Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

France - migrants illégaux : l'impasse calaisienne

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : l'Iran réaffirme son soutien à l'Irak : à quel prix ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Entretien exclusif avec José Manuel Barroso, président de la Commission européenne

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Magic in the moonlight" : la magie opère dans le dernier Woody Allen

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Total, premier groupe pétrolier en Afrique, a perdu son PDG Christophe de Margerie

En savoir plus

FACE À FACE

Martine Aubry, la gauche et ses frondeurs

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Ces étrangers qui partent combattre avec les Kurdes en Irak et en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

La sentence de Pistorius est-elle "satisfaisante" ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Prisonnier Pistorius"

En savoir plus

Moyen-orient

L'armée libanaise prend le contrôle du QG d'un cheikh sunnite radical à Saïda

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/06/2013

Après deux jours d'affrontements meurtriers avec des extrémistes sunnites, l'armée a pris lundi soir le QG de leur leader, le cheikh salafiste Ahmad Al-Assir, à Saïda, dans le sud du Liban. Au moins 12 soldats ont été tués.

Après deux jours d'affrontements, l'armée libanaise a pris lundi 24 juin au soir le contrôle du quartier général des partisans d'un cheikh radical sunnite à Saïda, dans le sud du pays, après la mort d'au moins 12 soldats dans des combats qui illustrent les tensions croissantes liées au conflit en Syrie voisine. Il s'agit de l'incident le plus grave au Liban depuis le début du conflit en Syrie, qui

divise profondément le pays entre partisans, en majorité chiites, et opposants, en majorité sunnites, du régime syrien. Le gouvernement a annoncé une journée de deuil national mardi pour les soldats tués.

Au centre de ce dernier incident meurtrier, le cheikh Ahmad al-Assir, un parfait inconnu il y a deux ans qui doit sa notoriété à son discours résolument hostile au Hezbollah chiite, engagé aux côtés du régime syrien face aux rebelles, en majorité sunnites. Controversé en raison de sa rhétorique violente et sectaire, il a su jouer sur la frustration des sunnites du Liban qui voient d'un mauvais œil la puissance armée du Hezbollah, mais sans toutefois recevoir l'appui de la majorité de sa communauté.

Les violences avaient commencé dimanche par des échanges de tirs à un barrage de l’armée à Abra, où des partisans du cheikh ont ouvert le feu sur des militaires.
Le cheikh s'est ensuite retranché à l'intérieur de sa mosquée avec ses partisans avant que l'armée ne prenne le contrôle des lieux. Un correspondant de l'AFP a pu entrer à l'intérieur de ce périmètre que le cheikh Assir a vraisemblablement fui. Selon son frère, il avait pourtant promis d'y rester "jusqu'à la dernière goutte de sang". Des cadavres gisaient sur le sol et des armes étaient abandonnées.

Calme précaire

Selon le correspondant de l'AFP, un calme précaire régnait aux abords du lieu de culte, tandis que les soldats aidaient des civils, dont des femmes et des enfants, à quitter leurs immeubles dont certains n'étaient pas sortis durant deux jours.

La justice a lancé lundi des poursuites contre le cheikh Assir et 123 de ses partisans.

Les combats à Saïda ont fait craindre un dérapage général dans le pays. À Tripoli, la grande ville à majorité sunnite du nord, plusieurs hommes armés sont apparus dans les rues, ont tiré en l'air et mis le feu à un poste militaire dans le secteur sunnite de Bab el-Tebbané, selon une source de sécurité.

Beyrouth prône officiellement une politique de neutralité face au conflit syrien, mais celle-ci est mise à mal notamment depuis la participation du Hezbollah aux combats en Syrie.
 

Avec dépêches
 

Première publication : 24/06/2013

  • LIBAN

    Combats meurtriers entre l'armée et des sunnites radicaux à Saïda

    En savoir plus

  • LIBAN

    Liban : la ville côtière de Saïda, nouveau foyer de tensions sunnito-chiites

    En savoir plus

  • MOYEN-ORIENT

    Le Liban pris en étau entre tensions confessionnelles et crise politique

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)