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Afrique

Tunis fait appel du verdit "clément" contre les assaillants de l'ambassade américaine

© AFP

Vidéo par David THOMSON

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/05/2013

Le parquet de Tunis a fait appel vendredi du verdict prononcé le 28 mai contre les auteurs de l'attaque de l'ambassade américaine à Tunis, en septembre 2012. Les 20 assaillants ont écopé d'une peine de deux ans de prison avec sursis.

Le parquet a fait appel du verdict "clément" pour 20 assaillants de l'ambassade américaine à Tunis condamnés à des peines de prison avec sursis, a annoncé vendredi le ministre de la Justice, assurant comprendre la colère de Washington. "Le ministère public a fait appel (...). Nous comprenons la réaction des États-Unis étant donné qu'ils sont la partie lésée, que les dégâts étaient énormes et que le verdict était clément", a déclaré le ministre Nadhir Ben Ammou, ajoutant que l'État tunisien n'était "pas satisfait de ce procès".

Le tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 28 mai, à deux ans de prison avec sursis 20 personnes ayant participé en septembre 2012 à l'attaque de l'ambassade américaine, que les autorités tunisiennes ont attribué à la mouvance salafiste jihadiste. Le procès éclair n'a duré qu'une demi-journée et le verdict avait été rendu dans la nuit. La représentation américaine avait réagi le lendemain en se disant "profondément inquiète".

"Le gouvernement tunisien a déclaré publiquement son opposition à ceux qui ont recours à la violence. Par ses actions, le gouvernement tunisien doit également démontrer qu'il n'y a aucune tolérance envers ceux qui encouragent et utilisent la violence pour atteindre leurs objectifs. Le verdict du 28 mai a échoué à cet égard", avait-elle estimé.

Le ministre de la Justice a souligné vendredi que la décision de faire appel avait été prise "avant même la publication du communiqué de l'ambassade", alors que ce texte avait été dénoncé par certains politiques comme une "tentative d'ingérence" dans les affaires tunisiennes. M. Ben Ammou a estimé que le jugement prononcé mardi était "contraire à la loi".

La menace des groupes salafistes

En septembre, la diffusion sur Internet d'extraits d'un film islamophobe avait déclenché une vague de violences à travers le monde musulman. À Tunis, l'ambassade des États-Unis avait été attaquée par une foule de manifestants, dont de nombreux islamistes radicaux, et quatre assaillants avaient été tués.

La représentation diplomatique et l'école américaines avaient été partiellement incendiées et saccagées, tandis que la police, débordée, avait mis des heures à repousser la foule. Environ 80 personnes sont encore dans l'attente d'un procès pour leur participation aux violences du 14 septembre, selon leurs avocats. Les organisateurs présumés n'ont pas été arrêtés, en particulier Abou Iaydh, chef du mouvement djihadiste Ansar Asharia et vétéran d'Al-Qaïda en Afghanistan, qui est en fuite.

La Tunisie est confrontée depuis la révolution de janvier 2011 à un essor de groupes salafistes responsables de plusieurs attaques, en particulier contre la police ou contre des manifestations culturelles. Le gouvernement, dirigé par les islamistes d'Ennahda, a longtemps été accusé de laxisme vis-à-vis de ces groupes, mais les autorités ont durci leur position depuis la découverte de groupes armés liés à Al-Qaïda près de la frontière algérienne en avril. Le 19 mai, des heurts entre militants d'Ansar al-Charia à Tunis ont fait un mort et une vingtaine de blessés, quand les forces de sécurité sont intervenues sans ménagement pour empêcher un rassemblement interdit.

Avec dépêches

Première publication : 31/05/2013

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