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Moyen-orient

Les élections législatives libanaises reportées à novembre 2014

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/05/2013

Face aux désaccords sur le mode de scrutin et aux tensions liées à la guerre en Syrie, les députés libanais ont voté, ce vendredi, une prolongation de leur mandat. Les élections initialement prévues en juin auront lieu en novembre 2014.

Les élections législatives, prévues au mois de juin au Liban, ont été reportées au mois de novembre 2014 en raison du désaccord entre les partis sur le code électoral et de l'impact dans le pays de la guerre civile en Syrie voisine.

C'est la première fois depuis la guerre civile libanaise (1975-1990) qu'un tel report a lieu. Les députés "ont entériné en dix minutes" la proposition de loi du chrétien indépendant Nicolas Fattouche, a confié un élu à Reuters.

"La durée du mandat de la législature sera modifiée exceptionnellement pour prendre fin le 20 novembre 2014", indique le texte soumis à l'approbation. La raison conduisant à cette prolongation est "la situation sécuritaire dans plusieurs régions libanaises, qui s'accompagne d'une escalade politique et d'une division qui prend souvent des formes confessionnelles menant à la dissension", explique la proposition de loi. "Les tensions sécuritaires et politiques empêchent la tenue d'une campagne électorale", ajoute le texte.

Le Liban toujours sans gouvernement

La plupart des formations politiques sont hostiles à l'actuel scrutin majoritaire à un tour et souhaitent y introduire de la proportionnelle, mais sans parvenir à se mettre d'accord sur l'importance de la dose.

Les affrontements entre partisans et adversaires du président syrien, Bachar al-Assad, enregistrés dans la capitale, Beyrouth, et surtout dans le nord, à Tripoli, ont également incité les parlementaires à geler le processus électoral.

Après le vote sur le report des élections, il restera cependant à régler un problème difficile : la formation d'un nouveau gouvernement. Depuis sa nomination le 6 avril, le nouveau Premier ministre, Tamman Salam, a été dans l'incapacité de former un nouveau cabinet, toujours en raison des divisions accentuées par la crise syrienne.

Avec dépêches

Première publication : 31/05/2013

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