Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

FRANCE

Une lettre de Dreyfus vendue 380 000 euros aux enchères à Paris

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/05/2013

Une lettre d'Alfred Dreyfus, adressée au ministre de l'Intérieur le 26 janvier 1895, a été adjugée mercredi 380 000 euros par la maison d'enchères Sotheby's à Paris. La vente de ce document était critiquée par les héritiers du capitaine.

Une lettre rédigée par le célèbre capitaine Dreyfus a été adjugée à 380 000 euros - 457 000 euros en comptant les frais -, mercredi 29 mai, à un acheteur au téléphone, lors d’une vente aux enchères de la maison Sotheby's à Paris. Un prix largement supérieur à l’estimation initiale de l’œuvre, fixée entre 100 000 et 150 000 euros. Cette vente s’est tenue malgré l’opposition ferme des héritiers de l’homme à l’origine de l’affaire qui divisa la France en deux.

"J’ai été condamné pour le crime le plus infâme qu’un soldat puisse commettre et je suis innocent," clamait Alfred Dreyfus, accusé à tort de trahison, dès les premiers mots de la lettre adressée le 26 janvier 1895 au ministre de l’Intérieur de l’époque. Un mois seulement après sa condamnation, il était à l’époque détenu sur l’île de Ré, dans l'attente de sa déportation à l'île du Diable en Guyane. "Je viens vous demander, monsieur le ministre, ni grâce ni pitié mais justice seulement. […] Au nom de mon honneur de soldat qu’on m’a arraché, au nom de ma malheureuse femme, au nom enfin de mes pauvres enfants, je viens vous supplier de faire poursuivre les recherches pour découvrir le véritable coupable."

Pas un objet de spéculation

Cent dix-huit ans plus tard, la question de l’avenir de ce document historique, véritable préambule au futur combat des dreyfusards, faisait jusqu’à son rachat mercredi l’objet d’une polémique. Selon le petit-fils d’Alfred Dreyfus, Charles Dreyfus, la place de cette lettre rédigée dans les tout premiers jours de l’affaire et restée sans réponse se trouvait en effet aux Archives nationales. Car, pour l’héritier, les témoignages du passé ne sont pas un objet de spéculation. Il aurait donc été, selon lui, préférable que l’ancien propriétaire, qui a souhaité garder l’anonymat, en fasse don à des institutions telles que la Bibliothèque nationale de France ou le Musée d’art et d’histoire du judaïsme, afin de  soutenir la "jurisprudence des héritiers du capitaine Dreyfus".

De son côté, la société Sotheby’s, organisatrice des enchères, s’était défendue en affirmant "que cette lettre [avait] fait l’objet d’une première cession onéreuse par la famille du capitaine Dreyfus", avant d’être rachetée en 1996. Selon la société, l’ex-propriétaire avait également pris soin il y a plusieurs mois de rencontrer Charles Dreyfus, qui n’avait alors "ni remis en cause cette provenance ni réclamé ladite lettre".

Première publication : 29/05/2013

  • FRANCE

    L'Élysée vend une partie de ses bouteilles de vin

    En savoir plus

  • FRANCE

    La vente controversée des masques hopis rapporte plus de 900 000 euros

    En savoir plus

  • FRANCE

    Des clichés historiques de l'International Herald Tribune aux enchères à l'Hôtel Drouot

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)