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Les Pakistanais se préparent à des législatives historiques

© AFP | Nawaz Sharif, candidat de la Ligue musulmane pakistanaise

Vidéo par Julien FOUCHET

Texte par Gaëlle LE ROUX

Dernière modification : 10/05/2013

La campagne électorale pour les législatives pakistanaises, émaillées de violence, touche à sa fin. Le scrutin s’annonce historique : c'est la première fois dans le pays qu'un gouvernement démocratiquement élu parvient au terme de son mandat.

Pour la première fois depuis la naissance du Pakistan en 1947, un gouvernement pakistanais démocratiquement élu va mener à terme son mandat de cinq ans, sans être interrompu par un coup d’État militaire. À ce titre, les élections législatives du 11 mai s’annoncent historiques.

Le fils d'un ancien Premier ministre a été enlevé

Des hommes armés ont kidnappé ce jeudi un des fils de l'ancien Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani, Ali Haider. Selon la police, l'enlèvement a eu lieu près de Multan, une ville conservatrice au coeur de la province du Pendjab.

Yousuf Raza Gilani a été Premier ministre de 2008 jusqu'à sa destitution par la justice en juin 2012. La commission électorale a invalidé sa candidature en vue des législatives de samedi.

Ali Haider est lui candidat aux élections provinciales sous la bannière du Parti du peuple pakistanais (PPP), formation à la tête de la coalition sortante à Islamabad. (AFP)

La campagne électorale, qui rythme la vie du Pakistan depuis un mois, devrait également rester marquée dans l’histoire du pays par le déchaînement exceptionnel de violence qui l’a endeuillée. Depuis le 11 avril, date du coup d’envoi de la campagne, 109 personnes ont été tuées, essentiellement  lors d’attaques perpétrées par l’insurrection islamiste radicale menée par le TTP, Tehrik-e-Taliban.

Parmi les victimes, figure notamment Sadiq Zaman Khattak, à la tête du parti nationaliste et libéral pachtoune Awani National Party, assassiné avec son plus jeune fils, le 3 mai, à Karachi par les Taliban.

L’étonnante percée d’Imran Khan

La série d’attentats perpétrée à travers le pays illustre les lacunes sécuritaires préoccupantes que connaît le pays. Cinq ans après son arrivée au pouvoir, le PPP, Parti populaire pakistanais du clan Buttho-Zardari, laisse le Pakistan dans un état déplorable, miné par les luttes de pouvoir, le terrorisme et la corruption.

Depuis le début de la campagne, les sondages donnent gagnant la Ligue musulmane pakistanaise (Pakistan League Muslim-Nawaz - PLM-N), le parti conservateur musulman proche du milieu des affaires, dirigé par l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif. L’homme, désigné à deux reprises à la tête du gouvernement pakistanais, en 1990 et 1997, va cependant devoir compter avec l’outsider Imran Khan, leader du Mouvement pour la justice (MT).

Cette ancienne gloire nationale de cricket, jeu de prédilection au Pakistan, a fait une percée inattendue dans les sondages ces dernières semaines, grignotant inexorablement l’électorat de Nawaz Sharif. "Khan n’a pas de plan, pas de programme, pas d’idéologie. Selon ses plus virulents détracteurs, il n’est pas un politique, il est un anti-politique", rapporte, le 6 mai, Cyril Almeida, éditorialiste pour le premier quotidien pakistanais The Dawn.

Les parts électorales de Nawaz Sharif grignotées

Et pourtant, le PLM-N, à qui les sondages accordaient il y a quelques semaines encore 110 des 272 sièges du Parlement se voit, au dernier jour de la campagne électorale, menacé par le parti d’Imran Khan. Ce dernier pourrait bien remporter le scrutin, décrochant le poste de Premier ministre au nez et à la barbe de Nawaz Sharif.

Pour Cyril Almeida, la montée d’Imran Khan est l’illustration la plus marquante de la volonté de changement chez les Pakistanais. "Celui qui oserait parier sur le nom du prochain Premier ministre ferait preuve d’une grande imprudence", poursuit l’éditorialiste.

Si la percée d’Imran Khan se confirme dans les urnes samedi, l’élection sera historique à plus d’un titre. Elle marquera également, pour la première fois depuis 1947, une alternance politique marquante dans le pays avec les deux formations qui dominent depuis toujours la vie politique pakistanaise : la Ligue musulmane pakistanaise et le Parti populaire pakistanais.

Première publication : 09/05/2013

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