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FRANCE

Otages au Sahel : une famille porte plainte auprès de la justice française

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/06/2013

La famille de Pierre Legrand, l'un des quatre otages retenus au Sahel par Aqmi, porte plainte contre X pour obtenir des informations sur sa détention et dénoncer des manquements à la sécurité de la part de son employeur.

Mille jours après son enlèvement, la famille de Pierre Legrand, l'un des otages retenus au Sahel, porte plainte auprès de la justice française pour obtenir des informations sur sa détention, mais aussi pour dénoncer de possibles manquements à la sécurité d'Areva et d'une filiale de Vinci, son employeur.

Le père et le frère de Pierre Legrand, capturé au Niger le 16 septembre 2010 et détenu depuis au Sahel avec trois autres otages par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont porté plainte vendredi pour enlèvement et séquestration, mais également mise en danger de la vie d'autrui, ont-ils annoncé à l'AFP.

La plainte contre X, avec constitution de partie civile, vise notamment de possibles manquements à la sécurité d'Areva et d'une filiale du groupe Vinci, Sogea-Satom, pour laquelle travaillait l'otage français.

"Depuis 1.000 jours, les progrès sont insignifiants, nous ne voulons pas nous reprocher de n'avoir rien fait, nous voulons comprendre", a dit son père, Alain Legrand.

"Dans un premier temps on nous a conseillé le silence, nous avons toujours été dans la retenue, mais au bout de trois ans, ça suffit", a-t-il ajouté.

La plainte, pour enlèvement et séquestration aggravés en lien avec une entreprise terroriste, atteintes volontaires à l'intégrité physique et mise en danger de la vie d'autrui, devrait aboutir à la désignation d'un juge d'instruction.

Suite aux enlèvements, une enquête préliminaire avait été ouverte le 22 septembre 2010 par la section antiterroriste du parquet de Paris.

Pierre Legrand a été enlevé avec d'autres Français près du site d'extraction d'uranium d'Arlit au Niger, exploité par Areva.

Mesures de sécurité insuffisantes

L'employeur de l'otage a mis en place "des mesures de sécurité insuffisantes compte tenu du contexte ambiant dans le nord du Niger en septembre 2010, et ce depuis quelques années", selon la plainte déposée par l'avocat de la famille, Me Olivier Morice.

La plainte cite en particulier une lettre du préfet d'Arlit, adressée au responsable de la Satom à Arlit, deux semaines avant les enlèvements, selon laquelle "la menace du groupe Aqmi est à prendre au sérieux car un tel contexte est favorable à toutes les actions crapuleuses".

"Areva et Vinci ont manqué aux obligations générales et particulières de sécurité", a dénoncé Me Morice.

Selon la plainte, "la sécurité du personnel était, semble-t-il pour de pures questions budgétaires, assurée par des gardes d'une société de sécurité privée non armés, Areva ayant refusé le soutien de la milice nigérienne malgré la proposition des autorités deux mois avant la prise d'otage".

L'hypothèse de complicités internes a été évoquée peu après l'annonce des enlèvements.

"Nous ne souhaitons pas commenter" la plainte déposée vendredi, a déclaré à l'AFP un porte-parole de Vinci, mais "nous continuons d'oeuvrer pour leur libération". Interrogé, Areva n'a pas non plus souhaité commenter cette plainte.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a réaffirmé récemment sur France 2 que "toutes les forces de l'Etat sont mobilisées". "Mais je reste très, très discret car tout ce qui peut être dit, malheureusement, peut être aussi utilisé contre les otages", a-t-il ajouté.

Le père et le frère de Pierre Legrand tiendront une conférence de presse samedi à 9H30 à Paris au cabinet de Me Morice.

A l'approche des 1.000 jours de captivité des quatre otages enlevés par Aqmi au Niger, leurs familles avaient appelé début juin à un sursaut de mobilisation. Des rassemblements simultanés sont prévus samedi à 11H00 à Paris, Aix-en-Provence, Saint-Céré (Lot), Valence, Nantes, Nîmes et Orléans.

Reproche récurrent des familles des otages, le manque d'information. Si les familles ont bien un interlocuteur dédié au Quai d'Orsay, il n'a, selon elles, rien à dire.

AFP

Première publication : 21/06/2013

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