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Moyen-orient

Paris souhaite classer le Front Al-Nosra comme organisation terroriste

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/05/2013

Dans un entretien accordé au Monde, le ministre français des Affaires étrangères assure que Paris est "constamment à l'initiative" sur le dossier syrien. Laurent Fabius propose d'inscrire le Front Al-Nosra sur la liste des organisations terroristes.

"La tragédie syrienne, si elle se poursuit, peut être la pire catastrophe humanitaire et politique de ce début de siècle." Dans un entretien accordé au Monde.fr et publié jeudi 9 mai, Laurent Fabius dresse le bilan de l'action de la France face au conflit syrien. Le chef de la diplomatie récuse tout "attentisme" de Paris sur ce dossier.

"Le chaudron syrien constitue, avec le nucléaire iranien, la plus grande menace actuelle contre la paix, estime-t-il. [...] Seuls, nous ne pouvons résoudre ce conflit, mais nous sommes constamment à l'initiative."

Le Front Al-Nosra, organisation terroriste

Laurent Fabius affirme vouloir fournir un soutien accru à "l'opposition modérée", soit la Coalition nationale syrienne, et propose pour la première fois de classer comme "organisation terroriste" le Front Al-Nosra. Paris avait déjà dit, début avril, vouloir discuter au Conseil de sécurité des Nations unies de la question de ce groupe djihadiste.

Le 10 avril, le Front Al-Nosra a officiellement fait allégeance à Ayman al-Zawahiri, le chef d'Al-Qaïda. Il figure depuis le 11 décembre 2012 sur la liste terroriste des États-Unis, une décision qui avait été largement critiquée par l'opposition syrienne.

Laurent Fabius réaffirme également les réticences de Paris à livrer des armes aux insurgés syriens, ce qu'ils réclament en vain depuis des mois. "D'un côté, il n'est pas question que les résistants et les civils continuent d'être bombardés : ils demandent légitimement les moyens de se protéger, explique le ministre. De l'autre, on ne peut pas leur fournir d'armements susceptibles de tomber dans les mains du régime ou de mouvements terroristes."

Londres, en revanche, reste déterminé à tenter de convaincre l'Union européenne de lever son embargo sur les armes à destination de la Syrie. Dans un document de quatre pages transmis la semaine dernière à leurs partenaires, les Britanniques plaident pour la fourniture d'armes à la Coalition nationale syrienne.

"Ceux qui peuvent peser"

Sur la question des armes chimiques, Laurent Fabius affirme qu'il "faut bouger, et bouger vite". Si plusieurs sources occidentales, dont le président américain Barack Obama, ont indiqué ces dernières semaines que des armes chimiques avaient bien été utilisées en Syrie, le chef de la diplomatie française affirme que Paris n'a toujours pas "de preuves" de cet usage.

Pour Laurent Fabius, Paris "fait partie du noyau de ceux qui peuvent peser" sur le conflit syrien, qui a déjà fait au moins 70 000 morts, selon les estimations de l'ONU.

Le ministre rappelle que Paris a organisé, en juillet 2012, une conférence des Amis de la Syrie et que la France a été le premier pays à reconnaître la Coalition nationale syrienne. À la veille d'une nouvelle conférence, fin janvier 2013, la Coalition déplorait pourtant manquer de fonds - sur les quelque 100 millions d'euros promis par la communauté internationale, seuls 400 000 étaient arrivés - et d'une reconnaissance politique et juridique.

 

Première publication : 09/05/2013

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