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Afrique

La CPI veut "terroriser les leaders africains" selon Omar el-Béchir

© Capture FRANCE 24

Vidéo par Taoufik MJAIED

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/05/2013

En marge du sommet de l'Union africaine à Addis Abeba, le président soudanais, sous le coup d’un mandat d'arrêt international depuis le 4 mars 2009, a dénoncé au micro de FRANCE 24 la légitimité de la CPI à poursuivre les chefs d’État africains.

Le ton est posé, les mots bien choisis. Dimanche 26 mai, le président soudanais Omar el-Béchir, lors d'une interview accordée à FRANCE 24 en marge du sommet de l'Union africaine (UA) organisé à Addis Abeba en Éthiopie, a demandé l’arrêt des poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président kenyan Uhuru Kenyatta et son adjoint William Ruto. Les deux hommes sont en effet poursuivis pour crimes contre l'humanité pour leurs participations présumées aux violences post-électorales de 2007. Une résolution en ce sens, déjà adoptée le 23 mai par les ministres des Affaires étrangères de l'UA, a été validée lundi "par consensus" - sans vote formel - par les dirigeants de l'organisation.

Le président de l'UA dénonce une "chasse raciale" contre les Africains

Le président en exercice de l'Union africaine, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, a accusé lundi à Addis Abeba la Cour pénale internationale (CPI) de mener "une sorte de chasse raciale" contre les Africains.

Lors de la création de la CPI, "l'objectif était d'éviter toute sorte d'impunité, mais désormais le processus a dégénéré en une sorte de chasse raciale. (...) La CPI doit bien voir qu'elle ne devrait pas pourchasser des Africains", a-t-il déclaré devant la presse.

"En Afrique, il y a cette conviction que la Cour pénale internationale est le nouveau visage de la colonisation pour terroriser les leaders africains, affirme le président Omar el-Béchir au micro de FRANCE 24. On observe d'ailleurs que tous ceux qui sont poursuivis par la CPI sont des Africains, et précisément ceux qui rejettent et refusent la politique occidentale".

Dix-huit personnes, tous des Africains, sont en effet actuellement inculpés par la CPI pour des crimes survenus dans huit pays du continent (République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d'Ivoire, Mali).

"Pourquoi n’y a-t-il que des Africains qui sont jugés par cette cour ?"

Depuis quelques années, cette accusation est donc presque devenue un leitmotiv. "On a l’impression que la Cour pénale internationale ne vise que les Africains. Cela signifie-t-il que rien ne se passe par exemple au Pakistan, en Afghanistan, à Gaza, en Tchétchénie ? Ce n’est pas seulement en Afrique qu’il y a des problèmes. Alors pourquoi n’y a-t-il que des Africains qui sont jugés par cette cour ?", avait lancé, en juin 2011, le Gabonais Jean Ping, président de la commission de l’UA entre 2008 et 2012. Une position reprise ensuite par la sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma qui lui a succédé il y a environ un an.

Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour en 2009, puis de génocide en 2010, Omar el-Béchir a été le premier chef d'État en exercice poursuivi pour de tels actes par la Cour pénale internationale (CPI). Bien qu’il soit susceptible d’être interpellé en franchissant les frontières soudanaises, el-Béchir continue à voyager normalement lorsqu’il a l’assurance de ne pas être inquiété. Depuis l'émission de son mandat d'arrêt le 4 mars 2009, le chef d’État a multiplié les déplacements sur le continent africain : Égypte, Arabie saoudite, Libye, Érythrée, Zimbabwe ou encore Éthiopie.

Deux présidents en exercice poursuivis par la CPI

"Les États-Unis sont les premiers à faire pression sur les Africains alors qu'ils n'ont pas ratifié le Statut de Rome qui signe la création de la CPI. Maintenant, avec l'arrivée de Uhuru Kenyatta au Kenya, il y a deux présidents poursuivis par la Cour", insiste Omar el-Béchir.

Depuis 2009, l’Union africaine s’attache à défendre farouchement le président soudanais estimant que son arrestation pourrait mettre en péril les efforts de paix entre le Soudan et le Soudan du Sud. Le président kenyan Uhuru Kenyatta  vient désormais s’ajouter à la liste des cas emblématiques de l’organisation. Son procès doit débuter le 9 juillet à La Haye, siège de la CPI.

Les dirigeants africains demandent la clôture de la procédure entamée par la Cour pénale internationale et son renvoi devant les juridictions kényannes, en mettant en avant les réformes du système judiciaire du Kenya. La Cour internationale a fait savoir à l'AFP qu'elle "ne réagirait pas aux résolutions de l'UA".

En 2011, l’organisation panafricaine avait déjà demandé au Conseil de sécurité des Nations unies de suspendre les poursuites engagées contre le président soudanais Omar el-Béchir. En vain. La résolution de l'UA n'aura aucune force contraignante sur la CPI. Seul le Conseil de sécurité de l'ONU, auquel elle est liée par un accord de coopération, peut simplement réclamer une "suspension" des procédures.

 

 

 

Première publication : 27/05/2013

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