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Moyen-orient

Moscou n'a pas encore livré de missiles sol-air à Damas, selon la presse russe

Bachar al-Assad, jeudi, sur Al-Manar TV

Vidéo par Ksenia BOLCHAKOVA

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/05/2013

La Russie n'a pas encore livré de missiles sol-air S-300 à la Syrie contrairement à ce qu'a laissé entendre le président Bachar al-Assad et elle pourrait ne pas le faire cette année, ont rapporté vendredi deux journaux russes.

La Russie ne devrait pas être en mesure de livrer les missiles antiaériens S-300 promis à Bachar al-Assad avant l’automne, rapporte vendredi l'agence de presse russe Interfax citant une source au sein de l’industrie militaire du pays. Cette dernière précise également que la date de livraison de ces armes, qui inquiètent tant les gouvernements occidentaux, dépendra de l’évolution de la situation en Syrie.

Interrogé sur cette question au cours d’une interview diffusée jeudi sur la chaîne du Hezbollah libanais Al-Manar, le président syrien avait pourtant reconnu implicitement avoir

reçu des missiles sol-air de ce type en provenance de Russie. "Tous les accords passés avec la Russie seront honorés et une partie l'a déjà été dernièrement", avait-t-il affirmé. "Les Russes et nous continuerons d'honorer ces accords."

Vendredi, par la voix de son directeur, le constructeur soviétique Mig annonce, en revanche, que Moscou pourrait être en mesure de fournir comme prévu 10 avions de chasse MiG-29 au régime de Damas. Les détails de cette livraison font l’objet de discussions avec une délégation syrienne, indique l’agence de presse russe RIA.

Israël inquiet

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov avait pourtant défendu mardi la livraison des missiles S-300 visant à dissuader toute velléité d'intervention extérieure dans le conflit. Ces missiles ultra-modernes peuvent détruire des avions ou des missiles guidés, et selon le ministre israélien des Affaires stratégiques Youval Steinitz, peuvent atteindre des avions au-dessus du principal aéroport israélien. Néanmoins, Israël avait déjà annoncé ne pas vouloir provoquer "d'escalade" avec la Syrie mais qu'il ne permettrait pas le transfert d'armes "stratégiques" au Hezbollah, sa bête noire.

Agitant la menace de l'ouverture d'un front avec Israël, qui a mené trois raids près de Damas contre des cibles militaires, M. Assad a déclaré lors de son interview qu'"il y a une pression populaire manifeste pour ouvrir le front de résistance au Golan". "Il y a plusieurs facteurs, (dont) les agressions israéliennes répétées", a-t-il précisé. Le plateau du Golan a été occupé par Israël en 1967 et depuis cette date il n'y a pas eu de violences entre les deux pays, théoriquement en état de guerre. M. Assad a également prévenu que son régime risposterait à toute agression israélienne la prochaine fois.

Solution politique au point mort

Les livraisons d'armes au régime syrien par la Russie ne contribuent pas à régler la crise en Syrie, a déploré jeudi le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague. À Washington, la porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) a mis en garde la Russie sur de nouvelles livraisons d'armes à Bachar al-Assad, affirmant qu'elles ne feraient "que prolonger la violence". Elle a estimé que la Russie devait plutôt "convaincre Assad de nommer une équipe dotée de pouvoirs réels pour négocier le transfert total de ses pouvoirs exécutifs à une instance gouvernementale de transition".

Réunie à Istanbul du 23 au 30 mai, la Coalition de l'opposition syrienne a décidé de reporter l'élection de son président à la mi-juin. De même, la désignation du gouvernement du Premier ministre intérimaire Ghassan Hitto, également prévue lors de la réunion qui s'est achevée jeudi soir, a été reportée sine die. Tout au long des discussions, les deux principaux parrains financiers de la Coalition, le Qatar et l'Arabie saoudite, se sont livrés à une guerre d'influence qui a paralysé les pourparlers.

Sur le terrain, les combats continuent de faire rage dans le pays où plus de 94 000 personnes ont péri dans le pays en plus de deux ans selon une ONG syrienne et poussé à la fuite plus de 5 millions de Syriens.

Avec dépêches

Première publication : 31/05/2013

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