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Dilma Rousseff propose des investissements et un référendum pour sortir de la crise

© EVARISTO SA / AFP | La présidente Dilma Rousseff au Planalto Palace, à Brasilia, le 24 juin

Vidéo par Natalia Gallois

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/06/2013

Une assemblée constituante pour élaborer des réformes politiques et un plan d'investissement de 19 milliards d'euros dans les transports publics : les annonces de la présidente Dilma Rousseff visent à calmer la colère des Brésiliens.

Un référendum proposant "l'élection d'une constituante exclusive chargée de réformer la politique", une enveloppe de 19 milliards d’euros investis dans les transports… La présidente du Brésil se donne plusieurs cartes à jouer pour répondre aux revendications de ses citoyens.

"Le Brésil est mûr pour avancer (...), il est temps de sortir de l'impasse", a déclaré, lundi 24 juin, Dilma Rousseff, candidate à un second mandat en 2014, en rappelant que toutes les tentatives antérieures de réforme politique ont avorté. Deux dates sont envisagées pour le référendum : le 7 septembre, date de l'indépendance du Brésil et le 15 novembre, anniversaire de la proclamation de la République, a indiqué le ministre de l'Éducation, Aloisio Mercadante , après une réunion qui a rassemblé les leaders des manifestations, qui secouent le pays depuis mi-juin, puis les gouverneurs et les maires.

"Une des propositions les plus folles que j’ai entendues"

Dilma Rousseff n'a pas précisé quel type de réforme politique elle envisageait. Cependant, selon les médias brésiliens, celle-ci pourrait inclure une réforme du financement des campagnes électorales, voire du système électoral à la proportionnelle.

Le leader de la coalition de la majorité au Sénat, Eduardo Braga, du PMDB (Parti du mouvement démocratique brésilien), a évoqué "un pas en avant", "une proposition intéressante", mais a souligné attendre d'"en connaître les détails".

"C'est incroyable, c'est une des propositions les plus folles que j'ai entendues jusqu'à présent", a quant à lui réagi le leader de l'opposition au Sénat, Aloysio Nunes, du PSDB (Parti social-démocrate brésilien). "Elle aurait dû parler de ses propositions au lieu de prendre la tangente en lançant une proposition destinée à tomber dans le vide", a-t-il ajouté.

Calmer le jeu

"Cette annonce a surpris tout le monde"

Outre la réforme politique, la présidente brésilienne a annoncé que "le gouvernement destinera 50 milliards de reais (18,5 milliards d'euros) à de nouveaux investissements en travaux de mobilité urbaine", en privilégiant la construction de lignes de métro. De plus, un combat "tranchant" contre la corruption via une criminalisation de ce fléau devrait être livré, Dilma Rousseff ayant promis d’instaurer des "peines sévères".

Enfin, elle a réitéré sa volonté de faire voter l'attribution de 100 % de la manne pétrolière à l'éducation, et d'augmenter substantiellement les places d'étudiants en médecine et d'internes d'ici 2017.

Avec le plan dévoilé lundi, Dilma Rousseff cherche à crédibiliser son discours de réforme et à en précipiter la concrétisation. La présidente est bien consciente que c’est la classe politique tout entière et même les grands médias qui sont remis en cause, critiqués pour avoir insisté sur les actes de vandalisme en marge des manifestations et accusés d’avoir cherché à décrédibiliser le mouvement.

Passé de guérillera

Élue depuis deux ans à la tête du Brésil sous la bannière du Parti des travailleurs, Dilma Rousseff tient pourtant l’opportunité de répondre aux espoirs soulevés lors de son élection fin 2010. Deux ans et demi plus tard, les Brésiliens ont toujours l’impression de ne pas connaître celle qui fut un temps membre d’une guérilla durant les années 1960. Vendredi dernier, dans son discours, la chef d’État semble avoir fait allusion à ce passé de combat lorsqu’elle déclarait : "Le Brésil s’est battu pour devenir une démocratie. Ce n’était pas facile d’arriver là où nous en sommes, et ce ne sera pas évident de se rendre au point où beaucoup de manifestants voudraient aller".

En parallèle à ces annonces de la présidente brésilienne, de nouvelles marches de protestation ont eu lieu lundi 24 juin dans huit capitales d'États, dont Porto Alegre (10 000 manifestants), Sao Luis (7 000) et Rio de Janeiro (2 000). Elles ont toutefois réunies beaucoup moins de personnes que la semaine dernière.

Les étudiants de Rio de Janeiro doivent également se réunir mardi 25 juin pour décider des actions qui vont se dérouler lors de la dernière semaine de la Coupe des confédérations.

Avec dépêches

Première publication : 24/06/2013

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