Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Kamel Mennour, galeriste

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Marie Le Guen : "Le problème, c’est l’emploi"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Un homme, une femme : la parité vue par la Génération Y

En savoir plus

POLITIQUE

Le Guen : "C’est toute l’Europe qui est malade aujourd’hui"

En savoir plus

FOCUS

Tunisie : quelle place pour l'enseignement religieux?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

FIAC 2014 : l'art contemporain célébré à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Fabrice Arfi, auteur, "Le sens des affaires"

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile réagit à la condamnation d'Oscar Pistorius

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Brésil : à la conquête de l'électorat populaire

En savoir plus

Moyen-orient

Plus de 93 000 morts en Syrie depuis 2011, selon l'ONU

© AFP

Vidéo par Catherine FIANKAN-BOKONGA

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/06/2013

Selon un rapport de l'ONU publié jeudi, plus de 93 000 personnes sont décédées depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011. Parmi les victimes, 6 500 enfants dont un millier âgés de moins de dix ans.

Plus de 93.000 personnes, dont au moins 6.500 enfants, ont été tuées depuis le début de la guerre civile en Syrie en mars 2011, a annoncé jeudi l'ONU dans un rapport soulignant une forte augmentation du nombre de morts chaque mois.

"J'exhorte les parties à déclarer un cessez-le-feu immédiat, avant que des dizaines de milliers de personnes soient encore tuées ou blessées", a déclaré la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay.

"Les tueries incessantes se poursuivent à des niveaux outrageusement élevés, avec plus de 5.000 décès documentés chaque mois depuis juillet et 27.000 décès supplémentaires depuis le 1er décembre", a-t-elle précisé, soulignant que le nombre réel de personnes tuées pourrait être beaucoup plus élevé.

Le plus grand nombre de décès documentés a été enregistré dans les régions de la périphérie rurale de Damas (17.800) et de Homs (16.400), suivi des régions d'Alep (11.900), d'Idlib (10.300), de Deraa (8.600), de Hama (8.100), de Damas (6.400) et de Deir Ezzor (5.700).

La très grande majorité des cas documentés par l'ONU sont des hommes, mais les experts n'ont pas réussi à établir une distinction entre combattants et civils.

L'âge des victimes ne figure pas dans environ trois quarts des décès signalés. Mais l'ONU a réussi à documenter les décès d'au moins 6.561 mineurs, dont au moins 1.729 enfants de moins de dix ans.


"Il y a aussi eu des cas bien étayés d'enfants torturés et exécutés, mais aussi de familles entières, y compris les bébés, massacrées. Ces cas et le bilan très élevé de décès sont un terrible rappel du tour particulièrement vicieux qu'a pris le conflit", a déploré Mme Pillay.

Cette dernière étude - qui est une mise à jour d'une précédente ayant permis de compiler quelque 60.000 décès documentés jusqu'au 30 novembre 2012 - a été réalisée en utilisant une liste combinée de 263.055 décès signalés et identifiés de façon complète, avec les noms des victimes ainsi que les dates et les lieux des décès.

Tous les décès signalés mais ne comprenant pas au moins ces trois éléments ont été exclus de la liste, qui a été ensuite compilée grâce à des ensembles de données issus de huit sources différentes dont le gouvernement syrien et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le 14 mai, l'OSDH avait d'ailleurs indiqué que la guerre en Syrie a fait au moins 94.000 morts depuis le début du conflit.

Pour sa part, l'analyse de l'ONU montre une nette augmentation du nombre moyen de décès documentés chaque mois depuis le début du conflit, avec plus de 5.000 morts par mois en moyenne depuis juillet 2012 contre environ 1.000 morts par mois au cours de l'été 2011.

Depuis novembre 2012, les plus fortes augmentations de décès ont été enregistrées dans la périphérie rurale de Damas et à Alep.

"Ce chiffre extrêmement élevé de meurtres, mois après mois, est le reflet de la nette détérioration du conflit au cours de l'année écoulée", a estimé Mme Pillay.

Faisant référence au dernier rapport de la Commission d'enquête sur la Syrie, la patronne des droits de l'Homme à l'ONU a rappelé que "ce sont les civils qui sont les plus touchés par les attaques généralisées, violentes et souvent indiscriminées qui dévastent des pans entiers de grandes villes et les villages périphériques".

AFP

Première publication : 13/06/2013

  • LIBAN

    Raid syrien sur un village libanais qui appuie la rébellion

    En savoir plus

  • SYRIE

    L'ONU réclame un accès humanitaire "immédiat" à Qousseir

    En savoir plus

  • INTERVIEW

    Chute de Qousseir : Bachar al-Assad "a marqué un point", selon Laurent Fabius

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)