeune femme de 24 ans s'est convertie à l'islam et a changé radicalement de vie après avoir rencontré l'auteur présumé des attentats de Boston. Portrait.

Son hidjab à l’imprimé léopard est peut-être sa seule excentricité. Katherine Russell, veuve de Tamerlan Tsarnaev, soupçonné d'être l'instigateur du double attentat du marathon de Boston qui a fait trois morts et 264 blessés le 15 avril, avait tout de l’Américaine type. Présentée comme "discrète" et  "normale" par ses proches, rien ne prédestinait la jeune femme de 24 ans à devenir la partenaire d’un terroriste présumé.

Fille d’un médecin urgentiste et d’une infirmière, Katherine est l’aînée de trois sœurs. Élevée entre les États du Vermont, du Connecticut et du Massachusetts, dans l’est des États-Unis, elle a toujours fait preuve d'un intérêt prononcé pour les activités artistiques. Comme presque toutes les petites filles de son âge, celle que l’on surnommait "Katie" rêvait de devenir danseuse étoile, raconte le "Washington Post". Mais, malgré des cours de danse classique, la vocation de la fillette est contrariée par sa taille. Elle est trop grande pour embrasser une carrière de ballerine. Qu’importe. La fibre artistique de Katherine s'exprimera autrement. Durant les années 1990, elle joue du saxophone, intègre l’équipe de danse de son lycée de North Kingstown, et dessine. Pour Amos Trout Paine, son professeur d’arts plastiques au lycée, Katie était "comme toutes les adolescentes".

Katherine Russell, sur sa page Facebook
© Facebook

En 2007, elle entame des études de communication à l’université de Suffolk, à Boston. C’est à cette époque, lors d’une sortie en boîte de nuit, qu’elle rencontre Tamerlan Tsarnaev par l’intermédiaire d’une connaissance commune, raconte son avocat Amato DeLuca. Le jeune athlète est alors promis à une belle carrière professionnelle de boxeur. Tamerlan vient de loin, il a voyagé et parle plusieurs langues… Son "exotisme" fait chavirer l’étudiante, selon ses proches.

Un mariage en 15 minutes chrono

En 2010, celle qui rêvait d’intégrer la Peace Corps (agence gouvernementale américaine dont la mission est de favoriser la paix et l'amitié dans le monde, NDLR) décide d’abandonner ses études. Sans même être diplômée. Elle se convertit alors à l’islam et décide de porter le voile. "Personne n’a réellement compris ses motivations", se souvient un proche interrogé par le "Washington Post". "Elle semblait sûre d’elle et déterminée. Rares sont les jeunes femmes qui oseraient opérer un changement aussi radical par peur du regard des autres. Mais Katie, elle, s’en fichait."

Puis, Katherine décide d’épouser Tamerlan Tsarnaev. "Elle m’a appelé pour me dire qu’elle voulait se marier", raconte l’imam Taalib Mahdee qui a officié à la mosquée de Dorchester, précisant qu’avant cette date, jamais il n’avait vu le couple. La cérémonie a lieu le 21 juin 2010 en 15 minutes chrono avec pour seuls invités les deux témoins du couple. La mariée avait l’air "heureuse", se souvient l’imam.

"Elle croyait aux principes de l’islam et du Coran", insiste son avocat dans les colonnes du tabloïd britannique "Daily Mail". Mais, pour ses proches, son cheminement spirituel reste une énigme. Certains parlent même de lavage de cerveau. "Personne n’aurait pu imaginer qu’elle se marierait aussi jeune, qu’elle lâcherait la fac, ferait un bébé ou se convertirait, ou même qu’elle pourrait être mêlée de près ou de loin à ce qui s’est passé", confie au "New York Daily News" un ancien camarade de classe. "Elle n’est plus du tout la même aujourd’hui."

Un mari "autoritaire et violent"

Leur relation ne semblait pourtant pas être un long fleuve tranquille. "Tamerlan est décrit comme autoritaire et manipulateur avec ses amis", affirme la journaliste de la radio NPR, Laura Sullivan. "Il était combatif et colérique. Il affublait souvent Russell de surnoms, l’insultait. Il la traitait de traînée. Ses anciens camarades de classe se souviennent de disputes au cours desquelles, fou de rage, il lui jetait des choses au visage". En 2009, Tamerlan avait d’ailleurs été poursuivi pour violences domestiques. S’agissait-il de Katherine Russell ou d'une ex-compagne, comme l'affirment certains médias américains ? Impossible de le savoir. La victime avait alors requis l’anonymat.

À 21 ans, Katherine tombe enceinte. La petite fille, prénommée Zahara, est aujourd’hui âgée de 3 ans. Pour subvenir aux besoins de la famille, Katherine trouve un emploi d’aide à domicile. Sept jours sur sept, 70 à 80 heures par semaine, peut-on lire sur le site myfox8. Un argument de poids pour expliquer qu’elle ignorait tout des plans de son mari. "À aucun moment, elle n’a su ce qui se tramait", insiste Me DeLuca, interrogé par CNN. "Elle a été anéantie par la nouvelle".

Retirée dans la maison familiale

Pourtant, d'après le "New York Times", Dzhokhar Tsarnaev, le frère de Tamerlan inculpé pour son implication dans l'attentat de Boston, a affirmé aux enquêteurs que les bombes avaient été conçues dans l'appartement du couple. Autre détail troublant, le sms envoyé à Tamerlan par Katherine le jour de la diffusion de la photo des deux suspects dans les médias. Malgré l'avis de recherche, elle n'a pas contacté la police pour les identifier.

Après avoir trouvé des échantillons d’ADN féminin sur l’une des deux bombes, le FBI a prélevé des échantillons sur Katherine Russell-Tsarnaev afin de les comparer. Mais même s’il s’avérait que ces empreintes appartiennent à la veuve de Tamerlan, cela ne prouverait rien. "Beaucoup de gens manipulent des cocottes-minute chaque jour à travers les États-Unis", rappelle CNN.

Aujourd’hui retirée dans la maison de ses parents à North Kingstown, Katherine Russell se mure dans le silence et limite ses apparitions publiques. Quant à la dépouille de son défunt mari, abattu par la police le 19 avril dans la banlieue de Boston alors qu'il tentait de fuir, elle a tout bonnement refusé de la prendre en charge. Sans doute une manière de prendre ses distances avec celui que l’histoire associera au premier attentat commis sur le sol américain depuis les attentats du 11-Septembre.

Première publication : 06/05/2013

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