Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

La Toile réagit au discours de Barack Obama sur l'EIIL

En savoir plus

SUR LE NET

Le web révolutionne le journalisme d'investigation

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Sarkozy : Chronique d'un retour annoncé

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 12 septembre (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 12 septembre (Partie 1)

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le PS dans la tourmente

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Emma Stone et Colin Firth nous jouent un tour dans "Magic in the moonlight"

En savoir plus

BILLET RETOUR

Abbottabad peut-elle tourner la page Ben Laden ?

En savoir plus

FOCUS

Un siècle après, que reste-t-il de la présence allemande en Namibie ?

En savoir plus

  • Paris s'apprête à accueillir la conférence internationale sur l'État islamique

    En savoir plus

  • EI : "Ce ne sont pas des musulmans mais des monstres", affirme Cameron

    En savoir plus

  • Mondial de basket : la "team USA" seule au monde

    En savoir plus

  • Législatives suédoises : la gauche en tête, poussée de l'extrême droite

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Lille prend la tête, l’OM revient

    En savoir plus

  • Objecteurs de conscience en Israël : 200 vétérans défendent leur unité

    En savoir plus

  • Grève chez Air France : journée noire attendue lundi

    En savoir plus

  • Les pro-russes menacent le processus de paix dans l'est de l'Ukraine, selon Kiev

    En savoir plus

  • Tour d’Espagne : le troisième sacre d’Alberto Contador

    En savoir plus

  • Webdocumentaire : Chibanis, l’éternel exil des travailleurs maghrébins

    En savoir plus

  • Corée du Nord : l'Américain Matthew Miller condamné aux travaux forcés

    En savoir plus

  • Plus de 900 résidents français impliqués dans le jihad

    En savoir plus

  • En images : Roland-Garros en fête pour la Coupe Davis

    En savoir plus

  • Corse : attentat contre une discothèque du Club Med

    En savoir plus

  • Mondial de basket : la France remporte une médaille de bronze historique

    En savoir plus

Asie - pacifique

Regain de tension après la condamnation à mort d’un leader islamiste

© AFP

Texte par Mehdi CHEBIL

Dernière modification : 02/12/2013

La condamnation à mort d’un haut responsable de l’opposition islamiste au Bangladesh risque de mettre à nouveau le feu aux poudres alors que le pays est secoué par une succession de grèves et d’affrontements politiques.

Sa condamnation risque d’enflammer le Bangladesh. Le secrétaire général adjoint du parti islamiste Jamaat-e-islami, Mohammad Kamaruzzaman, a été condamné, jeudi 9 mai, à la mort par pendaison pour son rôle dans l’exécution d’une centaine de paysans lors de la guerre de sécession menée contre le Pakistan en 1971. De nombreux islamistes avaient à l’époque collaboré avec les troupes pakistanaises afin d’empêcher le Bangladesh, alors province d’Islamabad connue sous le nom de Pakistan Oriental, d’obtenir son indépendance.

Ce jugement intervient alors que le Bangladesh est en grande partie paralysé depuis mercredi par une grève générale lancée par l’ensemble de l’opposition. La décision de durcir le conflit avec le gouvernement a été prise après la dispersion sanglante de manifestants islamistes radicaux réclamant une loi anti-blasphème. L’intervention de la police anti-émeute à Dacca, dimanche dernier, se serait ainsi soldée par 44 morts, selon Amnesty International, alors que les heurts s’étendaient au reste du pays.

Un tribunal contesté

La brutale détérioration du climat politique n’a pas dissuadé les juges du Tribunal international des crimes (ICT) de prononcer la peine capitale à l’encontre de Kamaruzzaman. L’avocat de ce dernier a aussitôt annoncé qu’il ferait appel du verdict tandis que l’opposition critiquait le manque de neutralité de l’ICT. Ce tribunal - qui n’a aucun lien avec la justice internationale - a été créé par le gouvernement bangladais en mars 2010 afin de juger les crimes de guerre commis lors de la lutte pour l’indépendance.

Le jugement concernant Kamaruzzaman est la troisième condamnation à mort prononcée par l’ICT depuis sa mise en place controversée. Le haut responsable islamiste a été reconnu coupable de génocide pour ce massacre de civils désarmés à Sohagpur, un hameau dans le nord du Bangladesh passé à la postérité comme le "village des veuves". Âgé de 18 ans à l’époque des faits, Kamaruzzaman était impliqué dans divers mouvements de jeunesse islamiste avant de rejoindre le Jamaat-e-islami en 1979.

Juges sous pression ?

Les condamnations prononcées par l’ICT ont à chaque fois été accompagnées par des rassemblements rivaux saluant ou critiquant les jugements rendus par ce tribunal spécial. La mobilisation des partisans du Jamaat-e-islami, qui dénoncent une mascarade de procès visant à décimer l’opposition, a dégénéré à plusieurs reprises en affrontements meurtriers avec les forces de l’ordre.

Une enquête de The Economist publiée en décembre 2012 montrait comment le gouvernement bangladais mettait la pression sur les juges pour accélérer les procédures en cours. Les révélations du journal britannique avaient alors provoqué la démission du président de l’ICT, renforçant les soupçons de procès politique.

Première publication : 09/05/2013

  • BANGLADESH

    Le bilan de l’effondrement de l’immeuble de Dacca continue à s'alourdir

    En savoir plus

  • BANGLADESH

    Dacca ordonne la fermeture de 18 usines après l'effondrement d'un immeuble

    En savoir plus

  • Drame au Bangladesh : des marques tentent de sauver leur image

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)