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Asie - pacifique

Qui pour succéder au président iranien Mahmoud Ahmadinejad ?

© AFP | Le président Ahmadinejad et son protégé, Esfandiar Rahim Mashaïe

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 22/05/2013

Les gardiens de la Constitution iranienne, chargés d'examiner les centaines de candidatures pour l'élection présidentielle du 14 juin, doivent remettre, ce mardi, la liste de présidentiables au ministère de l’Intérieur.

Quatre ans après la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad, les gardiens de la Constitution remettront, mardi, au ministère de l’Intérieur, la liste des huit candidats pour l'élection présidentielle du 14 juin. Alors que l’actuel président de l'Iran n’est pas autorisé, selon la Constitution, à briguer un troisième mandat successif à la tête de l'État, le suspense plane autour de l’identité des candidats à sa succession, la majorité des 686 candidatures ayant été invalidées par le Conseil des gardiens - l'équivalent d’un Conseil constitutionnel. La campagne officielle débutera le 24 mai.

FRANCE 24 a sélectionné quelques personnalités potentiellement candidates :

Esfandiar Rahim Mashaïe, le dauphin d’Ahmadinejad (candidature refusée par les gardiens de la Constitution)

© Facebook

Si Mahmoud Ahmadinejad ne figurera pas sur les listes, son protégé et  beau-père de son fils, Esfandiar Rahim Mashaie, pourrait reprendre le flambeau. Ancien vice-président de l'Organisation pour le tourisme et l'héritage culturel iraniens, l’homme fut nommé chef de cabinet du président en 2009. Sa candidature représente, à elle seule, un affront pour l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution. Détesté par le clergé, taxé d’espion de l’étranger, Mashaie est l’une des cibles privilégiées des ultraconservateurs.

Akbar Hachémi Rafsandjani, le "séditionniste" au grand âge (candidature refusée par les gardiens de la Constitution)

Également dans le collimateur des parlementaires conservateurs, l'ex-président modéré Akbar Hachémi Rafsandjani, au pouvoir entre 1989 et 1997, apparaît comme le candidat des réformateurs, étant donné sa contribution, au cours de ses deux mandats, à la reconstruction du pays après la guerre Iran-Irak et sa relative ouverture vers l'Occident. Suite à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, il avait soutenu les manifestations anti-régime. Cette prise de position lui a conféré une réputation de "séditionniste".

Son principal handicap : son âge. Lundi 20 mai, le Conseil des gardiens a laissé entendre qu’à 78 ans, l’homme était désormais trop âgé pour pouvoir assumer une telle tâche. "Si une personne, briguant un poste important, ne peut être performant que quelques heures par jour, cette personne ne peut évidemment pas être confirmée", a déclaré le porte-parole du Conseil, Abbas Ali Kadkhodai, cité par l'agence de presse Isna.

Ali Velayati, le diplomate en mal de popularité

Dans le rang des conservateurs, Ali Velayati, diplomate de 67 ans, entend tirer profit de son passé d'ex-chef de la police nationale et d'ancien responsable des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime. Il compte aussi sur ses liens étroits avec les acteurs économiques qui lui ont notamment permis de financer sa politique de grands travaux. Cependant, ses projets jugés trop "occidentaux" pourraient le desservir, selon les observateurs, tout comme son manque de soutien populaire.


Mohammad Bagher Ghalibaf, le maire de Téhéran

© AFP

A contrario, Mohammad Bagher Ghalibaf, 51 ans, surfe sur une image positive auprès des Iraniens. Ancien chef de la police, il a succédé à Mahmoud Ahmadinejad en 2005 en tant que maire de la capitale Téhéran, après avoir postulé en vain à la présidence. Il est allié à Velayati au sein d'une coalition. 

Saïd Jalili, le négociateur nucléaire

Enfin, la candidature de Saïd Jalili, 47 ans, bénéficie du soutien des ultraconservateurs. Connu pour sa fermeté dans les discussions face aux grandes puissances, et sa proximité avec le Guide, il est chargé depuis 2007 des négociations sur le dossier du nucléaire. Toutefois, son manque d’expérience au sein de l’exécutif pourrait être un handicap.

 

Avec dépêches

Première publication : 21/05/2013

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