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Economie

La cybermenace iranienne donne des sueurs froides à Washington

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 24/05/2013

Les États-Unis ont accusé, jeudi, des pirates informatiques iraniens d’être à l’origine d’une attaque contre des entreprises américaines du secteur de l’énergie. Washington semble prendre la cybermenace iranienne de plus en plus au sérieux.

Il n’y a pas que le programme nucléaire iranien qui inquiète Washington. Les cyberattaques lancées depuis la République des mollahs commencent à être prises de plus en plus au sérieux côté américain. Des pirates informatiques iraniens ont ainsi récemment réussi à s’infiltrer sur les serveurs d’entreprises américaines du secteur de l’énergie, assure, jeudi 23 mai, le "Wall Street Journal" citant des "officiels américains”. Une opération dont le but était, d’après le quotidien, de “rassembler des informations en vue de potentielles attaques” contre des sociétés qui gèrent la fourniture en électricité de certaines zones ou des pipelines aux États-Unis.

Réussir à prendre le contrôle de telles infrastructures permettrait, en théorie, aux cyberassaillants de bloquer certaines commandes essentielles comme “le bon fonctionnement d’un générateur d’énergie”, souligne le “Wall Street Journal”. Le pire des scénarios envisagés par les autorités serait la coupure pure et simple de l’électricité dans une ville entière.

L’Iran nie toute implication. “Nous n’avons jamais mené de mesures de rétorsion aux nombreuses attaques informatiques dont nous sommes victimes”, a déclaré, vendredi 24 mai, Alireza Miryousefi, le porte-parole de Téhéran aux Nations unies.

Washington est convaincu du contraire et affirme détenir des “éléments techniques” permettant de prouver la responsabilité du régime iranien. Le mode opératoire ressemble en outre à celui d’une autre attaque imputée à l’Iran, en juillet 2012, contre la société pétrolière Saudi Aramco où 3 000 ordinateurs avaient été détruits. Les États-Unis soupçonnent aussi Téhéran d’être derrière une opération qui, depuis 2011, a visé plusieurs banques américaines. Les sites internet de Wells Fargo, JP Morgan ou encore Bank of America ont subi des attaques visant à perturber leur fonctionnement.

"Plus rien à perdre"

Mais cette fois-ci, la menace sur le réseau énergétique américain constitue “une escalade dans les activités de ces pirates informatiques iraniens contre les États-Unis”, assure ainsi l’un de ces responsables américains joint par le "Wall Street Journal". Escalade qui a poussé les autorités américaines à réévaluer son classement des cybermenaces, faisant de l’Iran sa nouvelle priorité.

Jusqu’à présent, la Chine et son armée de cyber-espions était la principale cible des critiques américaines. Mais Pékin “a des relations diplomatiques avec les États-Unis, ce qui devrait empêcher les Chinois de lancer des attaques majeures”, explique au site spécialisé dans l'informatique PCWorld Frank Cilluffo, directeur du Homeland Security Policy Institute (Institut pour la sécurité intérieure). Le régime iranien, de son côté, “n’a plus grand-chose à perdre et peut donc se permettre de mener des attaques bien plus destructrices”, précise Jean-François Beuze, spécialiste français de la cybersécurité contacté par FRANCE 24. D’autant que Téhéran est convaincu que les États-Unis ont frappé les premiers : l’Iran les soupçonne d’être, avec Israël, à l’origine du virus Stuxnet qui avait ralenti le programme nucléaire iranien en 2010.

La menace iranienne est prise d’autant plus au sérieux que cette nouvelle attaque montre une montée en puissance des capacités cyber-offensives de l’Iran. “L’année dernière, les autorités américaines minimisaient le danger iranien sur le terrain cyber, ce n’est plus le cas aujourd’hui”, souligne le "Wall Street Journal". Le mois dernier l’administration Obama a tenu une réunion consacrée au danger que l’Iran représentait dans le cyberespace et doit de nouveau se pencher sur la question dans les semaines à venir. “Mais il est difficile de savoir comment y répondre car l’Iran est déjà soumis à des sanctions économiques très importantes”, souligne Jean-François Beuze.

Première publication : 24/05/2013

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