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Afrique

À Ouagadougou, la médiation burkinabè appelle à la fin des hostilités dans le Nord-Mali

© Capture d'écran / FRANCE24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/06/2013

Lors des négociations, ce samedi à Ouagadougou, entre le pouvoir malien et les rebelles touareg occupant Kidal (nord-est du pays), le président burkinabè a appelé à la cessation des hostilités entre les deux parties.

Les négociations entre le pouvoir malien et les rebelles touareg occupant Kidal se sont ouvertes, samedi 8 juin, à Ouagadougou. La médiation burkinabè a immédiatement appelé à la fin des hostilités.

Devant des délégations des deux parties, le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur pour l'Afrique de l'Ouest, a ainsi indiqué qu'il proposait la cessation des hostilités "qui créera les conditions de sécurité indispensables à la tenue d'une élection (présidentielle, NDLR) libre et transparente" dont le premier tour est prévu le 28 juillet.

L'objet des discussions est aussi "le redéploiement de l'administration générale, des services sociaux de base, des forces de défense et de sécurité au nord du Mali et en particulier à Kidal, selon des modalités qui seront négociées", a poursuivi Blaise Compaoré, sans plus de précision sur ces modalités et le calendrier.

L'armée malienne a relancé son offensive cette semaine et délogé, mercredi 5 juin, les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) de la localité d'Anefis, à une centaine de kilomètres au sud de Kidal (nord-est du Mali).

Objectif : une paix définitive

Le MNLA et un autre groupe touareg, le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), ont refusé, jusqu'à présent, à l'armée et à l'administration maliennes d'entrer dans Kidal, berceau de leur minorité ethnique, qu’ils occupent depuis fin janvier suite au début de l’opération Serval de l’armée française. Ils exigent la sécurisation du scrutin par la Minusma, la force de l'ONU qui doit prendre à partir de juillet le relais de la mission panafricaine déployée au Mali (Misma).

Les pourparlers entre Bamako et le bloc MNLA-HCUA se poursuivront "après l'élection présidentielle en vue de l'établissement d'une paix définitive et d'un développement durable et inclusif dans le nord du Mali", a ajouté le chef de l'État burkinabè.

Les discussions de Ouagadougou se poursuivront quant à elles tout le week-end, a indiqué le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé, en vue de parvenir lundi 10 juin à un "document" qui scellera un accord intérimaire.

Avec dépêches

Première publication : 08/06/2013

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