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FRANCE

Affaire Tapie : Claude Guéant dans la ligne de mire des juges

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/06/2013

Après la mise en examen mercredi du patron d'Orange, Stéphane Richard, Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée au moment de l'arbitrage de l'affaire Tapie-Crédit lyonnais, pourrait à son tour être convoqué par les juges.

Après Stéphane Richard, le patron d’Orange, c’est au tour de Claude Guéant et François Pérol, deux proches de Nicolas Sarkozy en 2007, de se retrouver dans la ligne de mire des juges chargés d’enquêter sur l'arbitrage Tapie-Crédit lyonnais.

Une source proche de l'enquête a indiqué jeudi 13 juin à l'AFP que Stéphane Richard, poursuivi pour "escroquerie en bande organisée", avait affirmé aux enquêteurs que Bernard Tapie était présent en 2007 à une réunion à l'Élysée destinée à mettre en place cette procédure plutôt que de s'en remettre à la justice, dans son litige avec le Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas.

Stéphane Richard, alors directeur de cabinet de la ministre de l'Économie Christine Lagarde, et Jean-François Rocchi, alors patron du Consortium de réalisation (CDR) chargé de gérer le passif du Crédit lyonnais, assistaient également à cette réunion avec François Pérol et Claude Guéant.

Jean-François Rocchi et Stéphane Richard ont été mis en examen mercredi, après Pierre Estoup, l'un des trois juges du tribunal arbitral qui avait octroyé 403 millions d'euros à Bernard Tapie.

"Le prochain, c'est Guéant, c'est sûr"

Les enquêteurs soupçonnent Stéphane Richard, alors directeur de cabinet de Christine Lagarde, d'avoir joué un rôle-clé dans la mise en place de l'arbitrage. Interrogé par la brigade financière durant 48 heures, le patron d’Orange a apporté aux enquêteurs une information intéressante : l'arbitrage a été décidé directement à l'Élysée, sous la houlette de son secrétaire général Claude Guéant et du secrétaire général adjoint François Pérol.

Claude Guéant aurait alors tranché : "Nous allons faire l'arbitrage", selon les déclarations de Stéphane Richard aux enquêteurs. Lui-même et Jean-François Rocchi ont raconté avoir été "surpris", à leur arrivée de se retrouver face à Guéant, Pérol et Tapie, comprenant alors que la réunion avait pour enjeu l'arbitrage. Pour l’heure, Stéphane Richard s’est refusé à tout commentaire.

Placé au cœur de l'affaire, Claude Guéant, devrait être prochainement convoqué par les enquêteurs qui ont déjà perquisitionné son cabinet et son domicile. "Le prochain, c'est Guéant, c'est sûr", craint un responsable de l'UMP. Contacté par l'AFP, Claude Guéant n'a pas donné suite.

L'actuel président de la BPCE, François Pérol, quant à lui, se défend d'avoir joué un rôle : "Il n'a pas travaillé à l'Élysée sur ce dossier-là. C'était traité à Bercy", assure un proche du dossier.

Très incertain, le maintien de Stéphane Richard à la tête d'Orange sera décidé en début de semaine prochaine. Jean-François Rocchi va de son côté démissionner de son poste de PDG du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service géologique de l'État.

Tapie concède avoir participé a une "réunion d’information"

Bernard Tapie a multiplié les interviews ces derniers jours, laissant entendre qu'il avait pu effectivement prendre part à une telle rencontre. S'il a expliqué à l'AFP "ne pas se souvenir de cette réunion à cette date", il a jugé que sa participation "pour expliquer [sa] position" lui paraîtrait "un processus logique".

Mais une telle réunion, "six mois avant l'arbitrage", n'était pas une "réunion de validation" mais une "réunion d'information", a-t-il argumenté.

Qui a pris la décision ? L'homme d'affaires, dont l'enquête a montré qu'il avait eu plusieurs rendez-vous à l'Élysée avec Nicolas Sarkozy, ne répond pas. Mais dans un entretien au "Parisien", il glisse: "Rien ne s'est fait en catimini. Et ni Stéphane Richard, ni Christine Lagarde, ni Claude Guéant n'avaient le pouvoir de décider."

Avec dépêches

Première publication : 14/06/2013

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