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Afrique

Début des négociations entre l'État malien et les rebelles touaregs

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/06/2013

Malgré les combats de ces derniers jours, les autorités maliennes et les groupes armés touaregs du MNLA entament vendredi au Burkina Faso des discussions en vue d'un accord sur la tenue de la présidentielle malienne.

Les autorités maliennes et les groupes armés touaregs occupant Kidal (nord-est) se retrouvent, vendredi 7 juin, à Ouagadougou, pour des négociations sous l'égide de la médiation burkinabè. Cette rencontre survient alors que des combats opposent depuis mercredi les forces maliennes aux Touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) à Anefis, à 100 km de Kidal, leur dernier bastion du nord-est du Mali.

Décidées le 27 mai, ces discussions sont censées aboutir à un accord sur la ville de

Les groupes touareg accusés d’expulsions "à caractère racial à Kidal"

Le gouvernement provisoire malien a accusé les séparatistes touareg de se livrer à des arrestations et à une chasse aux populations noires - d'ethnies Songhaï, Bella et Bambara - à Kidal, dont certains membres ont été expulsés de la cité.

Mercredi, les États-Unis ont condamné "des actes de détention et d'expulsion basés sur des critères raciaux commis à Kidal" et ont appelé à une solution négociée permettant le retour de l'administration civile malienne dans la région.

Kidal précisément. Les Touareg refusent le retour de l’armée et de l’administration malienne dans la ville. L'armée de Bamako a quant à elle promis de reprendre d'ici l'élection présidentielle du 28 juillet la ville de Kidal, dont les hommes du MNLA s'étaient emparés début février après la fuite des djihadistes face à l'avancée des forces françaises.

Tiébilé Dramé, émissaire de Bamako pour le nord du Mali, et la délégation conjointe du MNLA et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), autre groupe armé touareg occupant Kidal, doivent participer aux négociations. Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne pour l'Afrique de l'Ouest, "va rencontrer les différentes parties et par la suite il y aura les pourparlers directs", a précisé une source proche de la médiation citée par l’AFP.
Selon des acteurs de ces discussions, l'objectif est de trouver un compromis d'ici le lundi 10 juin.

C’est en tous cas ce que Paris, par la voix de Laurent Fabius, a appelé de ses vœux. Le chef de la diplomatie française avait ainsi affirmé le 28 mai dernier qu'il fallait "qu'on puisse voter partout au Mali" lors de ce scrutin. "Pour la France, il est évident qu'il ne peut y avoir deux pays dans un même pays. Les dispositions seront prises pour qu'à Kidal, on puisse voter comme partout ailleurs", avait-il ajouté alors en visite à Bamako.

De son côté, Tiébilé Dramé s'est dit confiant de parvenir à un accord pour permettre au scrutin du 28 juillet de se tenir sur toute l'étendue du territoire national, y compris Kidal. "Je sens qu'un consensus est en train de voir le jour et je suis optimiste sur la signature d'un accord le 10 juin à Ouagadougou", a-t-il affirmé.

Violents combats entre les forces maliennes et le MNLA

À l'occasion de la rencontre avec les deux camps lundi dans la capitale burkinabè, la médiation et la communauté internationale ont exhorté chacun "à s'abstenir de tout acte ou propos pouvant mettre à mal le processus de paix", a rappelé la source proche de la médiation. Reste que sur le terrain les combats font rage.

Les forces gouvernementales se sont emparées mercredi d'Anefis, à l'issue de durs combats, les premiers depuis que l'opération française "Serval" a permis de chasser les djihadistes qui occupaient le Nord-Mali. Les militaires français ont laissé toutefois la ville de Kidal, au pied du massif de l'Adrar des Ifoghas, aux hommes du Mouvement national de libération de l'Azawad.

Et jeudi encore, les forces spéciales maliennes ont avancé en direction de Kidal, en vue d'un possible assaut. Des sources militaires ont en effet affirmé mercredi à Reuters que des soldats maliens avaient progressé à la faveur de la nuit en direction de la localité d'Amessine, à moins de 40 kilomètres de Kidal. Des renforts sont en cours d'acheminement vers le Nord en provenance de Gao et de Menaka. "Des forces spéciales sont actuellement en mission de reconnaissance dans le secteur des environs de Kidal", a ajouté le colonel Maïga, porte-parole de l’armée malienne.

Pour l’heure, le MNLA continue de rejeter les appels du gouvernement et de Paris à déposer les armes et d'affirmer qu'il résisterait à toute tentative de reconquête de sa place forte de Kidal. Les séparatistes touaregs se disent toutefois prêts à des négociations à condition que soit reconnu le droit à l'autodétermination du nord du Mali, que le MNLA appelle l'Azawad ("le pays des pâturages", en langue tamachek).

Avec dépêches

Première publication : 07/06/2013

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