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Economie

Les Syriens privés d'accès à Internet

© AFP

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 08/05/2013

Depuis mardi, la Syrie est coupée du réseau Internet. Pour Cedexis, une société française de veille du trafic internet, il peut s'agir aussi bien d'une panne que d'une volonté du régime syrien de couper les communications pour cacher une offensive.

Depuis mardi soir, les Syriens sont plongés dans un trou noir numérique. Le pays est coupé du réseau Internet.

"Je n’ai plus de données à partir de hier soir vers 19h, heure de Paris", confirme à FRANCE 24 Nicolas Guillaume, porte-parole de Cedexis, une société française d’”aiguilleur du Net” qui surveille le trafic sur le Web et analyse la qualité des services des prestataires internet.

Comme le montrent également des données diffusées par Google, le trafic a subitement cessé en début de soirée. Ces perturbations affectent l’ensemble du pays. Les liaisons téléphoniques entre les différentes provinces syriennes ont également été coupées.

Les données de Google sur le trafic Internet en Syrie


La guerre numérique

Selon l’agence officielle syrienne Sana, ce "blackout" est dû à une panne de câbles de fibre optique. Citant un responsable du secteur des communications, elle assure que "des efforts sont en cours pour réparer la panne et rétablir les liaisons internet et téléphoniques au plus vite".

De leur côté, les activistes hostiles au régime de Bachar al-Assad dénoncent cette version et accusent le pouvoir d’avoir volontairement coupé le réseau. "Mêmes les moyens de communication par satellite sont lents", a affirmé l’un d’entre eux, qui se trouve hors du pays, à l’AFP.

Panne ou offensive ?

Pour Cedexis, rien ne permet encore de trancher entre ces différentes hypothèses. "Le réseau, qui dépend d’un seul fournisseur (NDLR : la STE, Syrian Telecommunication Establishment) est tellement centralisé que cela peut générer des pannes majeures. Au moindre problème, l’impact peut être énorme", estime Nicolas Guillaume.

Ce spécialiste observe également que cette coupure a peut-être été causée par des dégâts subis par les infrastructures : "C’est un pays en guerre. On peut raisonnablement estimé qu’il peut y avoir des dommages sur le réseau".

Au-delà de ces aspects techniques, Nicolas Guillaume note surtout que cette panne généralisée ressemble à une précédente coupure en novembre 2012 qui avait duré trois jours : "On ne peut pas pour le moment suivre une piste plus que l’autre, mais le fait est qu’en novembre la coupure résultait d’une action volontaire du régime syrien".

"L’histoire nous a montré à l’époque, qu’ils avaient volontairement coupé le réseau pour faire des essais ou parce qu’il y avait eu une grande offensive de l’armée syrienne. Quand il y a une longue coupure en Syrie, c’est souvent pour empêcher les communications entre les organisations rebelles", poursuit-il.

La solidarité Internet

Lors de cette dernière interruption du réseau, des activistes avaient lancé un mouvement d’entraide sur Internet. Les cyberactivistes Telecomix avaient ainsi mis en place des numéros de téléphone permettant, grâce à un mot de passe, de se connecter à des serveurs situés à l’extérieur du pays.

Cette méthode déjà utilisée lors de la coupure généralisée de l’Internet durant la révolution égyptienne, est de nouveau d’actualité. Sur Twitter, le hastag #OpSyria permet de suivre les recommandations pour se connecter à Internet depuis la Syrie.

"Ce sont des groupes d'activistes qui réunissent des moyens matériels et logiciels pour fournir des liaisons de communication aux Syriens notamment aux rebelles en passant par des modems qui utilisent les lignes traditionnelles. On peut appeler un numéro international qui va fournir une connexion bas débit", explique Nicolas Guillaume.

"Mais je ne sais pas si ce bas débit va fonctionner si les communications téléphoniques internationales sont également coupées", précise-t-il.

Cette méthode est également plus risquée. En passant par le téléphone, les connections sont beaucoup moins sécurisées et ouvrent la porte à une surveillance accrue des services de sécurité de l’État syrien.

Première publication : 08/05/2013

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