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Afrique

Des associations musulmanes veulent poursuivre Obama pour "crimes de guerre"

© afp

Texte par Mehdi CHEBIL

Dernière modification : 02/12/2013

Deux associations sud-africaines d'avocats musulmans ont déposé des recours en justice demandant l’arrestation de Barack Obama pour crimes de guerre lors de sa visite prévue ce week-end. Une requête estimée "non urgente" par les juges sud-africains.

Barack Obama menotté et traîné devant un tribunal pour crimes de guerre, quelques heures après l’atterrissage d’Air Force One en Afrique du Sud. La scène est difficile à imaginer mais c’est précisément ce qu’espérait obtenir l’Association des avocats musulmans (MLA) à Johannesburg en déposant, mardi 25 juin, une requête auprès de la justice sud-africaine demandant la délivrance d’un mandat d’arrêt contre le président américain.

"Nous avons compilé un document de 600 pages fondé notamment sur les rapports Stanford de New York University et Cage Prisoners afin de traduire en justice Barack Obama pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et génocide en raison des opérations militaires américaines en Afghanistan, en Somalie, au Pakistan, et au Yémen" confie ainsi le porte-parole du MLA, Yousha Tayob, à FRANCE 24.

La compétence universelle pour juger les crimes contre l'humanité

L’Afrique du Sud a ratifié le traité créant la Cour Pénale Internationale (CPI) en 2002, qui permet à la justice sud-africaine d'arrêter et de juger les individus responsables de crimes de guerres, de crime contre l’humanité, et de génocide - même si les crimes en question ont été commis dans un autre pays.

Les juges sont autorisés à agir indépendamment de la nationalité des auteurs ou des victimes de ces crimes

En se référant aux statuts fondateurs de la CPI, la MLA soutient que le statut de chef d’État de Barack Obama ou son immunité diplomatique ne sont pas des obstacles à son arrestation et à sa traduction en justice en Afrique du Sud. Les États-Unis n'ont à ce jour pas ratifié le traité de la CPI.
 

La visite du président américain en Afrique du Sud, prévue pour ce week-end, a également incité un autre groupe, la Société pour la Protection de notre Constitution à déposer un recours dénonçant la responsabilité "directe et indirecte" de Barack Obama dans des attaques ayant tué ou blessé près de 3 000 personnes, y compris des femmes et 176 enfants "qui ne posaient aucune menace à la sécurité des États-Unis".

Les drones dans le collimateur de la justice

La politique d’utilisation des drones américains au Moyen-Orient est au cœur des requêtes de ces deux groupes, qui s’appuient sur la ratification par l’Afrique du Sud du traité fondateur de la Cour pénale internationale. Le porte-parole du MLA joint par FRANCE 24 ne se fait pas d’illusions après la décision de la Haute Cour de North Gauteng, mercredi 26 juin, de considérer leur requête comme "non urgente".

"C’est évidemment une affaire où il risque d’y avoir des interférences politiques. Notre requête a été mise en attente mais nous comptons la maintenir afin que les juges soient obligés de statuer sur le fond de l’affaire dans trois à six mois", affirme Yousha Tayob. En attendant, la MLA souhaite également demander à la Cour de revoir sa décision de "mise en attente" en soulignant le caractère imminent de l’arrivée de Barack Obama en Afrique du Sud.

Les groupes musulmans et pro-palestiniens affirment que leur activisme judiciaire a déjà eu un impact sur la visite de figures internationales en Afrique du Sud par le passé. L’ancienne ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni avait ainsi annulé un voyage prévu en janvier 2011 après avoir été mise en cause pour crimes de guerres pour son rôle dans l’opération "Plomb Durci" menée à Gaza fin 2008.

Première publication : 27/06/2013

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