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Afrique

L’armée malienne à la reconquête de Kidal

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/06/2013

Après un attentat-suicide perpétré mardi dans la maison d'un colonel du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), à Kidal, l'armée malienne est partie à la reconquête de cette localité du Nord gérée par la rébellion touareg.

L'armée malienne a affirmé, ce mardi 4 juin, être partie à la reconquête de Kidal, dans le nord-est du pays, occupée par la rébellion touarègue du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Un "grand nombre" de soldats "lourdement armés" est arrivé à Anefis, localité située à 150 km au nord de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, et à 200 km au sud de Kidal, selon un habitant d'Anefis joint par l'AFP. Plus tôt dans la journée, un attentat-suicide avait visé la maison d'un chef militaire de la rébellion touarègue du MNLA.

"Ça s'est passé dans une maison", a déclaré un habitant de la ville à propos de l’attentat. Le porte-parole de l'armée malienne, Souleymane Maïga, a par ailleurs précisé qu'il s'agissait de celle "d'un colonel du MNLA qui se prénomme Malick". "Le kamikaze attendait quelqu'un dans la maison du colonel quand il a été surpris par des jeunes et a déclenché sa charge. Lui-même est mort et il y a un blessé", a ajouté M. Maïga, précisant que l'armée malienne pensait que le chef militaire pouvait être "un informateur" de l'armée française présente à Kidal.

Située à 1 500 km au nord-est de Bamako, la localité de Kidal est gérée par le MNLA, qui s'oppose à la présence des militaires et des autorités du Mali dans cette zone, mais abrite des bases des armées française et tchadienne qui en assurent la sécurité.

Paris n’a "aucune information"

Le porte-parole de l'état-major de l'armée française, le colonel Thierry Burkhard, a déclaré depuis Paris n'avoir "aucune information" sur des mouvements de troupes maliennes vers Kidal. "On n'a pas un Français derrière toutes les opérations de l'armée malienne. Il n'y a pas d'automaticité", que ce soit dans la connaissance des opérations maliennes ou dans le soutien de ces opérations par des soldats français, a-t-il cependant ajouté.

Le porte-parole de l'armée malienne a pour sa part préféré ne pas faire de commentaire sur un accord préalable de Paris au mouvement de l'armée malienne et sa collaboration éventuelle avec les soldats français à Kidal. "C'est un jeu d'équilibrisme (...) et cela se gère à un niveau politique. Mais ce qui est sûr, c'est que nous sommes sur notre territoire et nous ferons la reconquête au fur et à mesure de nos capacités", a-t-il affirmé.

Avec dépêches

Première publication : 04/06/2013

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