Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le groupe Total frappé au coeur par le décès de son PDG

En savoir plus

SUR LE NET

États-Unis : des costumes "Ebola" pour Halloween critiqués en ligne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Ce que veut la Turquie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

En savoir plus

DÉBAT

La capitale française fait-elle le pari des arts ?

En savoir plus

DÉBAT

L'Allemagne à la rescousse du budget français ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Drame du "cercueil volant" en Côte d'Ivoire et un riche couple sauve des migrants en mer

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

  • Quand les virus mortels fascinent Hollywood

    En savoir plus

  • Justice : Oscar Pistorius condamné à cinq ans de prison

    En savoir plus

  • Confusion autour de la tenue du procès de Simone Gbagbo mercredi

    En savoir plus

  • Un présumé terroriste canadien abattu après avoir fauché deux militaires

    En savoir plus

  • Mort du PDG de Total Christophe de Margerie

    En savoir plus

  • Kobané résiste à l'EI, le Premier ministre irakien se rend à Téhéran

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 au Qatar se jouera en hiver, tranche Blatter

    En savoir plus

  • Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

    En savoir plus

  • Yémen : l’irrémédiable ascension des Houthis, nouveaux maîtres de Sanaa

    En savoir plus

  • Ligue des Champions : à Nicosie, le PSG veut consolider sa première place

    En savoir plus

  • Oscar de la Renta, le célèbre styliste des Premières dames, est mort

    En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

Asie - pacifique

Kaboul suspend les négociations avec Washington

© AFP

Vidéo par Sandrine GOMES

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/06/2013

Au lendemain de l'annonce de discussions directes entre les États-Unis et les Taliban, Hamid Karzaï, mécontent de se voir exclu de ces pourparlers, a annoncé son intention de rompre les négociations avec les Américains.

Le gouvernement afghan a suspendu mercredi ses négociations d'accord bilatéral de sécurité avec Washington pour marquer son mécontentement au lendemain de l'annonce de prochaines discussions directes entre les Américains et les rebelles talibans.

Quelques heures plus tôt, au nord-est de Kaboul, les talibans ont tué quatre soldats américains en attaquant la base militaire américaine de Bagram, montrant que le conflit afghan se poursuit sur le terrain malgré les annonces de la veille qui ont fait naître des espoirs de futures négociations de paix.

Mardi, les talibans et les Américains avaient officiellement annoncé une prochaine reprise de leurs contacts en vue de discussions de paix, après l'ouverture dans la journée d'un bureau de représentation taliban à Doha, capitale de l'émirat du Qatar, un événement historique après plus de onze ans de guerre.

L'analyse de David Rigoulet, de l'Institut français d'analyse stratégique

Washington, qui dirige la force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf), alliée du gouvernement de Kaboul face aux rebelles, a aussitôt annoncé qu'il enverrait prochainement des émissaires à Doha.

Mais ces annonces n'ont pas été du goût du président afghan Hamid Karzaï, avec lequel les talibans refusent de discuter car ils considèrent son gouvernement pro-occidental comme illégitime, et qui redoute d'être marginalisé par des discussions directes entre Washington et les rebelles.

Mercredi matin, le porte-parole de M. Karzaï a annoncé que ce dernier suspendait ses négociations d'accord bilatéral de sécurité en cours avec Washington, pour marquer son mécontentement.

"Il y a une contradiction entre ce que le gouvernement américain dit et ce qu'il fait en ce qui concerne les discussions de paix", a expliqué à l'AFP ce porte-parole, Aimal Faizi.

'Le président (Karzaï) est mécontent du nom" utilisé pour désigner le bureau politique afghan, à savoir "bureau politique de l'émirat islamique d'Afghanistan", a-t-il précisé.

"Nous nous opposons à cette appellation d'+émirat islamique d'Afghanistan+, pour la simple raison qu'une telle entité n'existe pas" et les "Américains étaient parfaitement au courant de la position du président" Karzaï, a poursuivi M. Faizi.

"L'émirat émirat islamique d'Afghanistan" était le nom donné par les talibans à leur régime lorsqu'ils étaient au pouvoir à Kaboul, entre 1996 et 2001, et ils continuent à appeler leur mouvement ainsi depuis.

La suspension des négociations de l'accord bilatéral américano-afghan, qui doit notamment définir les modalités de la présence américaine en Afghanistan après la fin de la mission de combat de l'Otan fin 2014, a été décidée à l'issue d'une "réunion exceptionnelle" entre le président afghan, ses conseillers et son équipe chargée de la sécurité nationale, a précisé M. Faizi.

Les espoirs de paix nés des annonces de mardi avaient déjà été quelque peu douchés dans la nuit par l'attaque, revendiquée par les talibans, de la base militaire américaine de Bagram, qui a tué quatre soldats américains, un bilan confirmé par un responsable américain à Washington, qui a évoqué, sous couvert d'anonymat, des tirs de roquettes ou de mortiers.

Un porte-parole taliban au Qatar, Mohammad Sohail Shaheen, a confirmé que les insurgés n'avaient pas l'intention d'arrêter leurs attaques en dépit des futurs contacts diplomatiques. "Il n'y a pas de cessez-le-feu (avec les Etats-Unis). Ils nous attaquent et nous les attaquons", a-t-il déclaré sur la chaîne Al-Jazeera.

Un responsable américain l'a lui-même souligné mardi en reconnaissant que l'amorce du dialogue entre talibans et Washington marquait le "début d'un parcours très difficile". Selon lui, "les États-Unis auront une rencontre officielle, la première depuis des années, avec les talibans dans quelques jours à Doha".

Les talibans avaient eu des contacts début 2012 avec les Américains, mais ils ont toujours refusé jusqu'ici de participer à des négociations de paix tant qu'il resterait des soldats étrangers "envahisseurs" en Afghanistan. Mais ils s'étaient dits prêts à avoir un bureau politique hors du pays pour faciliter des pourparlers de paix. Doha s'est imposée et des représentants talibans s'y sont installés.

Un autre porte-parole du bureau taliban à Doha, Mohammed Naïm, a confirmé des contacts à venir avec les Etats-Unis. "La question des dirigeants talibans détenus à Guantanamo "sera parmi les principaux dossiers à discuter en vue d'un règlement", a-t-il précisé. Les talibans réclament notamment aux Américains la libération immédiate de cinq de leur cadres qui y sont emprisonnés.

Le président Karzaï avait annoncé de son côté mardi qu'il enverrait au Qatar des émissaires pour "entamer dès que possible des discussions". "Rien (n'est prévu) pour le moment, mais ce sera selon les circonstances", a prudemment en retour un porte-parole taliban.

Depuis le sommet du G8 en Irlande du Nord, les présidents américain et français, Barack Obama et François Hollande, ont dit appuyer d'éventuels pourparlers de paix entre Afghans.

"Cela cafouille complètement côté américain"



AFP

Première publication : 19/06/2013

  • AFGHANISTAN

    Les Taliban attaquent la base américaine de Bagram

    En savoir plus

  • AFGHANISTAN

    Les États-Unis annoncent des pourparlers directs avec des Taliban

    En savoir plus

  • AFGHANISTAN

    Les forces afghanes prennent le contrôle de la sécurité du pays

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)