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FRANCE

Jérôme Cahuzac ne sera pas candidat à la législative partielle

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/05/2013

L'ex-ministre du Budget, mis en examen pour fraude fiscale, a annoncé samedi, dans une interview accordée à "La Dépêche du Midi", qu'il renonçait à présenter sa candidature à la législative partielle du mois prochain dans le Lot-et-Garonne.

Jérôme Cahuzac ne sera pas candidat à la législative partielle dans sa circonscription lot-et-garonnaise. L'ancien ministre du Budget, dont la démission du gouvernement pour fraude fiscale le 19 mars avait déclenché une nouvelle élection, a fait savoir samedi dans les colonnes de "La Dépêche du Midi" qu’il renonçait à contrecœur à ce "rendez-vous" qu’il avait tant espéré. "Je ne serai pas candidat. J'espère que chacun comprendra et respectera ce choix douloureux et qui me fut bien difficile à faire", a déclaré Jérôme Cahuzac dans un entretien à paraître dimanche.

Soulagement au PS

Une annonce qui devrait soulager le PS qui envisageait avec inquiétude de voir le chirurgien briguer le siège qu'il avait quitté dans la troisième circonscription pour faire partie du gouvernement. Le renoncement de Jérôme Cahuzac, "était la seule décision possible", a réagi le chef du Parti socialiste du Lot-et-Garonne Matthias Fekl, "cette décision s'imposait. Elle va permettre maintenant à cette campagne d'aborder les vrais sujets".

Le président François Hollande lui-même avait estimé jeudi que Jérôme Cahuzac ne devait "pas se présenter à quelque élection que ce soit".

La crainte d’une campagne haineuse

Pour l’ancien membre du PS, la législative des 16 et 23 juin était une occasion de tourner la page. Mais il redoutait surtout "une campagne violemment haineuse avec un harcèlement médiatique incessant, rendant toutes les explications difficiles ou impossibles, compromettant ou gâchant le rendez-vous que [il] espérai[t] avec les électeurs".

Depuis des jours, le suspense grandissait sur une possible candidature de sa part. L’ancien ministre du Budget lui-même a nourri les spéculations en faisant son apparition le 11 mai sur le marché de Villeneuve-sur-Lot, dont il a été le maire de 2001 à 2012.

"Je ferai don du reliquat"

Le dépôt officiel des candidatures devait s'ouvrir lundi pour s'achever le vendredi 24 mai à 18 h. "Je n'aurais jamais demandé au suffrage universel de m'amnistier et le processus judiciaire serait évidemment allé à son terme", explique l’intéressé dans "La Dépêche du Midi", "d'ores et déjà, sachez que j'ai fait procéder au rapatriement des montants litigieux. Ils sont en France à la disposition de la justice. Je paierai ma dette. Et je ferai don du reliquat, s'il existe, à des œuvres caritatives de l'arrondissement de Villeneuve".

Jérôme Cahuzac reconnaît qu'il "y a eu faute, mais j'espère être jugé aussi sur l'action menée pendant toutes ces années", dans le Lot-et-Garonne, au Parlement ou au gouvernement.

Une défaite gagnée d’avance

Un sondage Ifop diffusé vendredi lui prédisait pourtant un sombre destin ; loin des 61,48 % recueillis au 2e tour en 2012, il serait arrivé 4e au 1er tour avec à peine 11 %, derrière les candidats UMP (27 %) et FN (22 %). Sa candidature aurait entraîné l'élimination du PS dès le 1er tour.

En revanche, sans M. Cahuzac, le candidat socialiste Bernard Barral accèderait au second tour (23 %), derrière l'UMP Jean-Louis Costes (30 %).

Avec dépêches

Première publication : 19/05/2013

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