Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie : une nouvelle loi criminalise la violence contre les femmes

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Bataille de Tikrit : une offensive appelée à durer ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Etats-Unis - Israël : le coup de froid

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La formation des imams de France en question

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Plan anti-pauvreté : Manuel Valls, le virage à gauche

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts d'Amanda Lear

En savoir plus

#ActuElles

Parité : en découdre avec les stéréotypes

En savoir plus

FOCUS

Quel avenir pour l'opposition russe après le meurtre de Nemtsov ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Sarkozy vs Hollande : le match économique

En savoir plus

Amériques

Radio-Canada fait marche arrière pour "ICI"

© http://www.radio-canada.ca/

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 11/06/2013

Après avoir suscité un tollé en décidant de changer de nom pour le diminutif "ICI", Radio-Canada est finalement revenu sur son choix. Les services francophones du groupe audiovisuel public s'appelleront désormais "ICI Radio-Canada".

La polémique aura duré moins d’une semaine. Face au mécontentement suscité par son futur changement de nom, Radio-Canada a décidé de corriger son tir. Les services francophones du groupe audiovisuel public ne s’appelleront pas simplement "ICI" comme annoncé le 5 juin dernier, mais "ICI Radio-Canada".

Depuis plusieurs jours, cette décision était décriée, sur les réseaux sociaux, par les téléspectateurs et les auditeurs qui lui reprochaient de bouleverser l’identité et l’histoire du diffuseur canadien. Les employés avaient aussi dénoncé la facture de 400.000 dollars pour cette opération de communication alors que Radio-Canada souffre d’une réduction de budgets.

Le PDG de la société Hubert Lacroix s'est empressé de s'excuser. Il a annoncé lundi que la marque Radio-Canada allait être conservée et qu’elle serait désormais précédée du terme "ICI".

"Nous sommes désolés de la confusion qui s’est créée dans l’esprit des gens autour de l’introduction du terme ICI comme dénominateur commun de toutes nos plateformes. Notre objectif n’a jamais été d’évacuer Radio-Canada et tout ce qu’elle représente", s’est-il expliqué dans un communiqué.

Au lieu de s’appeler "ICI Première" comme annoncé la semaine dernière, la Première Chaîne Radio va ainsi devenir "ICI Radio-Canada Première". La première chaîne télé sera, quant à elle, rebaptisée "ICI Radio-Canada télé", alors que le site Internet va porter le nom de ici-radio-canada.ca.

Du côté des syndicats, les employés se sont félicités de la mobilisation du public et de son impact dans ce dossier. "Les gens connaissent Radio-Canada, et je pense qu’ils ont montré qu’ils y tiennent. Ils y tiennent à cette marque forte, cette image forte, et donc cela a été la bonne décision finalement. En bout de ligne, je pense que le bon sens a triomphé", a réagi Alex Levasseur, le président du Syndicat des communications de Radio-Canada.

Reportage sur la décision de Radio-Canada de garder son nom d'origine (en anglais)

Un cafouillage de relation publique

Sur les réseaux sociaux, les internautes ont toutefois souligné l’absurdité de ce volte-face. Après plusieurs jours de polémique, les auditeurs et téléspectateurs de Radio-Canada retiennent surtout le cafouillage. "Ici, c’est vraiment n’importe quoi !" s’amuse @StephaneLaroche sur son compte Twitter. @Brular se demande, quant à lui, jusqu’où ces changements de nom vont aller : "Ça va être quoi, la fin du reportage: "Ici Paul Toutant, ICI Radio-Canada Télé, Montréal?" "Que va faire Radio-Canada pour récupérer les 400.000 dollars?", s’interroge pour sa part @Martingagne5 au sujet de la facture de cette opération avortée. Pour résumer, Adam Daifallah, un conseiller en communication du groupe Hatley de Montréal, conclut dans un message qu’il s’agit finalement du "pire désastre de relation publique de l’année 2013".

La presse n’est pas non plus tendre après la polémique. Dans le journal "Le Soleil", le journaliste québécois Richard Therrien est affligé par cette transformation "qui est devenue la risée du pays". Il se demande quelles vont être les sanctions prises au sein de la direction de Radio-Canada : "On ne peut pas diriger une société publique, être à l’origine d’un tel four et ne pas en subir les conséquences."

Première publication : 11/06/2013

  • CANADA

    Quand Radio-Canada devient "ICI", ça grogne là-bas

    En savoir plus

  • Québec : fusillade lors du discours de la future Première ministre

    En savoir plus

  • CANADA

    Soupçonné de corruption, le maire de Montréal démissionne

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)