Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

EUROPE

En images : la révolte de la place Taksim, un Mai-68 turc

© Mehdi Chebil

Texte par Mehdi CHEBIL

Dernière modification : 02/12/2013

Une semaine après le début des manifestations contre le gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan, la place Taksim à Istanbul s’est transformée en un bastion dédié au mode de vie libéral.

La place Taksim, haut-lieu de la contestation anti-gouvernementale à Istanbul, résiste encore et toujours. Au huitième soir d’une vague de manifestations sans précédent contre le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, la place emblématique est une nouvelle fois noire de monde ce vendredi soir.

Mais les manifestants aguerris du week-end du 1er juin, qui protestaient contre le projet d'urbanisation du parc Gezi, ont fait place à une foule jeune et bigarrée qui parcourt Taksim et ses environs, une bière à la main. Le cœur battant d’Istanbul est devenu un lieu de rencontres joyeusement anarchique où se côtoient radicaux laïques élevés dans le culte d’Atatürk, divers groupuscules d’extrême gauche, ou encore des partisans du parti séparatiste kurde PKK.

La place Taksim, lieu de rencontres anarchiques

Mis à part leur volonté de surfer sur le mouvement de contestation, ces groupes politiques ont un autre point commun : ils n’intéressent guère la majorité des manifestants qui occupent le parc Gezi. Installés au milieu des banderoles, ces Indignés à la mode turque s’en tiennent à des revendications d’ordre environnemental et sociétal qui évoquent plus un mouvement type Mai-68 que les révolutions du Printemps arabe.

Au-delà du refus de l’abattage des arbres du parc Gezi, les manifestants dénoncent le retour à l’ordre moral que le pouvoir islamo-conservateur s’efforce d’imposer à travers, notamment, le durcissement des conditions de ventes des boissons alcoolisés. Bien à l’abri derrière une bonne dizaine de barricades, les manifestants ont transformé la place Taksim en une ode improvisée à leur mode de vie libéral.


 

Première publication : 08/06/2013

  • TURQUIE

    L'Union européenne critique la répression contre les manifestants turcs

    En savoir plus

  • TURQUIE

    Accueilli en héros à Istanbul, Erdogan demande l'arrêt des manifestations

    En savoir plus

  • TURQUIE

    Reportage : à Istanbul, les commerçants espèrent un retour au calme

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)