Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

La charia a-t-elle sa place dans le droit britannique?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Rwanda : les juges français mettent fin à l'instruction sur la mort de l'ex-président Habyarimana

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 1)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Quel avenir pour la SNCM?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Résilience brésilienne"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Raids aériens, roquettes et propagande

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le cauchemar de la Seleçao

En savoir plus

  • Vidéo : ramadan sous tension pour les musulmans de Pékin

    En savoir plus

  • "Gaza est sur le fil du rasoir", l’ONU se réunit en urgence

    En savoir plus

  • L'Argentine rejoint l'Allemagne en finale du Mondial

    En savoir plus

  • "Le gouvernement de Netanyahou instrumentalise l’assassinat des trois juifs"

    En savoir plus

  • Tour de France : Chris Froome, vainqueur du Tour 2013, abandonne

    En savoir plus

  • Terrorisme : la France se protège contre "les loups solitaires"

    En savoir plus

  • Soudan du Sud : la trahison des héros de l’indépendance

    En savoir plus

  • Tueur à gage et flèche empoisonnée : les mystères de la tuerie de Chevaline

    En savoir plus

  • Rwanda : clôture de l’enquête française sur l’attentat contre Habyarimana

    En savoir plus

  • Les Femen poursuivies pour avoir dégradé les cloches de Notre-Dame de Paris

    En savoir plus

  • Cinquante-trois cadavres découverts par l’armée dans le centre de l’Irak

    En savoir plus

  • Jean-Baptiste de Franssu, ce Français nommé à la tête de la banque du Vatican

    En savoir plus

  • Mondial-2014 : en Allemagne, une victoire jugée "inimaginable”

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : les deux candidats revendiquent la victoire

    En savoir plus

  • La Coalition nationale syrienne a élu un nouveau chef

    En savoir plus

EUROPE

Exception culturelle : José Manuel Barroso juge la France "réactionnaire"

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/06/2013

Le président de la Commission européenne a condamné la décision, prise sous la menace d'un veto de Paris, d'exclure l'audiovisuel des négociations commerciales entre l'Europe et les États-Unis afin de protéger l'exception culturelle européenne.

Après treize heures de négociations ininterrompues, les ministres européens en charge du Commerce extérieur ont donné, vendredi 14 juin, leur feu vert à la Commission européenne pour qu'elle lance les négociations avec les États-Unis sur un nouvel accord de libre-échange. Pour parvenir à l'unanimité, ils ont accepté, comme l'exigeait la France, d'exclure complètement le secteur audiovisuel des discussions. Une décision vivement critiquée par José Manuel Barroso.

Lundi 17 juin, le président de la Commission européenne, a, en effet, violemment dénigré la volonté de la France d'écarter le secteur audiovisuel du mandat des négociations commerciales avec les États-Unis qualifiant cette attitude de "réactionnaire". "Cela fait partie de ce programme anti-mondialisation que je considère comme totalement réactionnaire", a déclaré José Manuel Barroso, dans un entretien publié par l'International Herald Tribune.

Hollande ne "peut pas croire" que Barroso "ait tenu ces propos"

Le président français a indiqué, à son arrivée à Lough Erne (Irlande du Nord), qu’il ne "pouvait pas croire que le président de la Commission européenne ait tenu ces propos". L'exception culturelle "est un principe qui a toujours été évoqué et à chaque fois écarté des négociations commerciales" conduites par l'Union européenne ces dernières décennies, a répliqué le chef de l'État français. "Il n'y a pas de raison que ça change cette fois-ci dans la discussion avec les États-Unis", a-t-il insisté.

Le président de la Commission européenne a, par ailleurs, indiqué qu'il était favorable à la protection de la diversité culturelle mais sans mettre un cordon autour de l'Europe. "Certains [de ceux qui défendent l'exception culturelle, NDLR] disent être de gauche mais ils sont en fait extrêmement réactionnaires", a-t-il insisté.

Les défenseurs de l'exception culturelle "ne comprennent pas les bénéfices qu'apportent la globalisation [des échanges, NDLR] y compris d'un point de vue culturel, pour élargir nos perspectives et avoir le sentiment d'appartenir à la même humanité", a-t-il enfin poursuivi.

D'autres voix politiques se sont élevées en France en réaction aux propos de Barroso. "Je crois que Barroso s'est complétement trompé, c'est lui même qui est complètement rétro dans sa conception du libre échange", a ainsi déclaré le député européen Daniel Cohn-Bendit.

Pour François Bayrou, président du Modem, il s'agit d'une déclaration blessante qui montre qu'il y a un certain nombre de responsables qui ne comprennent pas ce qu'est la nature de la France et la vraie nature de l'Europe. Il faut leur dire. Il faut que tous les responsables nationaux se serrent les coudes".

"Marchandisation de la culture"

D’autres, au contraire se sont réjouis d’une telle décision. Au nom des cinéastes européens, les réalisateurs belges Jean-Pierre et Luc Dardenne ont salué une victoire essentielle contre la "marchandisation de la culture".

L'Europe reste pour le moment libre de définir sa politique de quotas et de subventions pour le cinéma, la télévision, la musique et la radio, et de trouver comment se protéger devant les nouveaux vecteurs de diffusion et la multiplication des écrans individuels.

La Commission européenne pourra plus tard toujours redemander de discuter de l'audiovisuel, mais il lui faudra toujours obtenir un accord unanime des États.

Avec dépêches
 

Première publication : 17/06/2013

  • COMMERCE

    Libre-échange : l'exception culturelle française reconnue

    En savoir plus

  • COMMERCE

    Exception culturelle et OGM, pommes de discorde entre les États-Unis et l'Europe

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)