Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LA SEMAINE DE L'ECO

Naufrages en Méditerranée : l'UE réagit au drame des migrants

En savoir plus

FOCUS

Hacking et cybersécurité : la France face au terrorisme connecté

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Louis Michel : "Certains pays européens refusent de prendre leur part de réfugiés"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Naufrages en Méditerranée : la politique migratoire à 28 attendra

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Prime d'activité : le plan de François Hollande pour la jeunesse

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Séisme : "Le Népal dévasté"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Népal : "Le toit du monde s'est écroulé"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Volkswagen : sortie de route pour le patriarche Ferdinand Piëch

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Malien Birama Sidibé candidat à la présidence de la Banque africaine de développement

En savoir plus

EUROPE

Parc Gezi : "Erdogan essaie de nous monter les uns contre les autres"

© Mehdi Chebil / France 24

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par Mehdi CHEBIL

Dernière modification : 02/12/2013

Le parc Gezi à Istanbul s’est transformé en véritable camp retranché, dans la nuit de mardi à mercredi, alors que les affrontements continuaient de faire rage sur la place Taksim voisine. Reportage aux côtés des "indignés" turcs assiégés.

Les "indignés" turcs retranchés dans le parc Gezi, à Istanbul, sont sur les dents. Alors que les nuages de gaz lacrymogènes se faufilent entre les tentes au gré des vents, les campeurs, exténués, craignent que les affrontements incessants entre policiers et manifestants sur la place Taksim adjacente ne soient que le prélude à leur expulsion.

"Après l’arrivée des policiers place Taksim, nous avons vu venir dans le campement des personnes que nous n’avions jamais vues auparavant. Ils étaient très virulents et on sentait qu’ils étaient là pour provoquer et donner une excuse à la police de pénétrer dans le parc", confie à FRANCE 24 Dinçer, un "indigné" de 27 ans installé dan le parc Gezi depuis presque deux semaines.



L’idée selon laquelle des agitateurs à la solde du pouvoir ont déclenché les affrontements avec les forces de l'ordre est très répandue parmi des campeurs encore sonnés par la reprise de la place Taksim. Amers, les "indignés" sentent que le piège du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est en train de se refermer sur eux.

De Woodstock au camp retranché

Erdogan doit rencontrer des représentants de la place Taksim
Les tentatives de préserver le caractère non violent du mouvement ont rapidement tourné court et de nombreux "indignés" soutiennent les manifestants qui se battent contre les forces de police à proximité du parc Gezi.

"Ce gouvernement est incroyablement vicieux, il essaie de nous monter les uns contre les autres", s’indigne Aysel. Cette jeune cadre d’import-export met un point d’honneur à troquer son tailleur contre un casque de chantier et un masque à gaz pour rejoindre chaque soir le parc Gezi.

"Tout ça fait partie d’un plan du gouvernement visant à nous présenter comme des dépravés sexuels alcoolisés. Mais le fait qu’Erdogan fasse dix discours par jour montre surtout qu’il est réellement effrayé par notre mouvement", ajoute la femme de 26 ans dans un anglais parfait.

Le brusque passage d’une ambiance Woodstock à une atmosphère de camp retranché n’a pour l’instant pas fait déserter la jeunesse occidentalisée qui représente le fer de lance du mouvement. Mais sa détermination promet d’être mise à rude épreuve dans les jours qui viennent.

 

Première publication : 12/06/2013

  • TURQUIE

    Nouveaux affrontements place Taksim entre policiers et manifestants

    En savoir plus

  • TURQUIE

    Erdogan ne montrera "plus aucune tolérance" envers les protestataires

    En savoir plus

  • TURQUIE

    En images : la police turque reprend la place Taksim

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)