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FRANCE

L'audition choc de Jérôme Cahuzac à l'Assemblée nationale

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/06/2013

L'ex-ministre du Budget a-t-il bénéficié de protections au plus haut niveau de l'État ? Il s'explique mercredi devant une commission d'enquête parlementaire sur l'attitude de certains membres du gouvernement concernant son compte à l'étranger.

C'est l'homme au cœur du scandale et le témoin clé : Jérôme Cahuzac est attendu mercredi 26 juin pour une audition choc devant la commission d'enquête parlementaire mise en place après que l'ex-ministre du Budget a avoué détenir un compte bancaire secret à l'étranger.

Ce sera la première fois que le ténor déchu du gouvernement reviendra au palais Bourbon, qu'il avait quitté sous l'opprobre générale. Il sera interrogé à partir de 16h30 sur d'éventuelles protections dont il aurait pu faire l'objet entre la révélation par Mediapart, le 4 décembre, qu'il possédait un compte à l'étranger et ses aveux le 2 avril.

Présidée par l'UDI Charles de Courson, cette commission d'une trentaine de députés a ciblé ses investigations sur l'action du gouvernement pendant que Jérôme Cahuzac, alors encore à Bercy, niait en bloc les révélations l'accablant, même auprès de ses conseillers les plus proches.

"Bouc émissaire"

Quelques heures avant son audition, Jérôme Cahuzac a estimé sur la station de radio Europe 1 qu'il était "le bouc émissaire idéal de toutes les turpitudes politiques". "Ils m'ont tous jugé par avance, même certains qui se disaient mes amis", a-t-il regretté, avant de préciser qu'il répondrait "le plus sincèrement possible aux questions" qui lui seront posées.

Sur Europe 1 toujours, Jérôme Cahuzac a assuré qu'il "ne sortirait pas du cadre" de l'objet de la commission d'enquête. "Pour moi, l'Assemblée n'est plus une tribune, je ne suis plus un élu de la République", a-t-il dit.

Lors de sa seule longue intervention publique sur cette affaire, le 16 avril sur BFMTV, l'ancien ministre ne s'était pas étendu sur la possibilité que son ministre de tutelle, Pierre Moscovici, Matignon ou l'Élysée aient pu savoir que Mediapart disait vrai. À propos du président François Hollande, il s'était borné à répondre : "J'ignore quel était son niveau de connaissance de cette affaire. Ce que je veux dire, c'est que à lui, comme au Premier ministre, comme à Pierre Moscovici, je n'ai pas dit la vérité".

Il est difficile de prédire ce que l'ex-ministre pourrait révéler de nouveau aux députés qui vont l'interroger. Une semaine à peine après la publication du premier article, une "muraille de Chine" a en effet été érigée entre ses services et l'administration fiscale : il s'agit d'une procédure l'empêchant d'avoir la moindre information sur l'enquête administrative dont il faisait l'objet.

La commission rendra son avis en septembre

Depuis le 21 mai, la commission a déjà auditionné plusieurs hauts fonctionnaires de Bercy, les directeurs de cabinet de Jérôme Cahuzac et du ministre de l'Économie Pierre Moscovici, mais aussi Fabrice Arfi, le journaliste qui a révélé l'histoire, et le directeur de Mediapart, Edwy Plenel.

Parallèlement, plusieurs acteurs locaux ont été entendus, notamment Michel Gonelle, battu par Jérôme Cahuzac aux municipales de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) en 2001, mais aussi l'ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, candidat malheureux contre Jérôme Cahuzac aux législatives de 2007.

Entendu le premier jour des auditions de la commission, Michel Gonelle doit l'être à nouveau début juillet, après avoir été contredit par d'autres témoins. Pierre Moscovici ainsi que les ministres de la Justice, Christiane Taubira, et de l'Intérieur, Manuel Valls, devraient être auditionnés "après le 14 juillet", a assuré Alain Claeys, rapporteur socialiste de la commission, à l'AFP, en précisant que les dates n'étaient pas encore calées. La commission doit rendre son rapport en septembre.

Avec dépêches

Première publication : 26/06/2013

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