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Economie

L'effet Bradley Manning sur WikiLeaks

© Wikimedia Commons

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 03/06/2013

Trois ans après avoir reçu les câbles diplomatiques du soldat Bradley Manning, dont le procès pour "collusion avec l’ennemi" s’ouvre ce lundi aux États-Unis, le site WikiLeaks connaît une véritable descente aux enfers, sans rendre les armes.

Et WikiLeaks dans tout ça ? L’ombre de l’organisation à l’origine du “cablegate” plane sur le très médiatique procès du soldat Bradley Manning qui s’ouvre lundi 3 juin devant la cour martiale à Fort Meade (Maryland). Ce militaire de 25 ans est accusé par le gouvernement américain de “collusion avec l’ennemi”, et notamment avec al-Qaïda, pour avoir fourni à WikiLeaks, en 2010, des centaines de milliers de câbles diplomatiques américains sur les conflits en Afghanistan et en Irak. Il reconnaît être l’auteur de la fuite mais affirme n’avoir “pas voulu nuire” aux États-Unis.

Ce procès peut avoir un impact judiciaire direct pour WikiLeaks. Depuis mai 2011, un grand jury planche en Virginie sur l’opportunité ou non de poursuivre pour espionnage le site et son controversé fondateur, l’activiste australien Julian Assange. “Un acquittement de Bradley Manning prouverait que l’impact de ces révélations n’a pas été aussi négatif pour la sécurité nationale américaine tandis qu’une condamnation aurait l’effet contraire”, souligne Gavin MacFadyen, directeur du Centre du journalisme d’investigation de Londres et ami de Julian Assange, contacté par FRANCE 24.

Mais au-delà de ce lien judiciaire direct, WikiLeaks a vécu, depuis ce “coup” retentissant en 2010, une descente aux enfers médiatiques, financières et judiciaires. “De toute ma carrière de journaliste, je n’ai jamais assisté à un tel acharnement contre un organe de presse”, assure Gavin MacFadyen.

Dans le collimateur américain

Avant le "cablegate", WikiLeaks bénéficiait d’une aura très positive… dans des cercles très restreints. En 2008, le très sérieux quotidien britannique "The Economist" lui avait même décerné le prix du meilleur nouveau média. Bradley Manning a certes contribué à transformer le site du jour en lendemain en machine à scoops mondialement connu. Mais la publication des documents explosifs qu’il avait en sa possession peut après coup être perçu comme un cadeau particulièrement empoisonné. “Depuis le 'cablegate', les documents que le site publie, car il continue à en publier régulièrement, sont peu repris par les médias américains et européens”, regrette Gavin MacFadyen. Il souligne à ce propos le décalage avec les journaux d’Amérique du Sud ou d’Asie qui, eux, continuent à “mettre les ‘scoops’ de WikiLeaks en avant”.

Les États-Unis ont d’ailleurs très officiellement pris dès 2010 WikiLeaks pour cible de leur ire. Le Pentagone a ainsi placé en 2010 l’organisation sur la liste des “ennemis mettant en péril la sécurité nationale”, comme le rappelait alors le "New York Times". Le sénateur indépendant Joe Lieberman, qui dirigeait alors la commission sénatoriale sur la sécurité intérieure, avait appelé “toute société ou organisation qui héberge WikiLeaks à cesser sans attendre tout rapport avec ce site”.

Problème d’argent

“À l’époque, WikiLeaks s’attendait à ce genre d’offensive de la part des États-Unis et estimait que c’était le prix à payer”, se rappelle Gavin MacFadyen qui était alors en contact régulier avec l’organisation. Mais elle a davantage été prise au dépourvu, d’après lui, par la coupure du robinet financier. À partir de fin 2010, les sociétés Visa et Mastercard ont bloqué la possibilité de verser de l’argent à WikiLeaks qui vit essentiellement grâce aux dons. “Aujourd’hui, le principal problème du site provient de la difficulté qu’il rencontre pour se financer”, reconnaît Gavin MacFayden.

Que dire, en outre, des ennuis judiciaires de Julian Assange ? Il est sous le coup d’une procédure d’extradition vers la Suède où il est soupçonné d’abus sexuels. Le fondateur de WikiLeaks assure qu’il s’agit d’une machination politique pour le faire taire. Pour échapper à l’extradition ordonnée par la justice britannique, il a trouvé, depuis août 2012, asile à l’ambassade d’Équateur à Londres.

Malgré le tourbillon d’ennuis que les révélations du "cablegate" ont suscité pour WikiLeaks et son fondateur, tout n’est pas noir. “Le nombre de personnes qui travaillent, essentiellement bénévolement, pour le site a augmenté depuis 2011”, assure Gavin MacFayden sans pour autant fournir de données chiffrées. D’après lui, le site s’apprête, en outre, à publier “dans les deux prochaines semaines” un nouveau gros coup. Il assure que “les membres de WikiLeaks ne regrettent rien et si c’était à refaire, ils le referaient à l’identique”.

Première publication : 03/06/2013

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