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Amériques

Surveillance par la NSA : Edward Snowden s’est évanoui dans la nature

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/06/2013

Edward Snowden, la "taupe" à l’origine des révélations sur les méthodes de surveillance de l’agence américaine NSA, est introuvable depuis lundi midi, heure à laquelle il a quitté son hôtel de Hong Kong.

L’homme qui fait trembler les États-Unis est introuvable. Edward Snowden, ancien consultant pour des sous-traitants de la NSA, à l’origine des fuites sur la surveillance des communications par l’agence de renseignements américaine, a quitté son hôtel de Hong Kong où il était réfugié depuis le 20 mai. Lundi midi, il a rendu la clé de sa chambre, selon les employés de l’hôtel. Depuis, Edward Snowden n’a plus donné signe de vie.

À la suite des révélations du "Guardian" et du "Washington Post" la semaine dernière sur les méthodes de la NSA qui ont ébranlé l’administration américaine - la première concernait des écoutes téléphoniques américaines, la seconde à propos de la surveillance des réseaux sociaux d’étrangers hors des États-Unis via les géants de l’Internet -, Edward Snowden avait choisi de divulguer son nom et de témoigner à visage découvert.
 
D’autres révélations à venir ?
 
"Je pense que je ne vais pas pouvoir revenir chez moi", avait-il déclaré au cours d’un entretien au quotidien britannique "The Guardian" paru dimanche, avant de faire part de son intention de demander asile en Islande, pays le plus respectueux des libertés d’expression selon lui. La Russie s’est d’ores et déjà portée candidate pour l’accueillir. Pour l’heure, selon Ewan MacAskill, l’un des auteurs des articles du "Guardian", Edward Snowden se trouverait toujours à Hong Kong.
 
Lundi, Glenn Grennwald, un autre journaliste du "Guardian", a suggéré, dans un tweet adressé à James Clapper, le chef des services de renseignements américains, que d’autres informations allaient être révélées. "Clapper dit que les fuites lui ‘retournent les tripes’, qu’elles causent ‘d’énormes et de graves préjudices’. Qu’il économise du mélodrame et de la rhétorique pour les révélations à venir. Il va en avoir besoin", écrit-il sur le site de microblogging.
 
Les fuites de Snowden ont commencé dès lundi à gagner d’autres territoires. Au Royaume-Uni, le "Guardian" affirme que les espions britanniques avaient accès au programme de surveillance américain, tandis qu'au Canada, le "Globe and Mail" révèle que le gouvernement pilotait une surveillance similaire.
 
Ouverture d’une enquête criminelle
 
Dans son entretien au "Guardian", Edward Snowden avait assuré n’avoir "aucune intention de [se] cacher". "Je sais que je n’ai rien fait de mal", a-t-il ajouté. "Je ne peux pas, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d'Internet et les libertés essentielles, d'autant que cet énorme système de surveillance concerne le monde entier. Mon unique objectif est d'informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux."
 
Plusieurs parlementaires américains ont demandé l’extradition de la "taupe" et la justice américaine a ouvert une enquête criminelle. Une pétition en faveur de Snowden a par ailleurs été lancée en ligne. Il a notamment reçu le soutien de Julian Assange, fondateur de Wikileaks réfugié depuis un an dans l’ambassade équatorienne à Londres, de l’ancien candidat à la primaire républicaine Ron Paul et du réalisateur Michael Moore.

Première publication : 11/06/2013

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