Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre l'État islamique

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : croissance, inflation... Tableau noir pour l'exécutif?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Gaza : pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Ce qu'il faut retenir de la vidéo de la décapitation de James Foley par l'EI

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent le barrage de Mossoul

    En savoir plus

Asie - pacifique

Quelque 90 Afghans détenus sur une base britannique en Afghanistan

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/05/2013

Les forces britanniques en Afghanistan détiennent depuis plusieurs mois sur la base de Camp Bastion jusqu'à 90 Afghans soupçonnés de complicité avec les Taliban, selon des informations révélées par la BBC et confirmées par Londres.

Quelque 90 Afghans, soupçonnés pour la plupart d’avoir tué des soldats britanniques, sont emprisonnés depuis des mois à Camp Bastion, une base de l'armée britannique en Afghanistan. Le gouvernement du Royaume-Uni l’a reconnu mercredi 29 mai, tout en assurant que ces détentions étaient légitimes. Cette mise au point sert de réponse à des avocats britanniques, représentant certains de ces détenus, qui ont saisi la justice à Londres pour qu'elle statue sur la légalité de ces détentions "totalement inconstitutionnelles", selon eux. Ils assurent que leurs clients sont détenus sans avoir été inculpés.

Interrogé par la BBC qui a révélé l'affaire, le ministre de la Défense britannique, Philippe Hammond, a évalué à "autour de 80-90" le nombre des Afghans détenus à Camp Bastion, la plus importante base militaire britannique en Afghanistan, située dans la province du Helmand, au sud du pays. Mais selon lui, il est "totalement ridicule" de dire qu'il s'agissait d'"un lieu de détention secret".

"La plupart [de ces prisonniers] sont soupçonnés d'avoir tué des soldats britanniques ou d'avoir préparé, facilité ou procédé à l'installation de bombes artisanales, a ensuite précisé son ministère. Ils sont détenus en attendant leur remise aux autorités afghanes pour un complément d'enquête, préalable à des poursuites." Selon les autorités britanniques, leur transfert a été stoppé en novembre en raison d'un risque de mauvais traitement des détenus de la part des autorités afghanes.

"Violation du droit britannique et international"

Selon Philippe Hammond, les forces britanniques en Afghanistan ont le droit de garder en prison des suspects pendant 96 heures, une durée pouvant être prolongée dans certaines circonstances exceptionnelles. Le ministre a même assuré que le "centre de détention provisoire" de Camp Bastion était "régulièrement inspecté" par la Croix-Rouge. Il a également été visité par une délégation parlementaire britannique qui a tenu informé le Parlement cette année, a-t-il signalé.

"Nos clients sont détenus depuis huit à 14 mois, sans avoir été inculpés et sans avoir accès à un avocat, en violation du droit britannique et international", affirme pour sa part le cabinet d'avocats Public Interest qui représente huit de ces détenus et qui a saisi la Haute-Cour de justice de Londres. "C'est un centre de détention secret qui a été utilisé pour détenir illégalement ou interner jusqu'à 85 Afghans dont nul n'avait connaissance", a assuré Me Phil Shine, estimant que cette affaire n'était pas sans rappeler celle de la prison militaire américaine de Guantanamo.

Ces avocats "demandent à la justice de nous ordonner de relâcher ces gens, de les renvoyer sur le champ de bataille de telle sorte qu'ils puissent poursuivre les activités qui les ont conduits en prison, mettant la vie des soldats britanniques et de l'Isaf (la force internationale de l'Otan, NDLR) en danger", a répondu le ministère de la Défense britannique.

Pour sa part, le porte-parole de la présidence afghane, Aimal Faizi, a fait savoir que le gouvernement avait ouvert une enquête sur les détenus de Camp Bastion.

FRANCE 24 avec dépêches
 

Première publication : 29/05/2013

  • AFGHANISTAN

    REPORTAGE - En Afghanistan, le rêve de visa pour l'Iran tourne court

    En savoir plus

  • AFGHANISTAN

    Attentat-suicide et fusillade dans le centre de Kaboul

    En savoir plus

  • AFGHANISTAN

    Sept soldats de l'Otan tués en Afghanistan

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)