Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Des opérateurs indépendants au secours des campagnes

En savoir plus

SUR LE NET

L'ONU dresse l'inventaire des sites détruits en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

MODE

La mode 2014 marquée par une prise de conscience des créateurs

En savoir plus

SUR LE NET

Les campagnes virales des marques pour Noël

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

Economie

Surveillance d'Internet : un ancien employé de la CIA à l'origine des fuites

© The Guardian

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/06/2013

Ancien technicien de la CIA, Edward Snowden a révélé être à l’origine des fuites concernant la surveillance étroite des communications par le renseignement américain. Le jeune homme de 29 ans est aujourd'hui réfugié à Hong Kong.

Il est probablement l’homme le plus honni du moment par la NSA, l’agence de renseignement américaine au cœur d’un scandale concernant sa surveillance étroite des communications. Edward Snowden, ancien employé de sous-traitants de la NSA âgé de 29 ans, a révélé la semaine dernière aux journaux britannique "The Guardian" et américain "Washington Post" des informations confidentielles sur deux programmes secrets : le premier permet de récolter des données téléphoniques aux États-Unis via plusieurs opérateurs ; le second, Prism, vise les communications Internet des

étrangers, hors des États-Unis, via les géants du Net.

La justice américaine a déclaré avoir lancé une enquête sur l’origine de ces fuites. Le jeune homme, pourtant, ne cherche pas à se cacher : aux dires des deux quotidiens, c’est lui qui a tenu à ce que son nom soit révélé dans la presse. "Je n'ai aucune intention de me cacher parce que je sais que je n'ai rien fait de mal", a déclaré ce spécialiste informatique, ancien employé de la CIA aujourd’hui réfugié à Hong Kong, dans un entretien publié par "The Guardian".

"Je ne pense pas pouvoir revenir chez moi", a-t-il également affirmé. L’homme vivait jusqu’à récemment une vie confortable à Hawaii, auprès de sa compagne. "Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d'Internet et les libertés essentielles, d'autant que cet énorme système de surveillance concerne le monde entier, a-t-il poursuivi dans son entretien à "The Guardian". Mon unique objectif est d'informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux."

"Héros de l’année" 

Anonymous, le collectif d’activistes, a immédiatement salué l’action de "l’un des plus grands lanceurs d’alerte de l’Histoire". Le réalisateur Michael Moore l’a, lui, qualifié de "héros de l’année". 

Interrogé dimanche matin sur ABC, le journaliste du "Guardian" Glenn Greenwald, auteur de l’article à l'origine des révélations, a dénoncé une volonté d'"intimider les journalistes et leurs sources". "Chaque fois [...] que quelqu'un dévoile certaines actions du gouvernement, il est diabolisé et présenté comme un traître", a ajouté le journaliste.

De son côté, l’administration américaine ne décolère pas. Le directeur du renseignement américain, James Clapper, est monté au créneau, dénonçant sur ABC la semaine dernière "de grands dommages à la sécurité de notre pays". Samedi, il a déclassifié un certain nombre d'éléments sur ces programmes de surveillance des communications, défendant vigoureusement leur légalité et leur utilité dans la lutte antiterroriste. 

Très sévère dans sa lutte contre les fuites d'informations confidentielles, l'administration Obama avait dû se défendre à la mi-mai après la révélation de la saisie sans précédent de relevés téléphoniques de l'agence de presse américaine AP, qui avait suscité l'ire des défenseurs de la liberté de la presse.

Première publication : 10/06/2013

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS

    Comment les espions américains surveillent des millions de citoyens

    En savoir plus

  • INTERNET

    Le renseignement américain puise dans les données de Facebook et Google

    En savoir plus

  • ARABIE SAOUDITE

    Un plan saoudien de cybersurveillance dévoilé par un expert américain

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)