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EUROPE

Un G8 pour rien

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/06/2013

Sans surprise, les chefs d’État et de gouvernement des pays membres du G8 n’ont pas trouvé de terrain d’entente sur le dossier syrien. Ils se sont bornés à appeler à la fin des violences et à la tenue de pourparlers de paix.

Dans leur communiqué final publié mardi 18 juin à l'issue du sommet de Lough Erne, en Irlande du Nord, les chefs d’État et de gouvernement des pays du G8 n’ont, sans surprise, pas trouvé d’accord sur les moyens à mettre en œuvre en Syrie, plongée

dans la guerre civile depuis plus de deux ans. "Parvenir à un accord n'a pas été facile", a reconnu le Premier ministre britannique David Cameron, hôte du sommet, évoquant des discussions "franches" entre les dirigeants.

À peine le sommet terminé, le président russe Vladimir Poutine a de nouveau évoqué la possibilité, pour son pays, de livrer de nouvelles armes au régime syrien, alors que les Européens et les Américains envisagent de fournir une aide matérielle directe aux insurgés.

Les dirigeants ont toutefois unanimement appelé à la tenue de discussions de paix "aussitôt que possible". Ils espèrent ainsi que la conférence "Genève 2" apportera des solutions pour sortir le pays des violences.

"Nous appuyons avec force la décision d'organiser dès que possible la conférence de Genève sur la Syrie", est-il écrit dans la déclaration finale du G8.

Les dirigeants ont également souhaité qu'un accord puisse être trouvé sur un gouvernement de transition, "formé par consentement mutuel". Mais là encore, les désaccords ont dominé les débats. Le Premier ministre britannique, David Cameron, hôte du sommet, a affirmé qu'il était "impensable" que Bachar al-Assad puisse rester en place. La Russie estime pour sa part que la question du sort du président syrien doit être tranchée par les Syriens eux-mêmes.

Les dirigeants du G8 appellent aussi les autorités syriennes et l’opposition à s’engager à démanteler toutes les organisations affiliées à Al-Qaïda. Ils se disent "très inquiets" de la "menace grandissante du terrorisme et de l'extrémisme en Syrie", déplorant aussi "la nature de plus en plus intercommunautaire du conflit" dans ce pays.

Déclaration de François Hollande

Enfin, les dirigeants du G8 ont condamné "tout usage d'armes chimiques en Syrie" et demandé l'accès de la mission d'enquête de l'ONU au territoire syrien, que Damas a jusqu'à présent refusé.

La question des armes chimiques est au coeur des discussions de la communauté internationale. Paris, Londres puis Washington ont accusé le régime d'avoir utilisé du sarin, un liquide volatil neurotoxique. Moscou n'a pas jugé ces preuves convaincantes, mais a finalement accepté de souscrire à la condamnation générale contenue dans le communiqué final du G8.

Avec dépêches


 

Première publication : 18/06/2013

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