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Economie

L'armée coupe le wifi à Guantanamo en réponse aux menaces d'Anonymous

© AFP

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 21/05/2013

Les hackers d'Anonymous ont lancé un appel sur Internet pour dénoncer les conditions de détention des prisonniers de Guantanamo. Redoutant une attaque informatique, l'armée américaine a décidé de couper le wifi dans le camp militaire.

L’armée américaine prend très au sérieux les actions d’Anonymous. Quelques jours après un appel lancé sur Internet par le groupe de pirates informatiques, les responsables de Guantanamo n’ont pas hésité à couper le réseau internet sans fil (wifi) dans le camp militaire situé sur l’île de Cuba, ainsi que les accès aux réseaux sociaux comme Twitter et Facebook.

Une vidéo des Anonymous sur leur campagne contre Guantanamo

Interrogé par Associated Press, le porte-parole de la prison, le lieutenant Colonel Samuel House a indiqué qu’il avait pris cette décision par mesure de sécurité. Même si le célèbre réseau international de hackers, qui se présente comme le défenseur du droit à la liberté d'expression, n’a pas annoncé clairement qu’il comptait pirater le réseau du camp militaire, l'armée américaine a préféré prendre les devants. Car si les prisonniers n’ont pas l’autorisation d’aller sur Internet, les employés de la prison auraient pu, eux, être victimes d’une éventuelle attaque informatique.

La campagne #OpGTMO

Les Anonymous ont en effet lancé une campagne le 6 mai dernier sur le Web pour dénoncer les conditions de détention des prisonniers de Guantanamo. Dans un communiqué et dans une vidéo publiés sur le site AnonInsiders, ils réclament la fermeture du site, comme l’avait promis Barack Obama lors de la campagne présidentielle en 2008 : "Nous avons vu avec consternation qu’une grande injustice est commise par le gouvernement des États-Unis dans le camp de concentration de Guantanamo. (…) Nous sommes révoltés. Nous, le peuple et les Anomymous, nous n’allons pas permettre que la plus chère des prisons sur terre continue d’exister dans le mépris des lois internationales".

Les Anonymous ont aussi apporté leur soutien à la centaine de détenus, sur les 166 que compte le camp, qui sont actuellement en grève de la faim : "Du 17 mai au 19 mai, qui coïncide avec le 100e jour de cette grève de la faim, nous appelons tout le monde à rejoindre les actions sur le terrain, ainsi que les vagues de protestation sur Internet sur Twitter ou encore par des avalanches de courriels et de fax".

Pour influencer encore un peu plus les autorités américaines, les pirates anonymes ont aussi demandé aux internautes de multiplier les appels téléphoniques à la Maison Blanche ou encore au ministère de la Défense. Grâce au hashtag #opGTMO, les membres de ce collectif ont aussi diffusé leurs revendications sur le réseau Twitter.

 

 

"Nous fermerons Guantanamo"

Les Anonymous, qui comptent à leur actif les piratages du site de la CIA ou encore de l’Élysée, n’ont finalement même pas eu besoin de mettre leurs menaces à exécution pour neutraliser le réseau internet. Sur Twitter, ils se sont d’ailleurs moqués de la décision de l’armée américaine. "Vous coupez le wifi, nous fermerons Guantanamo", ironise l’un des membres.

Les hackers n’ont d’ailleurs pas dit leur dernier mot. Le compte officiel de leur campagne anti-Guantanamo annonce qu’ils inonderont Twitter de messages le jeudi 23 mai, durant le discours de Barack Obama. Le président américain doit notamment s’exprimer sur le contre-terrorisme et sur l’avenir du camp de prisonniers lors d’une allocution à la National Defense University de Washington.

Première publication : 21/05/2013

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