Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

FOCUS

À la rencontre des étudiants étrangers à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ioannis Kasoulides, ministre chypriote des Affaires étrangères

En savoir plus

SUR LE NET

Brésil : une cyber-présidentielle sous tension

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Air France : la grève entre dans sa deuxième semaine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La revanche de David Cameron"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Bernard Maris, auteur de "Houellebecq, économiste"

En savoir plus

SUR LE NET

Le "Blood Bucket Challenge", nouvelle tendance en Ukraine

En savoir plus

FOCUS

Les bataillons "bénévoles" de Kiev : une force imprévisible

En savoir plus

  • Syrie : plus de 100 000 Kurdes ont fui en Turquie l'avancée de l'EI

    En savoir plus

  • Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

    En savoir plus

  • Yémen : Sanaa contraint de partager le pouvoir avec la rébellion chiite

    En savoir plus

  • Ligue 1 : l’OM vire en tête, Paris cale encore

    En savoir plus

  • Nicolas Sarkozy a "envie" mais surtout "pas le choix" de revenir en politique

    En savoir plus

  • Ebola : après trois jours de confinement, la vie reprend en Sierra Leone

    En savoir plus

  • Pas de zone tampon sans respect du cessez-le-feu, exige l’armée ukrainienne

    En savoir plus

  • À la rencontre des étudiants étrangers à Paris

    En savoir plus

  • Ashraf Ghani succède à Hamid Karzaï à la présidence afghane

    En savoir plus

  • Air France prévoit d'assurer 41% des vols lundi

    En savoir plus

  • Des milliers de pacifistes manifestent à Moscou contre la guerre en Ukraine

    En savoir plus

  • De Paris à New York, les défenseurs du climat se mobilisent

    En savoir plus

  • En Albanie, le pape François prône la tolérance religieuse et fustige les jihadistes

    En savoir plus

  • Mondial de volley : la France échoue au pied du podium

    En savoir plus

  • Attentat à la bombe près du ministère des Affaires étrangères au Caire

    En savoir plus

  • Vidéo : la Turquie "débordée" par l’afflux de réfugiés kurdes de Syrie

    En savoir plus

  • Grand Prix de Singapour : Hamilton reprend les commandes de la F1

    En savoir plus

  • Filière jihadiste lyonnaise : cinq personnes mises en examen et écrouées

    En savoir plus

  • L’opposant Mikhaïl Khodorkovski envisage de gouverner la Russie

    En savoir plus

  • Sanaa instaure un couvre-feu, l'ONU annonce un accord de sortie de crise

    En savoir plus

  • Journées du patrimoine : visite guidée du théâtre de l’Opéra Comique

    En savoir plus

Amériques

Obama reçoit Thein Sein et replace la Birmanie dans le concert des nations

© AFP | Thein Sein et Barack Obama le 20 mai 2013 à la Maison Blanche

Texte par Gaëlle LE ROUX

Dernière modification : 20/05/2013

Le président américain reçoit son homologue birman pour une visite historique : aucun chef de l’État birman ne s’était rendu à Washington pendant presque 50 ans. Les États-Unis marquent ainsi leur soutien aux réformes du "Printemps birman".

Pour la première fois depuis près de cinq décennies, un président birman va franchir le perron de la Maison Blanche. Thein Sein, à la tête de l’État birman depuis la chute de la junte en 2011, doit rencontrer, ce lundi à Washington, le président américain Barack Obama.

Cette visite est un nouveau signal fort envoyé par Washington à la Birmanie, qui prend petit à petit le chemin de la démocratie. En un an et demi, le pays a fait de spectaculaires progrès : la censure des journaux a été considérablement allégée, des centaines d’opposants ont été libérés et l’ancienne opposante Aung San Suu Kyi, pendant des années en résidence surveillée, est entrée au Parlement. Un "Printemps birman" que Washington a largement soutenu.

Les relations entre les deux pays ont dès lors connu un net réchauffement. Les États-Unis et l’Union européenne ont ainsi en avril 2012, soit quelques mois seulement après la fin du régime militaire, levé une partie des sanctions financières pesant sur ce pays d’Asie du Sud-Est.

En septembre dernier, Aung San Suu Kyi, icône de la résistance au régime militaire, a été reçue en grande pompe au États-Unis au début d’un voyage de trois semaines au cours duquel elle a rencontré Barack Obama. Le président américain lui-même s’est rendu dans la capitale birmane deux mois plus tard, où il s’est entretenu avec Thein Sein. C’est maintenant au tour du président de la Birmanie, ex-Premier ministre au cours des trois dernières années de la junte et artisan du "Printemps birman", de se rendre à la Maison Blanche.

Thien Sein en quête de légitimité

"Pour les États-Unis, ce rapprochement s’inscrit dans la droite lignée de la réorientation de sa politique extérieure vers l’Asie", analyse David Camroux, politologue spécialiste de l’Asie du Sud-Est au Centre d’études et de recherches internationales (Ceri). "Mais pour Thien Sein, ce déplacement revêt trois objectifs : il lui apporte une légitimité dans son rôle de président, à la fois sur le plan intérieur vis-à-vis de l’armée et sur la scène internationale ; il lui permet de solliciter des investissements et des aides, car la Birmanie est riche, mais elle n’est dotée d’aucune infrastructure ; et ce rapprochement affiché avec Washington permet à Thien Sein de mener un rééquilibrage des rapports de son pays avec la Chine, de qui il était relativement dépendant pendant les années de junte."

La Birmanie n’est désormais plus au ban de la communauté internationale et le soutien américain ne devrait pas tarder à se concrétiser. Cependant, de nombreux opposants – principalement des représentants en exil des minorités ethniques birmanes – jugent l’invitation officielle de Thien Sien à Washington prématurée. Car dans de nombreuses provinces de Birmanie, les droits des minorités sont encore largement bafoués. Dans l’est du pays, le long des frontières avec la Chine et la Thaïlande, les hostilités entre les militaires et des membres des ethnies Kachins, Karens et Shans n’ont pas cessé.

Les minorités maintenues en marge des réformes

Parmi les minorités qui ne profitent pas du "Printemps birman" figurent notamment les Rohingyas. Ces musulmans apatrides sont ciblés depuis 2012 par des vagues de violence qui ont provoqué près de 200 morts en l’espace de quelques mois, et le déplacement de 140 000 personnes dans l’ouest de la Birmanie.

Aujourd’hui, la situation des Rohingyas, considérée par l’ONU comme l’une des minorités les plus persécutées au monde, est particulièrement préoccupante. Les déplacés, entassés dans des camps, vivent dans des conditions sanitaires déplorables, manquant de nourriture, d’eau potable et de médicaments. Le cyclone Mahasen, qui a touché les côtes du Bangladesh voisin le 16 mai dernier, a transformé les camps en champs de boue, donnant aux réfugiés un avant goût du calvaire qui les attend pendant la mousson.

"Les minorités ne sont pas la priorité des politiciens en Birmanie, rappelle David Camroux. Ni pour Thien Sein, ni pour Aung San Suu Kyi qui tient elle aussi des discours très ethno-nationalistes et défend des thèses sur la suprématie de la majorité ethnique birmane. Les responsables des minorités ethniques estiment que les félicitations de la communauté internationale viennent trop vite, et on ne peut pas leur donner tort. Effectivement, il y a des réformes de taille, mais elles ne concernent que les territoires de l’ethnie birmane majoritaire. En revanche, en périphérie [dans les territoires des minorités, NDLR], rien ne se passe".

Première publication : 20/05/2013

  • BIRMANIE

    La Birmanie coupable de "nettoyage ethnique" selon HRW

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    La presse birmane veut profiter d'une nouvelle fenêtre de liberté

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    Les violences entre bouddhistes et musulmans gagnent Rangoun

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)