Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

États-Unis - Cuba, un rapprochement historique

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Pakistan : massacre dans une école de Peshawar

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Airbus livre le premier A350 à Qatar Airways

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Une élection sans perdant ?"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Juppé n'est pas le Père Noël"

En savoir plus

SUR LE NET

Noël : les jouets connectés au pied du sapin

En savoir plus

SUR LE NET

Le rapprochement avec Cuba divise la Toile américaine

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

EUROPE

L'Union européenne critique la répression contre les manifestants turcs

© AFP

Vidéo par Fatma KIZILBOGA

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/06/2013

Après huit jours de manifestation en Turquie, l'Union européenne a rappelé à l'ordre Ankara au sujet des violences policières. Pour les Européens, les protestataires ont un droit légitime d'exprimer leur opposition.

Alors que les manifestants ont occupé pour la huitième journée consécutive la place Taksim d’Istanbul, l’Union européenne (UE) a pris leur défense face au Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Les Européens ont rappelé à Ankara que les manifestants avaient un droit légitime d’exprimer leur opposition.

"Le recours excessif à la force n’a pas sa place dans une démocratie", a ainsi lancé le commissaire européen à l’élargissement, Stefan Füle, à l’attention du chef du gouvernement turc lors d’une conférence à Istanbul sur l’Europe. Il a aussi demandé une enquête "rapide et transparente" sur les violences policières qui ont émaillé les rassemblements.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a également haussé le ton contre les autorités turques, en insistant sur la nécessité "de discuter des problèmes avec les jeunes du pays" et en exigeant "qu’aucune violence ne soit exercée contre les manifestants".

Un geste d’apaisement d’Erdogan

En réponse à ces critiques, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé "le deux poids, deux mesures" de ses voisins européens. "Dans n’importe quel pays d’Europe, lorsqu’il y a une protestation violente contre un projet de démolition de ce genre, croyez-moi, ceux qui sont impliqués subissent une répression plus sévère", a-t-il déclaré en faisant référence à la destruction annoncée du parc Gezi qui a mis le feu aux poudres.

Mais devant le Forum international auquel participait le commissaire européen à l’élargissement, le Premier ministre turc s’est aussi montré plus conciliant. Alors que la veille, il avait exigé devant ses partisans la fin immédiate des manifestations, il s'est dit aujourd'hui prêt à entendre toutes les "revendications démocratiques".

Poursuite des manifestations

Au même moment, les manifestations se poursuivaient au cœur d’Istanbul. Des dizaines de milliers de personnes sont toujours réunies sur la place Taksim pour réclamer la démission de Recep Tayyip Erdogan à qui elles reprochent une mainmise du pouvoir.

"Nous ne partirons pas, a affirmé à l’AFP un manifestant. Les gens vont continuer à venir. Nous n’avons peur de rien, avant tout le monde craignait de parler, maintenant c’est fini."

Selon un dernier bilan, ce mouvement de contestation a causé la mort de deux manifestants et d’un policier. Les heurts auraient également fait 4 785 blessés en une semaine.

Avec dépêches

Première publication : 07/06/2013

  • TURQUIE

    Accueilli en héros à Istanbul, Erdogan demande l'arrêt des manifestations

    En savoir plus

  • MANIFESTATIONS EN TURQUIE

    Depuis Tunis, Erdogan affirme qu'il ne cédera pas face aux manifestants turcs

    En savoir plus

  • TURQUIE

    Toujours mobilisés, les contestataires attendent Erdogan de pied ferme

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)