Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Afghanistan : collaborer avec les États-unis... et les Taliban ?

En savoir plus

DÉBAT

Hong Kong se révolte : le pouvoir de Pékin face au défi démocratique

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Instituer l'Etat de droit en Chine"

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Guerre pour un barrage en Colombie et la sanglante chasse aux dauphins des Îles Feroé

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : quelle stratégie face à l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

SUR LE NET

Hong Kong : les manifestants soutenus à l'étranger

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

France : un budget 2015 sur des œufs

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Himalayesque"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Une série télé irakienne se moque de l'organisation de l'État islamique

En savoir plus

  • En images : Hong Kong sous haute tension pour la fête nationale chinoise

    En savoir plus

  • Ebola : le premier cas hors d’Afrique localisé aux États-Unis

    En savoir plus

  • Ligue des champions : "On a montré que Paris peut être une grande équipe"

    En savoir plus

  • Londres a mené ses premières frappes aériennes contre l’EI en Irak

    En savoir plus

  • Commission européenne : un oral difficile pour certains candidats

    En savoir plus

  • Des ravisseurs d'Hervé Gourdel, assassiné en Algérie, ont été identifiés

    En savoir plus

  • Barack Obama salue un accord de sécurité "historique" avec Kaboul

    En savoir plus

  • Ebola : l'expérience "désespérée" d'un médecin libérien

    En savoir plus

  • Hervé Gaymard : "Il n'y aura pas de guerre des chefs à l'UMP"

    En savoir plus

  • Terrorisme : pour Marine Le Pen, les Français musulmans sont "pris au piège"

    En savoir plus

  • Ello, le réseau social qui se la joue anti-Facebook

    En savoir plus

  • Fonds "vautours" : l’Argentine défie les États-Unis sur sa dette

    En savoir plus

  • Quinze ans de prison requis contre le leader de Sharia4Belgium

    En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

FRANCE

Jean-Louis Scherrer, figure emblématique de la haute couture, est décédé

© AFP

Vidéo par Pascal MOURIER

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/06/2013

Couturier français emblématique, Jean-Louis Scherrer est décédé jeudi matin des suites d'une longue maladie. Il avait commencé chez Christian Dior puis réalisé son rêve en ouvrant une boutique avenue Montaigne, devenue un temple du chic parisien.

Jean-Louis Scherrer, grand nom de la haute couture française qui avait fait ses débuts chez Christian Dior et dont la boutique était devenue un temple du chic parisien, est décédé jeudi matin à Paris à l'âge de 78 ans.

Jean-Louis Scherrer avait d'abord suivi le Conservatoire, s'imaginant danseur professionnel, mais un accident l'avait empêché de faire carrière. Il s'est finalement illustré dans la mode, habillant les femmes les plus célébres de ce monde, dont Jackie Kennedy et Michèle Morgan.

Un diplôme de la Chambre syndicale de la couture parisienne en main, il est entré chez Christian Dior en 1956. C'est à ses côtés qu'il a appris la technique de la haute couture. Après la mort de Dior, il a travaillé avec Yves Saint Laurent, puis avec Louis Féraud. Et quelques années après, il a décidé de se lancer sous son propre nom.

En 1962, Jean-Louis Scherrer ouvre sa propre maison, rue du faubourg Saint-Honoré à Paris. Il expose sa première collection, des robes de cocktails fauves, à pois, fleuries, dans une cave de marchands de vin, et attire déjà les personnes qui comptent dans le milieu.

En 1971, il réalise son rêve, en ouvrant sa boutique avenue Montaigne, qui est rapidement devenue un temple du chic parisien. Il reçoit alors l'appellation "haute couture".

A la fin des années 70, Jean-Louis Scherrer, qui s'est lancé dans le prêt-à-porter, et dont la marque triomphe au Japon, se diversifie: création de parfums (Jean-Louis Scherrer, Scherrer 2, et Nuits Indiennes), ligne de fourrures, collection d'accessoires (lunettes, chaussures et cravates).

En 1989, la maison compte 160 personnes. "Jean-Louis Scherrer est un couturier emblématique des années 80", pour Stéphane Rolland, couturier qui a été dix ans à la direction artistique de la griffe (1997-2007). "C'est l'une des premières maisons à avoir aussi bien marché à ce moment là. Ca a été une énorme maison", a-t-il dit à l'AFP.

Opulence

"Ce qu'Yves Saint Laurent était à la rive gauche, Jean-Louis Scherrer l'était à la rive droite", a poursuivi Stéphane Rolland. De Jean-Louis Scherrer, "je garde cette image d'opulence, d'élégance parisienne". Il se souvient de "la manière dont il métissait les cultures, dont il mélangeait l'orient et l'occident" dans ses créations.

Peu après l'annonce de la mort de M. Scherrer, Pierre Bergé, qui fût le compagnon d'Yves Saint Laurent, lui a rendu hommage sur Twitter. "Je l'aimais bien. Il venait de la haute couture. La vraie, celle d'hier. Un monde disparu. Il avait du talent", a-t-il écrit.

Jean-Louis Scherrer est décédé jeudi matin, dans une clinique du XVème arrondissement. Il était "depuis dix mois à l'hôpital", a dit à l'AFP Guillaume Feugeas, son "employé depuis 14 ans". "Il est mort des suites d'une longue maladie. Son état s'était aggravé il y a quelques mois", a ajouté ce proche.

Mais cela faisait déjà environ vingt ans qu'il ne travaillait plus pour sa marque et sa griffe a disparu en 1998.

En 1990, sa maison est passée sous la bannière du groupe japonais Seibu. Deux ans plus tard, à la suite d'une gestion déficitaire et d'une entente difficile, Jean-Louis Scherrer, resté directeur artistique, est licencié.

Il a de nouveau exercé son activité en 1994, avant de renoncer en 1997.

En 2002, l'homme d'affaires Alain Duménil a repris la griffe Jean-Louis Scherrer, mais pour peu de temps. Il a cessé l'activité du groupe en 2008 et a fermé la boutique historique de l'avenue Montaigne, décorée de la main de Jean-Louis Scherrer.

Ce dernier avait confié sa tristesse à l'AFP: "Cela m'attriste tellement. Cela me fait comme un choc", avait-il dit. "L'époque a changé, je ne dis pas le contraire, mais il y a des maisons de couture qui survivent et le nom Scherrer était quand même un excellent nom", avait-il ajouté.

Jean-Louis Scherrer, officier de la Légion d'honneur, était divorcé et le père de deux filles, dont Laetitia Scherrer, ex-mannequin.

AFP

Première publication : 20/06/2013

  • FRANCE

    La victoire des tricoteuses de Franche-Comté sur la maison Chanel

    En savoir plus

  • FASHION WEEK

    Il était une fois… Jean-Charles de Castelbajac

    En savoir plus

  • MODE

    La haute couture parisienne entre en scène

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)