Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

Aide aux migrants : que dit la loi ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Sanseverino

En savoir plus

TECH 24

Reporty, l'application anti-délits ou pro-délation ?

En savoir plus

BILLET RETOUR

La Gambie à l'heure d'une nouvelle ère post-Jammeh

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Avec les réformes de Macron, la France sur le retour ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Trump, un an après : derrière l'euphorie, une économie fragile ?

En savoir plus

#ActuElles

#MeToo : la France entre exception culturelle et changement de génération

En savoir plus

FOCUS

Colombie : avec la paix, tout un pays à déminer

En savoir plus

REPORTERS

Les dernières heures de la Bataille du désert avec les milices chiites en Irak

En savoir plus

Afrique

Attentat de Benghazi : nouveaux témoignages des ratés de l'administration américaine

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/05/2013

Auditionnés par le Congrès, trois diplomates américains ont accusé l'administration de fiasco en matière de sécurité lors de l'attaque du consulat de Benghazi. Selon eux, des militaires ont été empêchés de venir défendre les Américains assiégés.

Trois fonctionnaires du département d'Etat ont dénoncé mercredi devant le Congrès le fiasco de leur administration en termes de sécurité lors de l'attaque du consulat de Benghazi en septembre 2012 qui a coûté la vie à quatre Américains, dont l'ambassadeur en Libye.

Cette audition devant une commission de la Chambre des représentants (contrôlée par les républicains) vient s'ajouter à une longue série de témoignages - y compris celui devant le Congrès de l'ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton - de commissions, rapports et campagnes de presse sur l'attentat de miliciens islamistes liés à Al-Qaïda.

La Maison Blanche a accusé les républicains d'exploiter Benghazi à des fins politiques, alors que tout Washington suivait l'audition télévisée, longue de plusieurs heures.

"C'est un sujet qui a, depuis le début, été sujet à des tentatives d'exploitation politique par les républicains, alors que ce qu'il s'est passé à Benghazi est une tragédie", a déclaré le porte-parole Jay Carney.

L'opposition républicaine, qui voit dans cette affaire un scandale politique comparable au Watergate, a convoqué ceux que la presse a surnommés les "dénonciateurs": Eric Nordstrom, qui a déjà témoigné en octobre et qui était chargé de la sécurité régionale à Tripoli avant l'attaque; Gregory Hicks, qui était l'adjoint de l'ambassadeur Christopher Stevens tué dans l'attentat, et Mark Thompson, du bureau de l'antiterrorisme au département d'Etat.

M. Nordstrom a répété que sa hiérarchie au département d'Etat était tout à fait au courant du manque de sécurité du consulat de Benghazi avant le 11 septembre, alors que la zone était classée parmi les plus dangereuses du monde.

Le département d'Etat a été épinglé fin 2012 dans un rapport d'une commission indépendante et a reconnu des ratés en matière de sécurité. Mme Clinton avait dit "assumer la responsabilité" des conséquences de l'attentat, mais n'a jamais admis la moindre faute personnelle.

Le chef adjoint de la mission américaine en Libye, M. Hicks, qui se trouvait à Tripoli le soir du 11 septembre, a implicitement critiqué la décision par Susan Rice, ambassadrice à l'ONU, d'évoquer une manifestation qui aurait dégénéré lors d'émissions télévisées, cinq jours après l'attaque.

"Il n'y a eu aucun rapport de la mission américaine en Libye évoquant une manifestation ", a-t-il dit aux élus. Les républicains affirment que l'administration Obama, via Susan Rice, a cherché à dissimuler le caractère terroriste de l'attaque, qui a lieu à l'époque en pleine campagne présidentielle.

Le soir-même, il était parvenu à joindre l'ambassadeur Christopher Stevens au téléphone, et celui-ci lui aurait dit: "Greg, nous sommes attaqués".

Il a affirmé que des responsables du département d'Etat avaient fait pression sur lui pour qu'il mette en sourdine ses critiques en interne sur les déclarations publiques de l'administration concernant la présence d'une manifestation à Benghazi.

M. Hicks a aussi raconté qu'une équipe de quatre militaires américains des opérations spéciales, prêts à embarquer un avion affrété de Tripoli vers Benghazi, n'avait pas reçu l'autorisation de sa hiérarchie de se rendre à Benghazi pour défendre les diplomates assiégés.

"Le lieutenant-colonel Gibson (le chef des commandos) était furieux", a dit M. Hicks.

AFP
 

Première publication : 09/05/2013

  • ÉTATS-UNIS

    Attentat de Benghazi : les photos de trois individus diffusées par le FBI

    En savoir plus

  • Après l’attaque du consulat américain à Benghazi, que vont faire les États-Unis?

    En savoir plus

  • Après l’attaque du consulat américain à Benghazi, que vont faire les États-Unis? (partie 1)

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)