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EUROPE

Les panneaux solaires chinois taxés par Bruxelles

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/06/2013

Malgré les réticences de plusieurs pays membres de l'Union européenne, Bruxelles a instauré, ce mardi, une taxe temporaire sur les panneaux solaires chinois qui devrait s'élever, à partir du 6 juin, à 11,8 %.

La Commission européenne a annoncé mardi l'instauration de taxes provisoires sur le solaire chinois, malgré les réticences de plusieurs Etats de l'UE et les craintes de représailles commerciales de Pékin.

"Aujourd'hui, la Commission européenne a décidé à l'unanimité d'imposer des taxes sur les importations de panneaux solaires chinois, les cellules photovoltaïques et les composants", a déclaré le commissaire en charge du Commerce, Karel De Gucht, lors d'une conférence de presse.

L'exécutif européen a opté pour des mesures graduelles: à partir du 6 juin, les taxes seront au taux de 11,8%, et passeront deux mois plus tard à 47,6% en moyenne si la Commission ne parvient pas à trouver un accord avec Pékin.

"La balle est dans le camp des Chinois", a estimé M. De Gucht en évoquant une "fenêtre d'opportunité". "Il est clair que si la Chine n'apporte pas de solution d'ici le 6 août, des taxes plus élevées seront appliquées", a-t-il insisté.

"Ce n'est pas une mesure protectionniste", a assuré M. De Gucht, justifiant l'instauration de ces taxes en expliquant qu'il s'agissait d'une "mesure d'urgence pour donner un ballon d'oxygène à un secteur qui souffre" des pratiques de dumping de Pékin.

Les taxes entreront en vigueur jeudi pour une durée de six mois. Dans cet intervalle, la Commission va continuer à négocier avec la Chine, avec la volonté d'aboutir à une "solution amicale" et de suspendre ces taxes.

Elle espère qu'une réunion aura lieu "dans les semaines qui viennent" avec des responsables chinois "pour discuter de manière constructive" de tous les sujets ayant trait à leur relation commerciale.

"Nous sommes soulagés que la Commission européenne ait décidé de prendre des mesures concrètes pour lutter contre les pratiques déloyales chinoises, qui ont déjà couté des milliers d'emplois et la fermeture de 60 usines dans le secteur en Europe", s'est félicité le groupement d'entreprises EU ProSun.

A l'opposé, l'Alliance pour une énergie solaire abordable (Afase), qui regroupe des industriels opposés aux taxes, a affirmé que cela allait "sévèrement heurter le niveau de demande, ce qui entraînera des pertes d'emplois et portera un coup important à l'industrie solaire européenne".

Bruxelles veut protéger l'industrie photovoltaïque européenne, dont la survie est menacée par les pratiques de dumping des industriels chinois. Quelque 25.000 à 30.000 emplois sont en jeu, selon des chiffres avancés par la Commission.

"La Commission a tenu bon face aux menaces formulées par la Chine, avec la complicité de l'Allemagne, et face aux pressions de certains Etats", a réagi auprès de l'AFP l'eurodéputé Vert Yannick Jadot. "L'UE a maintenant six mois pour sortir du piège de la division dans laquelle elle a été mise par la Chine et retrouver une ambition pour l'industrie du photovoltaïque, une des industries les plus prometteuses en Europe", a-t-il souligné.

Outre les autorités chinoises, la Commission a dû affronter plusieurs Etats membres qui se sont élevés contre l'instauration de ces taxes, en premier lieu l'Allemagne, premier partenaire européen de la Chine, qui craint des représailles commerciales. Dix-sept autres pays ont milité en faveur d'une solution négociée entre Bruxelles et Pékin.

La décision prise mardi "fait suite à une enquête sérieuse et à de nombreux contacts avec les acteurs de marché", a rappelé M. De Gucht en assurant que la Commission était "indépendante".

AFP

Première publication : 04/06/2013

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