Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée : Une bousculade fait 34 morts à Conakry

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Crash du vol AH5017 : Hommage à 2 cinéastes disparus

En savoir plus

FOCUS

Birmanie : la transition démocratique piétine

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les people et le conflit israélo-palestinien

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Matshidiso Moeti, ancienne Directrice régionale adjointe de l'OMS pour l'Afrique

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

L'Argentine poussée vers le défaut de paiement

En savoir plus

SUR LE NET

Chine : de faux profils Twitter démasqués

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les cachotteries de Poutine et Merkel"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Les défis diplomatiques de John Kerry

En savoir plus

  • Ils ont fait plier l'Argentine : qui sont ces fonds "vautours" ?

    En savoir plus

  • Ebola : état d'urgence au Sierra Leone, l'inquiétude grandit dans le monde

    En savoir plus

  • Un rassemblement pro-israélien organisé ce jeudi à Paris

    En savoir plus

  • Avec "Lucy", Luc Besson domine le box-office américain

    En savoir plus

  • MH17 : les enquêteurs de l'OSCE accèdent au site du crash

    En savoir plus

  • Vidéo : reportage au cœur des tunnels creusés par le Hamas à Gaza

    En savoir plus

  • La clôture frontalière, nouvelle pomme de discorde entre le Maroc et l’Algérie

    En savoir plus

  • Moscou condamné à verser 1,86 milliard d'euros aux ex-actionnaires de Ioukos

    En savoir plus

  • Karim Wade, le fils de l'ex-président, jugé à Dakar pour "enrichissement illicite"

    En savoir plus

  • Mort de Paul Jean-Ortiz, conseiller diplomatique de François Hollande

    En savoir plus

  • BNP Paribas subit une perte record après l'amende américaine

    En savoir plus

  • Glissement de terrain meurtrier dans l'ouest de l'Inde

    En savoir plus

  • "Accuser la Serbie du déclenchement de la guerre est absurde"

    En savoir plus

  • Les deux derniers plus hauts responsables khmers rouges jugés pour génocide

    En savoir plus

  • Otages : la France, premier banquier des djihadistes d’Al-Qaïda

    En savoir plus

  • Moscou répond aux sanctions en menaçant l’UE et les États-Unis

    En savoir plus

FRANCE

Jean-Louis Scherrer, figure emblématique de la haute couture, est décédé

© AFP

Vidéo par Pascal MOURIER

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/06/2013

Couturier français emblématique, Jean-Louis Scherrer est décédé jeudi matin des suites d'une longue maladie. Il avait commencé chez Christian Dior puis réalisé son rêve en ouvrant une boutique avenue Montaigne, devenue un temple du chic parisien.

Jean-Louis Scherrer, grand nom de la haute couture française qui avait fait ses débuts chez Christian Dior et dont la boutique était devenue un temple du chic parisien, est décédé jeudi matin à Paris à l'âge de 78 ans.

Jean-Louis Scherrer avait d'abord suivi le Conservatoire, s'imaginant danseur professionnel, mais un accident l'avait empêché de faire carrière. Il s'est finalement illustré dans la mode, habillant les femmes les plus célébres de ce monde, dont Jackie Kennedy et Michèle Morgan.

Un diplôme de la Chambre syndicale de la couture parisienne en main, il est entré chez Christian Dior en 1956. C'est à ses côtés qu'il a appris la technique de la haute couture. Après la mort de Dior, il a travaillé avec Yves Saint Laurent, puis avec Louis Féraud. Et quelques années après, il a décidé de se lancer sous son propre nom.

En 1962, Jean-Louis Scherrer ouvre sa propre maison, rue du faubourg Saint-Honoré à Paris. Il expose sa première collection, des robes de cocktails fauves, à pois, fleuries, dans une cave de marchands de vin, et attire déjà les personnes qui comptent dans le milieu.

En 1971, il réalise son rêve, en ouvrant sa boutique avenue Montaigne, qui est rapidement devenue un temple du chic parisien. Il reçoit alors l'appellation "haute couture".

A la fin des années 70, Jean-Louis Scherrer, qui s'est lancé dans le prêt-à-porter, et dont la marque triomphe au Japon, se diversifie: création de parfums (Jean-Louis Scherrer, Scherrer 2, et Nuits Indiennes), ligne de fourrures, collection d'accessoires (lunettes, chaussures et cravates).

En 1989, la maison compte 160 personnes. "Jean-Louis Scherrer est un couturier emblématique des années 80", pour Stéphane Rolland, couturier qui a été dix ans à la direction artistique de la griffe (1997-2007). "C'est l'une des premières maisons à avoir aussi bien marché à ce moment là. Ca a été une énorme maison", a-t-il dit à l'AFP.

Opulence

"Ce qu'Yves Saint Laurent était à la rive gauche, Jean-Louis Scherrer l'était à la rive droite", a poursuivi Stéphane Rolland. De Jean-Louis Scherrer, "je garde cette image d'opulence, d'élégance parisienne". Il se souvient de "la manière dont il métissait les cultures, dont il mélangeait l'orient et l'occident" dans ses créations.

Peu après l'annonce de la mort de M. Scherrer, Pierre Bergé, qui fût le compagnon d'Yves Saint Laurent, lui a rendu hommage sur Twitter. "Je l'aimais bien. Il venait de la haute couture. La vraie, celle d'hier. Un monde disparu. Il avait du talent", a-t-il écrit.

Jean-Louis Scherrer est décédé jeudi matin, dans une clinique du XVème arrondissement. Il était "depuis dix mois à l'hôpital", a dit à l'AFP Guillaume Feugeas, son "employé depuis 14 ans". "Il est mort des suites d'une longue maladie. Son état s'était aggravé il y a quelques mois", a ajouté ce proche.

Mais cela faisait déjà environ vingt ans qu'il ne travaillait plus pour sa marque et sa griffe a disparu en 1998.

En 1990, sa maison est passée sous la bannière du groupe japonais Seibu. Deux ans plus tard, à la suite d'une gestion déficitaire et d'une entente difficile, Jean-Louis Scherrer, resté directeur artistique, est licencié.

Il a de nouveau exercé son activité en 1994, avant de renoncer en 1997.

En 2002, l'homme d'affaires Alain Duménil a repris la griffe Jean-Louis Scherrer, mais pour peu de temps. Il a cessé l'activité du groupe en 2008 et a fermé la boutique historique de l'avenue Montaigne, décorée de la main de Jean-Louis Scherrer.

Ce dernier avait confié sa tristesse à l'AFP: "Cela m'attriste tellement. Cela me fait comme un choc", avait-il dit. "L'époque a changé, je ne dis pas le contraire, mais il y a des maisons de couture qui survivent et le nom Scherrer était quand même un excellent nom", avait-il ajouté.

Jean-Louis Scherrer, officier de la Légion d'honneur, était divorcé et le père de deux filles, dont Laetitia Scherrer, ex-mannequin.

AFP

Première publication : 20/06/2013

  • FRANCE

    La victoire des tricoteuses de Franche-Comté sur la maison Chanel

    En savoir plus

  • FASHION WEEK

    Il était une fois… Jean-Charles de Castelbajac

    En savoir plus

  • MODE

    La haute couture parisienne entre en scène

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)