Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Nuits de violences à Ferguson et 15e sommet de la Francophonie à Dakar

En savoir plus

DÉBAT

Débat en France sur un État palestinien et l'accord sur le nucléaire iranien

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La francophonie, belle et bien vivante !

En savoir plus

#ActuElles

Quarante ans d'IVG : un droit fondamental à défendre

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - Google : le géant du Net bientôt scindé en deux ?

En savoir plus

FOCUS

Bien qu'ébranlée, la protestation citoyenne se poursuit à Hong Kong

En savoir plus

TECH 24

Oculus Rift : la vie des autres

En savoir plus

REPORTERS

Liban : Chebaa au cœur de la poudrière

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Djilali Benchabane, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique

En savoir plus

Afrique

Des Égyptiens manifestent contre le nouveau gouverneur islamiste de Louxor

© AFP | Louxor, 1997

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/06/2013

Un ex-dirigeant de la Gama'a al Islamiya, le groupe islamiste dont six militants massacrèrent 58 touristes étrangers dans un temple de Louxor en 1997, a été nommé gouverneur de la célèbre ville touristique, provoquant la colère des habitants.

Le président Mohamed Morsi a nommé gouverneur de Louxor Adel Mohamed al Khayat, un ex-dirigeant de la Gama’a al Islamiya, le groupe islamiste armé responsable de l’assassinat de 58 touristes étrangers dans un temple de cette ville touristique en 1997.  Ce choix a provoqué la colère de certains habitants de Louxor, notamment les employés du secteur touristique qui avaient considérablement souffert de la désaffection des étrangers après cet attentat et dont l’activité tourne à nouveau au ralenti depuis la Révolution du Nil. Plusieurs dizaines d’entre eux ont manifesté lundi 17 juin devant le gouvernorat pour dire "non au gouverneur terroriste".

Les partisans de Mohamed Morsi justifient cette nomination par l’efficacité de la Gama’a al Islamiya dans la lutte contre la criminalité. "Nous pensons qu’elle est la mieux placée pour assurer la sécurité dans ce genre de provinces", argumente Moustapha el Gheinemi, un membre de la direction des Frères musulmans, en référence aux provinces rurales de Moyenne et de Haute-Egypte, fiefs des groupes islamistes armés dans les années 1990. "Il n’est pas possible d’exclure une telle force, même si son passé est mauvais, à partir du moment où elle a renoncé à ces idées, a-t-il déclaré. Il faut lui ouvrir la porte et l’accueillir."

Adel Mohamed al Khayat, âgé d’une quarantaine d’années, dirigeait en 1997 une unité de la Gama’a al Islamiya dans une autre province le jour où un commando de six hommes a massacré devant le temple de la reine Hatchepsout 58 touristes étrangers, dont une majorité de ressortissants suisses. Les dirigeants historiques du groupe islamiste ont pris leurs distances avec les six terroristes, présentés par les experts comme des dissidents formés en Afghanistan par Al-Qaïda. La Gama’a al Islamiya, qui avait aussi été impliquée dans l’assassinat du président Anouar al Sadate en 1981, a renoncé peu après à la lutte armée et dénoncé l’idéologie djihadiste d’Al-Qaïda.

"Main tendue aux extrémistes"

Après s’être faite oublier pendant une décennie, la Gama’a al Islamiyaest réapparue sur le devant de la scène au lendemain de la chute d’Hosni Moubarak pour demander la libération de son chef spirituel, le cheikh aveugle Omar Abdelrahman, emprisonné à vie aux États-Unis pour son rôle présumé dans un attentat au camion piégé contre le World Trade Center, à New York, en 1993.

Elle a par la suite fondé un parti politique, dont l’une des premières initiatives a été de réclamer l’interdiction de la vente d’alcool et des boîtes de nuit, mesures qui, si elles devaient être adoptées, ne seraient pas de nature à relancer l’activité touristique, vitale pour l’économie du pays.

"Est-ce que le président Morsi ignore que la prospérité des habitants de Louxor dépend du tourisme ?", s’interrogeait lundi Aboubaker Kamel, un manifestant devant le gouvernorat.

Pour l’historien Khaled Fahmi, de l’université américaine du Caire, cette nomination est une "main tendue aux extrémistes" au moment où l’opposition libérale prévoit une grande manifestation pour le premier anniversaire de l’élection de Mohamed Morsi, le 30 juin, et alors qu’un nouveau scrutin parlementaire pourrait être organisé dans les prochains mois.

Avec dépêches

Première publication : 18/06/2013

  • SOIREE SPECIALE

    Harcèlement sexuel, le mal égyptien

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Le Caire déjoue des attentats contre la France et les États-Unis

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Retour au calme au Caire, après des affrontements interconfessionnels

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)