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Afrique

François Hollande propose un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique

Texte par Dépêche

Dernière modification : 25/05/2013

Le président de la République française a proposé, samedi à Addis Abeba, lors des festivités du 50e anniversaire de l'Union africaine, la tenue d'un sommet "pour la paix et la sécurité sur le continent africain" les 6 et 7 décembre à Paris.

Les célébrations de l'unité africaine samedi à Addis Abeba ont été quelque peu voilées par la menace islamiste grandissante sur le continent, au surlendemain de nouveaux attentats au Niger, la France proposant un sommet exclusivement consacré à la sécurité.

La France, a annoncé le président François Hollande, s'apprête à convier "l'ensemble des dirigeants africains" à un sommet pour la paix et la sécurité sur le continent africain. Il se tiendra les 6 et 7 décembre à Paris et fera une large part "à la lutte contre le terrorisme".

"Ce sont les Africains qui, demain, devront assurer la sécurité de leur continent" même si "la France sera toujours à leurs côtés", a estimé le président français, seul chef d'Etat européen invité aux festivités du 50e anniversaire de la création de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA), devenue l'Union africaine (UA) en 2002.

La France est intervenu militairement depuis quatre mois pour neutraliser les milices islamistes qui avaient conquis le nord du Mali, face à l'extrême lenteur du déploiement des forces panafricaines. Et vendredi encore, c'est un assaut de forces spéciales françaises, aux côtés d'éléments nigériens, qui a mis fin à une attaque sanglante d'islamistes dans le nord du Niger.

Mais, souligne l'entourage du président Hollande, la France n'entend plus apparaître comme le "gendarme de l'Afrique" ni s'ingérer dans ses affaires intérieures.

"Le terrorisme est désormais une menace sérieuse pour l'Afrique", a reconnu de son côté le ministre éthiopien des Affaires étrangères lors d'une rencontre avec son homologue américain John Kerry qui a également fait escale à Addis Abeba.

Soulignant que "ce qui arrive au Niger n'est pas un incident isolé" mais "lié à ce qui se passe au Mali", Teodros Adhanom a assuré que l'Afrique avait "l'expérience" de ces situations "avec bien sûr le soutien de partenaires comme les Etats-Unis".

L'exemple en est la Somalie, livrée depuis 1991 à la guerre civile, et où une force de l'Union africaine (Amisom) a fait largement reculer depuis un an et demi les islamistes shebab, un moment sur le point de conquérir l'ensemble du pays.

Cette force, financée pour l'essentiel par des donateurs non africains, est composée de soldats ougandais, burundais et kényans pour l'essentiel, préfigurant peut être ce concept de sécurité africaine assurée par des forces africaines.

A présent, c'est aussi au Nigeria qu'une insurrection islamiste suscite l'inquiétude.

L'armée nigériane a annoncé vendredi avoir mené des frappes aériennes et des attaques terrestres contre les bastions du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est, un nouveau tournant dans la guerre contre les extrémistes que redoutent les civils exposés aux combats.

Il s'agit de l'opération militaire la plus importante contre Boko Haram depuis 2009, quand les soldats avaient envahi la ville nigériane de Maiduguri, QG de la secte.

Tout en qualifiant pour la première fois Boko Haram "d'organisation terroriste", le secrétaire d'Etat américain John Kerry a de nouveau exhorté samedi à Addis Abeba les autorités nigérianes à faire en sorte que l'armée ne commette pas d'"atrocités" contre des civils dans ses opérations en cours contre ce mouvement.

"Nous soutenons complètement le droit du gouvernement du Nigeria à se défendre et de combattre les terroristes. Cela dit, j'ai soulevé la question des droits de l'homme avec le gouvernement", a dit M. Kerry. "Les atrocités commises par certains ne doivent pas excuser celles commises par d'autres", a souligné le secrétaire d'Etat devant la presse.

AFP
 

Première publication : 25/05/2013

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