Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hong Kong se révolte : le pouvoir de Pékin face au défi démocratique

En savoir plus

FOCUS

Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Début des audiences de Charles Blé Goudé devant la CPI

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jacques Weber, un colosse du théâtre français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Papa Wemba, invité du Journal de l'Afrique !

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : elle filme au péril de sa vie à Raqqa, fief de l'EI en Syrie

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les sports oubliés dans le vent

En savoir plus

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

  • En direct : suivez le match PSG - FC Barcelone

    En savoir plus

  • Des ravisseurs d'Hervé Gourdel, décapité en Algérie, ont été identifiés

    En savoir plus

  • Londres a mené ses premières frappes aériennes contre l’EI en Irak

    En savoir plus

  • Manifestations à Hong Kong : Pékin prive les Chinois d’informations sur Internet

    En savoir plus

  • Ebola : l'expérience "désespérée" d'un médecin libérien

    En savoir plus

  • Barack Obama salue un accord de sécurité "historique" avec Kaboul

    En savoir plus

  • Terrorisme : pour Marine Le Pen, les Français musulmans sont "pris au piège"

    En savoir plus

  • Ello, le réseau social qui se la joue anti-Facebook

    En savoir plus

  • Fonds "vautours" : l’Argentine défie les États-Unis sur sa dette

    En savoir plus

  • Quinze ans de prison requis contre le leader de Sharia4Belgium

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

Afrique

Au Mali, l'ONU prend le relais des troupes africaines

© AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/07/2013

La nouvelle mission de paix de l'ONU au Mali, la Minusma, a pris ses fonctions ce lundi. Elle devra assurer la sécurité et la stabilité dans le pays alors que la présidentielle doit se tenir dans quatre semaines.

La nouvelle mission de paix de l'ONU au Mali, la Minusma, a officiellement été mise en place lundi et aura la difficile mission d'assurer la sécurité et la stabilité de ce pays en crise où doit avoir lieu une élection présidentielle à risques dans tout juste quatre semaines.

Lors d'une cérémonie à Bamako marquant la mise en place de la Minusma, Bert Koenders, représentant de l'ONU au Mali, a tenu à remercier "pour le travail accompli" les 6.300 soldats de la force africaine (Misma) présents dans le pays et désormais intégrés à la mission de l'ONU.

"Notre mandat est la sécurisation des grandes agglomérations du Nord, la protection des civils" et de leurs droits, mais aussi "la médiation politique", a précisé M. Koenders.

Les ministres maliens de la Défense et des Affaires étrangères, Yamoussa Camara et Tiéman Hubert Coulibaly, ont assisté à cette cérémonie, ainsi qu'Hervé Ladsous, chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU et Pierre Buyoya, représentant de l'Union africaine (UA) au Mali, ancien chef de la Misma.

"Je reste sur place au Mali. Je m'occuperai désormais des questions politiques et de la situation au Sahara", a annoncé M. Buyoya, ex-président burundais.

Commandée par le général rwandais Jean-Bosco Kazura, la Minusma sera composée d'ici fin décembre de quelque 12.600 hommes (militaires et policiers) et devra assurer la sécurité du Mali, en particulier de sa vaste partie nord, soit les deux-tiers du pays.

A la faveur d'un coup d'Etat militaire à Bamako le 22 mars 2012, cette région et ses principales villes, Gao, Tombouctou et Kidal, ont été occupées les mois suivants par des groupes jihadistes et criminels liés à Al-Qaïda qui y ont commis de nombreuses exactions.

Ils en ont en grande partie été chassés par l'intervention de l'armée française qui a débuté le 11 janvier et se poursuit aujourd'hui en appui au forces ouest-africaines et tchadiennes de la Misma.

Toutefois, des éléments jihadistes résiduels y sont encore présents et y ont encore récemment commis des attentats suicides.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, notait lui-même début juin que s'ils avaient perdu "l'avantage tactique" et une grande partie de leur "sanctuaire" dans le nord du Mali, les groupes jihadistes y avaient toujours "la capacité de faire peser une menace importante", ainsi que "des réseaux de soutien et des structures de recrutement".

Soutien français

La Minusma pourra encore compter pendant un temps sur les 3.200 soldats français toujours présents au Mali - au plus fort de l'intervention française ils étaient 4.500 - qui, selon Paris, vont progressivement diminuer pour n'être plus qu'un millier à la fin de l'année.

Les troupes qui compléteront les forces africaines de la mission de l'ONU devraient venir de pays africains comme le Burundi et d'autres continents. Il n'est pas garanti que l'ensemble des soldats ouest-africains de la Misma qui la composent désormais avec ceux du Tchad, restent tous sur place.

Les armées africaines disposeront en effet d'un "délai de grâce" de quatre mois pour se mettre aux normes requises par l'ONU en termes d'équipements, d'armements, de formation et de discipline, selon des diplomates onusiens.

Avec l'armée malienne humiliée en 2012 par les groupes armés et aujourd'hui en pleine recomposition, un des premiers défis de la Minusma va être d'assurer la sécurité lors du premier tour de la présidentielle qui doit avoir lieu le 28 juillet.

Trente-six personnes dont quatre anciens Premier ministres se sont portés candidats au scrutin, dont la tenue à la date prévue n'est pas totalement assurée, en dépit des assurances de la France qui a fait pression pour que l'élection ait bien lieu en juillet.

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) du Mali a récemment déclaré qu'il serait "extrêmement difficile d'organiser" cette élection à la date prévue tant les "défis à relever" sont encore nombreux.

Il a cité le peu de temps restant pour distribuer des cartes à près de 7 millions d'électeurs et la situation à Kidal, ville du nord-est du pays occupée par la rébellion touareg où l'armée malienne ne s'est toujours pas déployée en dépit d'un accord signé le 18 juin à Ouagadougou.

Dans un communiqué publié samedi à Ouagadougou, les rebelles touareg ont affirmé que "rien ne justifie un report" de la présidentielle "sous un quelconque prétexte lié à la région de Kidal".

Selon Pierre Buyoya, "que ce soit le 28 juillet ou le 28 du mois prochain, ce n'est pas un problème pour nous", car "nous allons continuer à collaborer avec le gouvernement malien, pour que le pays redevienne totalement stable".

AFP

Première publication : 01/07/2013

  • MALI

    Feu vert de l'ONU pour l'envoi de Casques bleus au Mali le 1er juillet

    En savoir plus

  • MALI

    Mali : les Touareg acceptent la présidentielle mais restent sur leurs gardes

    En savoir plus

  • PRÉSIDENTIELLE MALIENNE

    Laurent Fabius veut "qu'on puisse voter partout au Mali", même à Kidal

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)