Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

EUROPE

Parc Gezi : "Erdogan essaie de nous monter les uns contre les autres"

© Mehdi Chebil / France 24

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par Mehdi CHEBIL

Dernière modification : 02/12/2013

Le parc Gezi à Istanbul s’est transformé en véritable camp retranché, dans la nuit de mardi à mercredi, alors que les affrontements continuaient de faire rage sur la place Taksim voisine. Reportage aux côtés des "indignés" turcs assiégés.

Les "indignés" turcs retranchés dans le parc Gezi, à Istanbul, sont sur les dents. Alors que les nuages de gaz lacrymogènes se faufilent entre les tentes au gré des vents, les campeurs, exténués, craignent que les affrontements incessants entre policiers et manifestants sur la place Taksim adjacente ne soient que le prélude à leur expulsion.

"Après l’arrivée des policiers place Taksim, nous avons vu venir dans le campement des personnes que nous n’avions jamais vues auparavant. Ils étaient très virulents et on sentait qu’ils étaient là pour provoquer et donner une excuse à la police de pénétrer dans le parc", confie à FRANCE 24 Dinçer, un "indigné" de 27 ans installé dan le parc Gezi depuis presque deux semaines.



L’idée selon laquelle des agitateurs à la solde du pouvoir ont déclenché les affrontements avec les forces de l'ordre est très répandue parmi des campeurs encore sonnés par la reprise de la place Taksim. Amers, les "indignés" sentent que le piège du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est en train de se refermer sur eux.

De Woodstock au camp retranché

Erdogan doit rencontrer des représentants de la place Taksim
Les tentatives de préserver le caractère non violent du mouvement ont rapidement tourné court et de nombreux "indignés" soutiennent les manifestants qui se battent contre les forces de police à proximité du parc Gezi.

"Ce gouvernement est incroyablement vicieux, il essaie de nous monter les uns contre les autres", s’indigne Aysel. Cette jeune cadre d’import-export met un point d’honneur à troquer son tailleur contre un casque de chantier et un masque à gaz pour rejoindre chaque soir le parc Gezi.

"Tout ça fait partie d’un plan du gouvernement visant à nous présenter comme des dépravés sexuels alcoolisés. Mais le fait qu’Erdogan fasse dix discours par jour montre surtout qu’il est réellement effrayé par notre mouvement", ajoute la femme de 26 ans dans un anglais parfait.

Le brusque passage d’une ambiance Woodstock à une atmosphère de camp retranché n’a pour l’instant pas fait déserter la jeunesse occidentalisée qui représente le fer de lance du mouvement. Mais sa détermination promet d’être mise à rude épreuve dans les jours qui viennent.

 

Première publication : 12/06/2013

  • TURQUIE

    Nouveaux affrontements place Taksim entre policiers et manifestants

    En savoir plus

  • TURQUIE

    Erdogan ne montrera "plus aucune tolérance" envers les protestataires

    En savoir plus

  • TURQUIE

    En images : la police turque reprend la place Taksim

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)