Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Enlèvement en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : à quel jeu joue la Turquie ?

En savoir plus

DÉBAT

Manuel Valls à Berlin : prendre exemple sur le modèle allemand ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : Catherine Samba Panza en quête de soutien à l'ONU

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les nouveaux road trip

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Le succès du high-tech "made in France"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Réchauffement climatique : la planète bientôt sous l'eau?

En savoir plus

  • Qui est Hervé Gourdel, l’otage français aux mains des jihadistes algériens ?

    En savoir plus

  • Menaces contre la France : "l’EI a décidé d’exporter le conflit en Occident"

    En savoir plus

  • Présidentielle tunisienne : le point sur les candidats

    En savoir plus

  • Un million de bébés européens nés grâce à Erasmus

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 ne se jouera pas au Qatar, selon un membre de la Fifa

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Face aux jihadistes de l'EI, "on ne comprend pas l'attitude d'Ankara"

    En savoir plus

  • À Berlin, Manuel Valls promet des réformes à Angela Merkel

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Hong Kong : les étudiants en grève pour dénoncer la mainmise de Pékin

    En savoir plus

  • Selon Bernard Cazeneuve, "la France n’a pas peur" face à la menace jihadiste

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

EUROPE

Julian Assange, "un trophée anti-américain" cloîtré depuis un an

© AFP

Texte par Anne-Diandra LOUARN

Dernière modification : 19/06/2013

Il y a un an, Julian Assange se réfugiait à l’ambassade d’Équateur à Londres. Sous le coup d’un mandat d’arrêt suédois, il craint, en cas d’extradition, les foudres de Washington, déterminé, selon lui, à lui faire payer l’affaire WikiLeaks.

Depuis un an, il vit retranché dans l’ambassade équatorienne de Londres. Malgré l’intérêt – surtout médiatique - suscité par cette date anniversaire, le cas de Julian Assange piétine. Sans surprise, aucune "percée" ni aucun "progrès substantiel" autour du cas du fondateur de WikiLeaks n’a pu être constaté à l’issue d’un bref entretien de 45 minutes, lundi 17 juin, entre les chefs de la diplomatie britannique et équatorien, William Hague et Ricardo Patino.

Seul signe encourageant : l’annonce de la création d’un groupe de travail visant à trouver une solution diplomatique à cet imbroglio impliquant le Royaume-Uni, la Suède, les États-Unis, l’Équateur et l’Australie, terre natale de Julian Assange. La lourde procédure ne devrait pas aboutir avant de longs mois.

Malgré le statu quo, le fondateur de Wikileaks continue d’afficher sa détermination en se confiant régulièrement dans les médias et en recevant à demeure journalistes, intellectuels et autres stars du show biz telle que Lady Gaga. Il peut également compter sur ses nombreux comités de soutien, notamment aux États-Unis et en Australie, ainsi que sur une solide équipe de juristes dédiée à sa défense que dirige l'ancien juge espagnol Baltasar Garzon.

Pâle mais souriant
Dimanche soir, depuis une fenêtre de l’ambassade, c’est un homme au teint pâle mais souriant qui est apparu aux côtés de Ricardo Patino. Tous deux ont pris le temps de poser devant les photographes et de saluer la centaine de militants venus en soutien à Julian Assange. © Image AFP

Soutien indéfectible de l’Équateur

Peu après l'entretien avec William Hague, Ricardo Patino a déclaré que "le gouvernement équatorien reste fermement engagé à protéger les droits de l'Homme et à obtenir des assurances fermes pour éviter une extradition [de Julian Assange, NDLR] vers un troisième État". Une référence directe à Washington, dont le principal intéressé et ses soutiens craignent la vengeance après la publication, fin 2010, de documents confidentiels diplomatiques.

Mais pour l’heure, le quadragénaire est uniquement sous le coup d’un mandat d’arrêt suédois dans le cadre de deux affaires d’agression sexuelle qu’il nie en bloc. Même si le président équatorien, Rafael Correa, lui a offert l’asile politique, Assange reste bloqué dans l’ambassade britannique, Londres ayant promis d’appliquer le mandat d’arrêt suédois s’il mettait un pied à l’extérieur. Depuis le 19 juin 2012, la police londonienne maintient ses rondes sans relâche autour de la représentation équatorienne.

Bien que réputé pour son indépendance vis-à-vis des États-Unis, le soutien de l’Équateur à Assange a de quoi surprendre. Le pays qui dit vouloir défendre la liberté d’expression en soutenant le fondateur de WikiLeaks est connu pour sa politique autoritaire, voire répressive, envers les journalistes. Récemment, le gouvernement a obtenu le vote d’une loi visant à réduire drastiquement les organes médiatiques privés et augmentant de façon significative les chaînes contrôlées par l’État.

Trophée anti-américain

Mais pour Assange, qu’importe. "Depuis dix ans, l’Amérique latine a montré de grands progrès en matière de droits de l’Homme. Il s’agit traditionnellement d’une terre d’asile", a-t-il défendu le 11 juin lors d’une interview accordée à CNN. "Je conseille vivement à Edward Snowden de partir en Amérique Latine", a-t-il ensuite lancé, à propos de cet Américain de 29 ans, ancien employé de la CIA, qui a trouvé refuge à Hong Kong après avoir révélé des informations sur le système d'interception des communications par la NSA, l'agence américaine de sécurité nationale.

Outre-Atlantique, des voix s’élèvent pour dénoncer le comportement anti-américain de l’Équateur et de ses voisins. "Les pays les plus enclins à abriter Snowden - ceux avec des gouvernements de gauche comme l’Équateur, le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua - rêvent avant tout d’en faire un trophée anti-américain", lâche un journaliste dans les colonnes du Time. Et c’est justement dans ces mêmes pays que le respect de la liberté d’expression laisse le plus à désirer", ajoute-t-il.

En Russie, la méthode employée est la même, selon le journaliste qui rappelle que début juin, Vladimir Poutine a annoncé qu’il considérerait la demande d’asile de Snowden. Le président russe n’est pourtant pas connu pour son attachement au respect de la liberté d’expression…

Du même avis, le responsable du département Amérique latine au Comité de protection des Journalistes de New York, Carlos Lauria, assure que les ressortissants américains dans le cas de Snowden ou Assange ont conscience "qu’il est totalement hypocrite pour un pays comme l’Équateur d’essayer d’effacer leur image négative en leur offrant l’asile."

Première publication : 17/06/2013

  • WIKILEAKS

    Assange cloîtré depuis un an dans l'ambassade d'Équateur à Londres

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Edward Snowden : "Je suis là pour révéler la criminalité"

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    L'effet Bradley Manning sur WikiLeaks

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)